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Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Bayeux en 1644. Elle

sera dès lors être connue comme Marie-Catherine de

Saint-Augustin. En 1648, à l’âge de 16 ans, elle quitte

la France pour aider les Hospitalières de Québec, qui

avaient fondé l’Hôtel-Dieu neuf ans avant son arrivée.

Les Hurons lui donnent affectueusement le nom de

«Iakonikonriostha», ce qui signifie «celle qui rend l’inté-

rieur plus beau». Elle est morte le 8 mai 1668, à l’Hôtel-

Dieu de Québec, à l’âge de 36 ans, et est considérée,

avec saint François de Laval et sainte Marie de l’Incar-

nation, comme co-fondatrice de l’Église canadienne.

Elle a été béatifiée le 23 avril 1989 par le Pape Jean-Paul

II. Sa fête est célébrée le 8 mai.

La bienheureuse Dina Bélanger (1897-1929)

Dina Bélanger est

née à Québec le 30 avril

1897, fille unique de

Séraphia Matte et d’Oli-

vier Bélanger. À qua-

torze ans, elle consacre

à Dieu sa virginité. En

1916, elle accepte avec

plaisir de s’inscrire au

Conservatoire de New

York. Pendant deux ans,

elle y fait des études

supérieures de piano et

d’harmonie. De retour à

Québec, Dina donne des concerts et poursuit des étu-

des d’harmonie par correspondance.

À vingt-quatre ans, elle entre au noviciat des Reli-

gieuses de Jésus-Marie à Sillery. Elle prend l’habit

l’année suivante sous le nom de Marie Sainte-Cécile

de Rome et prononce ses voeux annuels de religion le

15 août 1923. En septembre, elle est désignée comme

professeur de musique au couvent de Saint-Michel-

de-Bellechasse. Elle y fera trois séjours interrompus

par la maladie.

Depuis l’âge de onze ans, Dina est favorisée d’une

intimité avec Notre-Seigneur qui la conduit aux plus

hauts sommets de la vie mystique. À la demande de

sa supérieure, à compter de 1924, elle fait le récit de

ses expériences spirituelles. Admise à la profession

perpétuelle le 15 août 1928, Dina entre définitive-

ment à l’infirmerie en avril suivant. Elle y décédera le

4 septembre 1929, à l’âge de 32 ans, emportée par

la tuberculose pulmonaire. Elle a été béatifiée par le

pape Jean-Paul II le 20 mars 1993, en même temps

que Claudine Thévenet, fondatrice de la congrégation

religieuse à laquelle elle appartenait.

Marie-Anne Blondin (1809-1890)

Née à Terrebonne, au Québec, en 1809, de parents

cultivateurs illettrés, Esther Blondin est la troisième

d’une famille de douze enfants. Encore analphabète à

20 ans, elle rêve d’enseigner un jour. En attendant, elle

offre ses services aux sœurs de la Congrégation No-

tre-Dame et apprend à lire

et à écrire dans ses temps

libres. Esther s’adjoint ra-

pidement des femmes en-

seignantes qui l’amène-

ront à fonder, en 1850, une

communauté consacrée à

l’enseignement. La commu-

nauté s’appelle les Sœurs

de Sainte-Anne. Comme re-

ligieuse et supérieure de sa

communauté, elle prend le

nom de Mère Marie-Anne.

Dès l’année suivante, à la suite de difficultés avec

un jeune prêtre devenu aumônier du couvent, Mère

Marie-Anne se rend à la demande de Mgr Bourget

et accepte de démissionner comme supérieure. Elle

devient alors directrice au pensionnat de Sainte-Gene-

viève. Mais quatre ans plus tard, elle est destituée une

seconde fois. Mère Marie-Anne, selon son expression,

est réduite à «zéro». Durant 30 ans, elle remplira dans

l’ombre des emplois manuels selon les besoins de la

communauté, jusqu’à son décès à Lachine le 2 janvier

1890.

Aux religieuses qui étaient surprises de la voir

abaissée à accomplir des tâches si humbles, elle ré-

pondait: «Plus un arbre enfonce profondément ses

racines dans le sol, plus il a de chance de grandir, de

s’élever dans l’air et de produire des fruits». Elle a été

béatifiée par le pape Jean-Paul II le 29 avril 2001. Sa

fête liturgique est célébrée le 18 avril.

Émilie Tavernier-Gamelin (1800-1851)

Émilie Tavernier est

née le 19 février 1800, à

Montréal, dernière de 15

enfants. Devenue orphe-

line de père et mère à 4

ans, elle fut adoptée par sa

tante madame Perreault et

son oncle. À 23 ans, Émilie

épouse Jean-Baptiste Ga-

melin, bourgeois et rentier

âgé de 50 ans. Ses deux

enfants meurent en bas

âge et elle perd son époux

en 1827. Lui survivent un handicapé mental et sa mère

que le couple avait hébergés. Plongée dans le deuil,

elle trouve la consolation dans les œuvres de charité.

La jeune veuve vend une partie de ses immeubles

pour subvenir aux besoins des pauvres en aumône et

en œuvres de charité. Elle ouvre un premier refuge sur

la rue Saint-Laurent, où elle accueille une quinzaine de

sexagénaires. En 1831, elle en établit un second sur la

rue Saint-Philippe. Puis, elle crée une Société de neuf

dames patronnesses, connue par la suite sous le nom

de Dames de Charité.

