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Trois livres sur le Crédit Social

Pour étudier la cause de la crise finan-

cière actuelle, nous vous offrons ces livres à

un prix spécial, en incluant les frais postaux:

Démocratie économique en 10 leçons: 12.00$

Sous le Signe de l’Abondance: 25.00$

Régime de Dettes à la Prospérité: 10.00$

par

Oliver Heydorn

Oliver Heydorn est le fondateur

et directeur d’un blogue anglopho-

ne sur internet, “The Clifford Hugh

Douglas Institute“, pour l’étude

et la promotion du Crédit Social

(ww.socred.org)

. Il est également

l’auteur de deux livres récents sur

le sujet: “Social Credit Economics”

et “The Economics of Social Credit

and Catholic Social Teaching”.

L'année dernière, la Banque d'Angleterre a ouver-

tement admis que les banques privées sont responsa-

bles de la création, à partir de rien, de la plus grande

partie de la masse monétaire. Ceci est important, parce

que même si la vérité à propos de la création d'argent

par les banques a circulé dans les tribunes publiques

au cours des cent dernières années (en grande partie

grâce aux efforts de Clifford Hugh Douglas et d'autres),

certains banquiers et économistes ont nié cette réalité

(tandis que d'autres, comme Reginald McKenna, ont

été tout à fait francs et ouverts à ce sujet:

À la réunion annuelle des actionnaires de la Mi-

dland Bank, le 25 janvier 1924, Reginald McKenna,

président de cette banque, a donné un compte rendu

clair et succinct du processus de la création du crédit:

«La quantité d’argent en exis-

tence varie seulement avec l’ac-

tion des banques, en augmentant

ou en diminuant les dépôts. Nous

savons comment cela se fait. Tout

prêt de la banque et chaque achat

de titres de la banque créent un

dépôt, et chaque remboursement

d’un prêt bancaire et chaque ven-

te de titres détruisent un dépôt.»

Même aujourd'hui, il y a beaucoup de gens, y

compris de nombreux hommes politiques, qui sont

parfaitement inconscients et / ou gravement mal infor-

més au sujet de l'origine de notre offre de monnaie.

Dans le document de 2014 de la Banque d'Angle-

terre,

Money Creation in the Modern Economy

(La créa-

tion de la monnaie dans l'économie moderne), les faits

pertinents sont présentés comme suit dans cette étude:

Dans l'économie moderne, la plus grande partie

de l'argent prend la forme de dépôts bancaires. Mais

la façon dont ces dépôts bancaires sont créés est sou-

vent mal comprise: le moyen principal est par les ban-

ques commerciales qui accordent des prêts. Chaque

fois qu'une banque accorde un prêt, elle crée simulta-

nément un dépôt correspondant dans le compte ban-

caire de l'emprunteur, créant ainsi de nouveaux fonds.

Chaque fois que les banques font des prêts, c'est-

à-dire, chaque fois qu'elles achètent des reconnaissan-

ces de dettes des entreprises, des gouvernements ou

des individus, ou achètent des titres, ou payent leurs

propres frais d'opération, elles créent de nouveaux

fonds sous la forme de crédit bancaire. Ce crédit ban-

caire existe sous la forme de nombres électroniques

impalpables. Dans un pays industrialisé typique, 95%

ou plus de la masse monétaire existe sous forme de

crédit bancaire, et la plupart de ce crédit est créé avec

un volume correspondant de dette avec intérêt. Seu-

lement 5% de l'argent existe sous forme de billets et

de pièces.

La création par la banque de la majeure partie de

notre masse monétaire est quelque chose qui devrait

être ouvertement admise par les banques, et qui de-

vrait faire partie de la connaissance générale de la po-

pulation. Il faut le répéter: les banques ne prêtent pas

les dépôts des autres personnes, des autres clients

de la banque. Au lieu de cela, chaque prêt et chaque

achat bancaire créent un dépôt, de l'argent nouveau.

Maintenant, il est facile, sur la base de cette révé-

lation surprenante, de croire que le principal problème

avec le système financier actuel est la réalité brutale

que les banques créent 95% de la masse monétaire ex

nihilo, à partir de rien. Du point de vue du Crédit social,

cependant, cet état de choses ne devrait pas être le

centre de notre préoccupation. Après tout, quelqu'un,

que ce soit les banques, l'Etat, ou les banques en colla-

boration avec l'Etat, doit créer la masse monétaire. Le

principal problème avec le système actuel concerne

les conditions dans lesquelles notre argent est créé,

mis en circulation, et rappelé (cancellé). En d'autres

mots, la question principale est: qui contrôle la masse

monétaire, et à quelles fins?

Dans le système actuel, la masse monétaire est

largement contrôlée par les banques privées, et les

conditions de sa création, de son émission et de son

rappel servent les intérêts des financiers au détriment

des intérêts légitimes des consommateurs.

