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«

Merci papa de nous avoir montré à vivre,

merci de nous avoir montré à mourir»

«Papa, merci de nous avoir transmis les belles valeurs chrétiennes. Merci de nous avoir montré

à défendre ces mêmes valeurs avec une fermeté et un courage indéfectible. Merci d’être demeuré un

fidèle disciple de Louis Even. Vous nous répétiez souvent: Où serions-nous si nous n’avions pas connu

Vers Demain? Vous aimiez beaucoup l’œuvre des Pèlerins de saint Michel, cette grande vérité du

Crédit Social. Vous nous l’avez fait aimer et apprécier à sa juste valeur. Merci papa de nous avoir

montré comment vivre et enfin, cher papa, merci de nous avoir montré comment mourir car tu es parti

avec sérénité et en parfaite conformité à la volonté du Père dans les cieux.» —

Jocelyne

Camille Fecteau envolé au Ciel, reçoit la récompense du fidèle serviteur

Camille Fecteau, notre

solide et fidèle créditiste

de St-Odilon, de Beauce,

est décédé le 21 novembre

2014, à l’âge de 89 ans. Il

s’est dévoué dans l’oeuvre

de Vers Demain pendant

plus de 70 ans. Il était en-

couragé par son épouse

bien-aimée

Marie-Laure

Hainse-Fecteau. Nos plus

affectueuses sympathies à

madame Fecteau et à ses 6

enfants: Lucie (Henri-Paul

Drouin), Martine

(Alain

Brodeur), Jocelyne (Jean-

Marie Gagnon), Hugues

(Claire Leclerc), Guylaine

(Luc

Rodrigue),

Judith

(Guy Rodrigue).

Les familles Fecteau ont été illuminées par la lu-

mière du Crédit Social avant même la fondation du

journal Vers Demain, lorsque M. Louis Even est venu à

St-Odilon en 1938. Plusieurs paroissiens de St-Odilon

avaient été conquis à la cause y compris mon père.

Moi, Thérèse Tardif, aussi native de St-Odilon, j’avais

9 ans, j’ai bien compris de quoi il s’agissait et ce fut la

semence de ma vocation dans Vers Demain.

La vérité du Crédit Social est tombée dans de la

bonne terre dans la famille Fecteau, une terre riche

de principes chrétiens. Elle a porté de grands fruits.

Camille Fecteau n’avait que 13 ans à ce moment, c’est

son frère Robert et son oncle Jean-Thomas Fecteau

qui furent les premiers propagandistes. Mais Camille

était encore célibataire quand il s’est fait lui-même

propagandiste du vrai Crédit Social. Le vrai Crédit So-

cial tel que Louis Even nous l’a expliqué, permettrait

à chaque personne sur la terre d’exercer son premier

droit: celui de se nourrir et ce droit dépasse tous les

autres droits, selon l’enseignement de la doctrine so-

ciale de l’Eglise catholique.

Le Crédit Social par son

dividende à tous mettrait

en application ce principe

de l’Eglise et résoudrait

merveilleusement bien le

problème de la pauvreté,

il y a de la nourriture pour

nourrir deux fois l’huma-

nité. Après avoir mangé,

l’homme peut travailler.

Lorsqu’il s’est marié,

Camille Fecteau a continué

le bon combat appuyé par

son épouse. Ils ont fait de

leur maison un centre de

Vers Demain à St-Odilon,

elle servait de salle pour les

assemblées mensuelles, de

lieu de rencontre pour les

apôtres du porte en porte et de la distribution de cir-

culaires, elle servait aussi d’auberge gratuite où les

Pèlerins étaient reçus pour les repas et le repos. Tous

étaient accueillis chaleureusement comme les plus

aimés des frères et des soeurs, aussi bien par mada-

me Fecteau que par M. Camille.

Chaque mois aussi, sans jamais y manquer, ils

offraient une contribution financière pour aider aux

dépenses de l’Œuvre. Ils ont été de parfaits colla-

borateurs, appuyant avec joie et confiance tous les

programmes des directeurs, ils aimaient tellement

l’Œuvre et la comprenaient si bien qu’ils faisaient tout

pour aider, et jamais de critique pour démolir. Camille

Fecteau a tenu bien haut le flambeau du Crédit Social

jusqu’à son dernier soupir. Il brûlait du désir de faire

connaître cette lumière qui a éclairé dès son jeune âge

sa brillante intelligence et qui a bien orienté sa vie.

Camille Fecteau visitait les familles souvent

accompagné de son gendre, Jean-Marie Gagnon,

époux de Jocelyne qui est, elle aussi, une ardente

Pèlerine de saint Michel de la Croisade du Rosaire.

Mme Marie-Laure Fecteau et son époux

feu Camille (photo prise lors de notre

congrès de septembre 1994 à Rougemont).

Dans les années 60, M. Fecteau a mené avec

force le combat engagé par Vers Demain contre le

Ministère de l’Education que le gouvernement a im-

posé au Québec; catholique dans le fond de l’âme,

il prévoyait que nos écoles deviendraient athées et

détruiraient en quelques années la belle civilisation

chrétienne du Québec, bâtie par tant de sacrifices par

les saints fondateurs de notre chère patrie. Ministres

et députés, qu’avez-vous fait de nos écoles catholi-

ques pour que les enfants en sortent athées et sans

principes?