Au cœur de leur engagement, sept jeunes filles

demandent à se consacrer au service des pauvres et

des infirmes. La prise d’habit eut lieu le 25 mars 1843.

Une novice ayant quitté quatre mois plus tard, Émilie

prend sa place. Elle fit ensuite sa profession le 29 mars

1844. On érige canoniquement l’Institution des Sœurs

de Charité de la Providence. Le lendemain, Sœur Ga-

melin est élue supérieure.

En 1849, le choléra sévit dans la ville, et avec

l’approbation du maire, la supérieure ouvre l’hôpital

Saint-Camille durant quelques mois. Mère Gamelin

meurt à l’Asile de la Providence, victime du choléra, à

51 ans, le 23 septembre 1851. Elle a été béatifiée par

Jean-Paul II le 7 octobre 2001. Fête le 23 septembre.

Élisabeth Turgeon (1840-1881)

Cette femme, à la santé

fragile, mais à l’intelligence

vive et au cœur sage et

généreux, est née à Beau-

mont (Québec) le 7 février

1840. Ses parents, Louis-

Marc Turgeon et Angèle

Labrecque, donnèrent à

leurs neuf enfants une édu-

cation des plus solides. Éli-

sabeth a 15 ans quand son

père meurt prématurément. Cinq ans plus tard, elle

entre à l’École Normale Laval de Québec. Diplômée

en 1862, elle enseigne successivement à Saint-Ro-

muald, à Québec et à Sainte-Anne-de-Beaupré. Le 3

avril 1875, à l’invitation de Mgr Jean Langevin, évêque

du diocèse de Rimouski, elle se joint à un groupe de

filles réunies, selon le désir de l’évêque, dans le but de

former des institutrices qualifiées pour les écoles des

paroisses du diocèse de Rimouski.

Le 12 septembre 1879, avec douze de ses compa-

gnes, Élisabeth se consacre au Seigneur par les vœux

de religion. Le jour même, elle est nommée première

supérieure de la Congrégation. Elle accepte d’envoyer

des sœurs, deux par deux, tenir une école dans trois

paroisses très pauvres : Saint-Gabriel, Saint-Godefroi

et Port-Daniel. Puis, elle ouvre une école à Rimouski

pour préparer les novices à l’enseignement. Décédée

le 17 août 1881, elle a été béatifiée à Rimouski par le

cardinal Amato le 26 avril 2015.

Terminons cette liste de bienheureux avec deux

évêques ukrainiens qui furent béatifiés par Jean-Paul

II en Ukraine le 27 juin 2001, et qui ont vécu quelque

temps au Canada. Leur fête est le 2 avril:

Le bienheureux Nykyta Budka (1877-1949)

Nicétas (en ukrainien, Nykyta) Budka est né le 7

juin 1877 à Zbarah (qui faisait alors partie de l’empire

austro-hongrois). Ordonné prêtre en 1905 à Lviv en

Ukraine, il est nommé en juillet 1912 premier évêque

de l’Église grecque-catholique ukrainienne au Canada,

ayant Winnipeg comme siège de son diocèse, qui

s’étendait de l’Atlantique au Pacifique, avec 80 églises

et 150 000 fidèles. En 1927, il

se rend à Rome pour faire rap-

port du travail accompli, mais

sa santé ne lui permet pas de

retourner au Canada. Revenu

à Lviv pour servir à titre de

vicaire général de la Curie mé-

tropolitaine, il est arrêté le 11

avril 1945 et envoyé dans les

camps de Sibérie où il meurt

en martyr le 28 septembre

1949.

Vasyl Velychkovsky (1903-1973)

Basile (en ukrainien, Vasyl) Velychkovskyi est né le

1er juin 1903, à Stanislaviv, en Ukraine, Il entre au sé-

minaire de Lviv, en Ukraine en 1920, et a été ordonné

prêtre rédemptoriste le 9 octobre 1925. Il devient pro-

fesseur et missionnaire dans la région de Volhynie en

Ukraine, et en 1942, prieur du monastère de Ternopil.

Arrêté pour sa foi

chrétienne en 1945, il est

condamné à mort et envoyé

à Kiev, où sa peine est com-

muée à dix ans de travaux

forcés. Sa peine purgée,

il retourne à Lviv en 1955.

En 1963, il est secrètement

consacré évêque de l’Église

«clandestine»

catholique

grecque ukrainienne, et est

arrêté à nouveau en 1969

pour sa foi et pour l’écou-

te de Radio Vatican. Il est

condamné à trois ans dans les camps de concentra-

tion, où, entre les séances de torture, il exerce son mi-

nistère de prêtre envers d’autres prisonniers. Relâché

en raison de son état de santé, il se rend à Rome, puis

à Winnipeg, au Canada, où il meurt moins d’un an plus

tard, le 30 juin 1973.

Assemblée mensuelle à Montréal

Église St-Vincent Ferrier

près du métro Jarry

Entrée sur la rue Henri-Julien

au numéro 8145

11 octobre, 8 nov., 13 décembre

1.30 hre p.m.: heure d’adoration

2.30 heures p.m.: Réunion

Pour informations: 514-856-5714

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