La solution à cette domination privée de la masse

monétaire n'est pas de remplacer le monopole des

banques privées par un monopole total de l'État sur

la création d'argent. Avec un tel monopole, l'État pour-

rait, tout comme les banques commerciales, aussi fa-

cilement créer, émettre, et rappeler l'argent pour servir

les intérêts d'une élite oligarchique qui aurait pris le

contrôle de l'État si d'autres conventions financières

et économiques n'étaient pas changées. Avant tout,

ce sont les conditions qui régissent le fonctionnement

de la masse monétaire qui doivent être modifiées en

faveur de l'individu.

Dans un système monétaire honnête, c'est-à-di-

re, un système qui reflète fidèlement les réalités, les

consommateurs dicteraient, par leurs achats ce que

l'économie produirait, et pourrait ainsi contrôler direc-

tement ou indirectement, au moyen d'un Office Natio-

nal de Crédit, les conditions de la création monétaire,

son émission et son rappel, de façon à veiller à ce que

le bien commun soit correctement promu.

Quelle est cette politique alternative que le sys-

tème financier (c'est-à-dire les systèmes bancaires et

de la comptabilité des coûts) devrait servir ? Répon-

se: La livraison effective des biens et services dési-

rés par la population, avec le moins d'efforts et de

dépenses de ressources possibles.

À l'heure actuelle, le consommateur a tendance

à recevoir le moins de biens et de services possibles

en échange de la plus grande quantité d'efforts et de

dépenses de ressources possibles. Jusqu'à ce que

l'objectif actuel du système économique soit remplacé

par une politique en faveur des consommateurs, il ne

peut y avoir de véritable démocratie économique, ni

non plus de démocratie politique réelle.

Le fait que les banques créent l'argent qu'elles prê-

tent à partir de rien a été admis par un certain nombre

d'autres éminents banquiers au cours du 20e siècle.

Voici deux autres exemples:

Graham Towers

Réponses de Graham F. Towers, gouverneur de

la Banque du Canada de 1934 à 1955, aux questions

posées par M. Gerry McGeer au cours de la réunion

du 3 mai 1939 du Comité parlementaire canadien des

banques et du commerce:

Q. Mais il n’y a pas de doute

que les banques créent elles-

mêmes ce moyen d’échange?

Towers: C’est exact. C’est

pour cela qu’elles existent…

C’est là le rôle des banques,

tout comme une aciérie fabri-

que de l’acier. (p. 287)

Chaque fois, et à toutes

les fois qu’une banque accorde

un prêt (ou achète des titres),

du nouveau crédit bancaire se

trouve créé, de nouveaux dépôts, de l’argent flam-

bant neuf. (p. 113 et 238)

Généralement parlant, toute nouvelle monnaie

vient d’une banque sous forme de prêts. Tout l’argent

en circulation a été à son origine prêté par une ban-

que. (p. 461 et 794)

Puisque tous les prêts sont des dettes, alors sous

le système actuel, toute monnaie est une dette. (p.

459)

C’est une erreur commune de croire que les ban-

ques prêtent l’argent de leurs déposants. Elles ne le

font pas du tout. (p. 398, 455, 590)

Q. Alors nous autorisons les banques à émettre

un substitut à la monnaie?

Towers: Oui, je crois que c’est un exposé très jus-

te de cette fonction de la banque. (p. 285)

Q. 12 pour cent de la monnaie en usage au Ca-

nada est émise par le gouvernement par l’hôtel des

monnaies et la Banque du Canada, et 88 pour cent

est émis par les banques commerciales du Canada

sur les réserves émises par la Banque du Canada?

Mr. Towers: Oui.

Q. Pourquoi un gouvernement ayant le pouvoir

de créer l’argent devrait-il céder ce pouvoir à un

monopole privé, et ensuite emprunter ce que le gou-

vernement pourrait créer lui-même, et payer intérêt

jusqu’au point d’une faillite nationale?

Towers: Si le gouvernement veut changer la for-

me d’opération du système bancaire, cela est certai-

nement dans le pouvoir du parlement. (p. 394)

Et terminons avec cette citation de Robert H. Hem-

phill, ancien directeur du crédit de la Banque fédérale

de réserve d’Atlanta, dans son avant-propos au livre

de 1935 d’Irving Fisher,

100 % Money

:

«Si tous les prêts bancaires étaient remboursés,

personne ne possèderait de dépôt bancaire, et il n'y

aurait pas un seul dollar en circulation. Ceci est tout à

fait stupéfiant: nous sommes complètement dépen-

dants des banques commerciales. Quelqu'un doit

emprunter chaque dollar que nous avons en circula-

tion, que ce soit un billet de banque ou sous forme de

crédit. Si les banques créent suffisamment d'argent,

nous sommes prospères; sinon, nous mourons de

faim. Nous sommes absolument sans système moné-

taire permanent. Quand on comprend toute la situa-

tion, l'absurdité tragique de notre situation désespé-

rée est presque incroyable – mais elle est réelle.»

Oliver Heydorn

Oui, les banques créent l’argent à partir de rien

R. McKenna

Graham Towers

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VERS DEMAIN août-septembre 2015

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