Camille Fecteau a aussi aimé et bien servi l’Eglise.

Il a fait partie de la chorale depuis l’âge de 14 ans. Il

était encore là au jubé pour chanter à la messe, le

dernier dimanche avant de mourir à 89 ans. 75 ans

de fidèles services à l’Eglise. Cela lui a été rendu à

ses funérailles. On lui a fait des funérailles dignes

d’un prince. Ayant été charitable et bon ami avec

tout le monde, une grande foule est venue lui ren-

dre hommage, parents et amis ont défilé sans cesse

devant son corps exposé. Et pour la messe, l’église

était bondée. Les trois petits-fils, Dominique, Jean-

François et Gabriel Gagnon, étant trois organistes au

service des églises des paroisses des alentours, ont

su retenir les meilleurs chantres du Québec et nous

avons eu droit à des chants liturgiques d’une beauté

céleste. Du rarement entendu.

Monsieur et madame Camille Fecteau étaient

un couple uni, ils auraient fêté le 68e anniversaire

de leur mariage en juillet 2015. Ils étaient unis aussi

avec leurs enfants, et ils ont été heureux parce qu’ils

priaient. Ils ont commencé à réciter le chapelet le soir

même de leur mariage.

Lorsque j’ai appris le décès de Camille Fecteau,

des extraits des psaumes que nous chantons aux

Laudes, le matin, me sont venus à l’esprit. On voit

que, même sur cette terre, Dieu a accordé à son fidè-

le serviteur, Camille Fecteau, les récompenses promi-

ses à l‘homme qui craint le Seigneur. Nous tirons ces

extraits des psaumes 127 et 91: «Heureux qui craint

le Seigneur et marche dans ses voies ! Tu te nourriras

du travail de tes mains. A toi le bonheur ! Ton épouse,

une vigne fructueuse au coeur de ta maison, tes fils

des plants d’olivier autour de ta table, et tu verras les

fils de tes fils. Vieillissant, il fructifie encore, il garde

sa sève et sa verdeur.»

Camille Fecteau voyait venir la mort avec joie, tel-

lement que son épouse Marie-Laure lui a demandé:

«Cela ne te fait rien de t’en aller et de me laisser seu-

le?» «Bien oui, ça me fait de la peine, mais Notre-Sei-

gneur et la sainte Vierge tirent de leur côté.»

En ce saint jour de la fête de la Présentation de

Marie au Temple, entouré de son épouse et de tous

ses enfants, à 15h15, après avoir récité tous ensem-

ble le puissant chapelet de la Divine Miséricorde, mal-

gré le chagrin qu’il avait à quitter corporellement sa

famille bien-aimée, Camille Fecteau s’est envolé au

Paradis, dans la joie de voir enfin Jésus et Marie face

à face et de vivre avec eux éternellement. Ainsi meurt

le vrai catholique, fidèle à sa foi, à son devoir d’état

avec les bras chargés des mérites de son apostolat.

Il a retrouvé toute sa jeunesse pour continuer le bon

combat à la défense du Christ et de son Eglise et pour

vaincre Mammon, le dieu de l’argent qui a enchaîné

tous les gouvernements et les peuples avec son sys-

tème d’argent-dette. Oui merci, Camille Fecteau, au

nom de tous les Pèlerins de saint Michel pour votre si

bonne et continuelle collaboration, nous savons que

nous pouvons encore compter sur vous. La victoire

est à Dieu.

Thérèse Tardif

Mme Ludger Clou-

tier (née Florence Les-

sard), de Wotton

, est

décédée le 14 novembre

2014, âgée de 91 ans.

Elle laisse une descen-

dance de 120 enfants,

petits-enfants et arrière-

petits-enfants. Voilà une

maman qui a laissé une

grande richesse au pays,

des enfants qui ont pris

la relève dans différents

secteurs de la société, elle a bien accompli son

devoir d’épouse et de mère. C’est dans ces

grandes familles qu’on trouve des vocations.

Notre bon peuple canadien-français se meurt

parce qu’on tue 30,000 enfants par l’avorte-

ments chaque année au Québec. La guerre ne

fait pas autant de victimes.

M. et Mme Ludger Cloutier ont été de fer-

vents créditistes depuis les débuts de l’Oeuvre,

ils ont aidé de toutes les manières. Leur fille

Rachel a eu une famille de 7 enfants et son mari

Claude Côté est toujours actif dans le mouve-

ment, en distribuant des circulaires. Angèle

est venue donner des années à plein temps,

avant de marier Jacques Bourdon issu, d’une

autre grande famille créditiste qui a été parmi

les premiers collaborateurs de Louis Even de

leur région. Jacques et Angèle ont eu 10 en-

fants. Réjean, un autre fils de Mme Ludger est

venu donner des années de sa jeunesse à plein

temps. Nos sympathies à tous les membres de

la famille. Les charités de chacun sont bien ins-

crites dans la mémoire du Bon Dieu, et mada-

me Cloutier doit recevoir une belle récompense

au ciel. C’était une priante, voyez sa photo, son

chapelet est suspendu à son cou.

Th.T.

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VERS DEMAIN janvier-février 2015

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