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Connaissez-vous les saints

et bienheureux du Canada?

Deuxième partie: Les bienheureux

Les saints et les bienheureux sont donnés à

l’Église comme exemples de vies courageuses à imi-

ter et, pour la plus grande gloire de Dieu, un grand

nombre d’hommes et de femmes ont, de façon par-

ticulière, marqué l’histoire de l’Église catholique au

Canada. Certains ont donné leur vie pour s’assurer

que la Bonne Nouvelle soit répandue en Amérique du

Nord. D’autres, animés d’une foi et d’un amour pro-

fonds, ont consacré leur vie au service de leurs frères

et soeurs, qui comptaient bien souvent parmi les plus

démunis de la société. Déclarés saints, bienheureux

ou vénérables au cours des années, ces personnes

extraordinaires sont des phares sur notre chemin, et

des exemples de sainteté et de charité que tous sont

appelés à suivre.

L’Église au Canada compte officiellement 14

saints, 12 bienheureux et 12 vénérables. Dans le nu-

méro précédent de Vers Demain, nous avons présenté

les vénérables de l’Église au Canada, voici maintenant

les bienheureux:

Le bienheureux André Grasset (1758-1792)

Voici un cas d’excep-

tion: une grande partie

des saints et bienheu-

reux du Canada sont ve-

nus de France, ce qui est

compréhensible, puis-

que les missionnaires

français ont été les pre-

miers à amener la foi ca-

tholique en Amérique du

Nord. Nous sommes ici

en présence du chemin

inverse: un bienheureux

né au Canada et mort en

France. André Grasset

de Saint-Sauveur est né à Montréal le 5 avril 1758. Son

père est secrétaire de M. de Vaudreuil, le gouverneur

de la Nouvelle-France. Après la signature du traité de

Paris en 1763, la France cède le Canada à l’Angleterre,

et la famille d’André, alors âgé de six ans, décide donc

de retourner en France.

C’est donc en France qu’André fera ses études,

et en 1783, à l’âge de 25 ans, il est ordonné prêtre

dans l’archidiocèse de Sens. Quelques années plus

tard, c’est le début de la Révolution française: tous les

prêtres de France sont invités à prêter serment d’allé-

geance à une nouvelle «constitution civile du clergé»,

où les évêques sont nommés par l’Etat, et non pas par

Rome. Les prêtres qui veulent rester fidèles à Rome

sont persécutés et tués.

Au début de 1792, le Père Grasset se réfugie

chez les Pères Eudistes à Paris avec une soixantaine

d’autres prêtres, en attendant que la persécution ces-

se. Il est arrêté en août 1792, et est emprisonné au

couvent des Carmes à Paris. Le 2 septembre, après

un simulacre de procès, chacun des 92 prêtres et 3

évêques emprisonnés doivent répondre à la question

suivante: «Avez-vous fait allégeance à la constitution

civile du clergé?» Quand le prêtre répond: «Non, ma

conscience lui interdit», il est jeté dans le jardin, où il

est égorgé.

André avait 34 ans quand il a été martyrisé. Il a

été béatifié avec 187 prêtres et 3 évêques par le Pape

Pie XI, le 17 octobre 1926, sous l’appellation «Bienheu-

reux martyrs du 2 septembre 1792», ou «Bienheureux

martyrs des Carmes». Sa fête est célébrée le 2 sep-

tembre, Il est donc premier Canadien de naissance à

être déclaré bienheureux.

Marie-Rose Durocher (1811-1849)

Eulalie Durocher, dix-

ième d’une famille de

onze enfants, est née le

6 octobre 1811 à Saint-

Antoine de Richelieu près

de Montréal. Après ses

études chez les Sœurs de

la Congrégation de No-

tre-Dame, elle aide son

frère, curé à Beloeil, En

1843, elle est invitée par

Mgr Ignace Bourget, évê-

que de Montréal, à fonder

une nouvelle congrégation de femmes consacrées à

l’éducation chrétienne. Elle fonde donc les Sœurs des

Saints Noms de Jésus et de Marie, et prend le nom de

Soeur Marie-Rose. Sous sa sainte et sage direction,

sa communauté prospère en dépit de toutes sortes

d’obstacles, y compris une grande pauvreté et les

malentendus inévitables. Elle reste inébranlable dans

sa sollicitude pour les pauvres. Épuisée par ses nom-

breux travaux, Soeur Marie-Rose obtient sa récom-

pense céleste le 6 octobre 1849, à l’âge de trente-huit

ans. Elle a été proclamée bienheureuse par le Pape

Jean-Paul II le 23 mai 1982. Sa fête au calendrier litur-

gique est le 6 octobre.

Marie-Léonie Paradis (1840-1912)

Elodie Paradis est

née dans le village de

l’Acadie, au Québec, le

12 mai 1840. Ses parents

étaient pauvres mais fer-

vents catholiques. Élodie

entre dans la congréga-

tion de Sainte-Croix le 21

février, 1854, prononce

ses voeux trois ans plus

tard sous le nom de

Soeur Marie-Léonie, et

enseigne dans différents

villages.

En 1874, elle est appelée par le Père Camille Lefe-

bvre pour diriger les jeunes femmes acadiennes du

Nouveau-Brunswick dans le service du Collège de

Memramcook; c’est là qu’en 1880, elle fonde officiel-

lement son Institut des Petites Sœurs de la Sainte Fa-

mille, consacrées au service des prêtres.

En 1895, Mgr Paul LaRocque de Sherbrooke favo-

rise le transfert de la communauté en les accueillant

dans son diocèse. La fondatrice fonda plus de quarante

maisons, jusqu’à ce que Dieu la rappelle à Lui le 3 mai

1912, à l’âge de 61 ans. Elle a été béatifiée le 11 sep-

tembre 1984, à Montréal, par le Pape Jean-Paul II lors

de sa visite au Canada. Sa fête est célébrée le 4 mai.

Louis-Zéphirin Moreau (1824-1901)

Louis-Zéphirin Moreau

est né le 1er avril 1824 à

Bécancour, au Québec,

cinquième d’une famille

de treize enfants. Il a été

instruit dans sa paroisse

natale jusqu’à l’âge de

quinze ans avant d’être

admis au Séminaire de

Nicolet. En 1845, l’arche-

vêque de Québec refuse

de l’ordonner et le renvoie

à la maison parce qu’il le

trouve de santé trop fra-

gile. Mgr Bourget, évê-

que de Montréal, l’accepte, et l’ordonne prêtre le 19

décembre 1846.

Six ans plus tard, Mgr Prince, auxiliaire de Mgr

Bourget, devient le premier évêque du nouveau dio-

cèse de Saint-Hyacinthe, et nomme l’abbé Moreau son

secrétaire-chancelier. Il devient curé de la cathédrale,

et cinq fois administrateur du diocèse. Le 15 janvier

1876, à l’âge de 51 ans, l’abbé Moreau devient le qua-

trième évêque de Saint-Hyacinthe. Sa devise: «Je puis

tout en Celui qui me fortifie» (Philippiens 4, 13) Durant

son épiscopat, il fonde les Sœurs de Saint-Joseph de

Saint-Hyacinthe et les Sœurs de Sainte-Marthe, et de-

meure «bon, simple, humble, et pauvre». Il est mort le

24 mai 1901, et a été béatifié le 10 mai 1987 par le Pape

Jean-Paul II. Jour de sa fête: 24 mai.

Frédéric Janssoone (1838-1916)

Le bienheureux Frédé-

ric Janssoone est né le 19

novembre 1838à Ghyvel-

de, village de la Flandre

française, près de la Bel-

gique. Benjamin d’une

famille de treize enfants, il

a neuf ans quand son père

décède, de sorte qu’il doit

quitter l’école pour aider

sa mère. Il a vite réalisé

qu’il avait un «talent» pour

la vente. Il aimait les gens.

Il aimait rencontrer de

nouvelles personnes, et il

savait comment expliquer ses produits.

Sa mère décède en 1861, Frédéric est alors âgé de

23 ans. Cherchant sa vocation, il devient prêtre chez les

Franciscains, En 1876, il est envoyé à la Terre Sainte,

où il prêche l’Evangile dans les lieux rendus sacrés par

Jésus Lui-même. Il fait revivre la coutume du Chemin

de Croix dans les rues de Jérusalem. Le Père Frédéric

est envoyé au Canada en 1881 pour une tournée de

collecte de fonds. Il revient au Canada pour y rester

en 1888, et contribue cette année-là à la fondation du

sanctuaire marial national de Notre-Dame du Cap, où

il sera prédicateur pendant quatorze ans. Le Père Fré-

déric était aussi un excellent et prolofique écrivain. Il a

écrit plusieurs articles et des biographies de saints, et

a même fait du porte à porte pour vendre ses livres,

passé l’âge de 70 ans. Il est décédé à Montréal le 4 août

1916. . Il a été béatifié par le Pape Jean-Paul II le 25 sep-

tembre 1988. Sa fête est célébrée le 5 août.

Catherine de Saint-Augustin (1632-1668)

Catherine de Longpré

est née à Saint-Sauveur-

le-Vicomte, en Norman-

die, le 3 mai 1632. Élevée

principalement par ses

grands-parents, elle de-

vient familière à un très

jeune âge avec les vertus

et la misère des pauvres

et des malades, En ré-

ponse à plusieurs appels

et à sa propre sensibilité

naturelle envers les pau-

vres, elle entre au Mo-

nastère des Augustines

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VERS DEMAIN août-septembre 2015

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