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personne est unique, possède une valeur extra-

ordinaire. La révérence, c’est notre réponse à la

dignité de l’autre.

Intention de prière:

Seigneur, aide-nous à recon-

naître ta présence dans nos frères et soeurs et à

respecter l’unicité de chacun.

5. Jésus retrouvé dans le temple

• L’honnêteté

Jésus adolescent n’a pas

suivi ses parents sur le

chemin de retour à la

maison. Joseph et Marie

ont fait de l’angoisse,

cherchant leur enfant à

gauche et à droite. Voilà

qu’ils le retrouvent. Et

nous sommes témoins

non pas d’une scène de

remontrances parentales

à un jeune fugueur, mais

d’un échange franc, honnête, où chacun se dit

avec respect, loyalement. Marie exprime sa crain-

te. Jésus exprime sa conviction. Les parents ne

comprennent pas leur enfant, mais on repart en-

semble. Cette honnêteté et cette capacité d’ouvrir

son coeur franchement à l’autre sont essentielles à

la communication, à la rencontre, à la relation. Être

capable de se parler, de s’écouter, même quand on

ne comprend pas, voilà une vertu importante pour

la vie de famille.

Intention de prière:

Esprit-Saint, inspire et sou-

tiens les parents dans l’éducation de la foi de leurs

enfants, afin qu’ils recherchent la vérité toujours et

en toute chose.

1. Le Baptême dans le Jourdain

• La responsabilité

Le baptême de Jésus

a été le point tournant,

le moment où Jésus a

quitté sa vie tranquille,

«cachée», pour s’enga-

ger sur le chemin de

la prédication et de

l’action. Dans le bap-

tême, Jésus a entendu

dans la voix de son Père,

comme un appel: «Le

Seigneur m’a envoyé»

dira-t-il quelque temps après à Nazareth. Et Jésus a

répondu. Dans le mot «responsabilité» se cache le

mot «répondre». Être responsable, c’est répondre

à l’appel de l’autre, le prendre au sérieux, accom-

plir ce à quoi on est appelé. Dans la vie de famille,

nous sommes responsables les uns des autres:

nous devons répondre aux autres, être fidèles à

l’engagement qu’ils éveillent. Comme Jésus à son

baptême.

Intention de prière:

Seigneur, aide les parents, les

enfants et les grands-parents à comprendre et à

assumer leurs responsabilités familiales à la lumiè-

re de l’Évangile.

2. Les noces de Cana

• La foi

On pourrait croire que

le but de ce récit, c’est

de révéler la dignité

du mariage béni par la

présence de Jésus. Tel

n’est pas l’objectif de

l’évangéliste Jean. Pour

lui, ce récit est important

parce qu’il s’agit du pre-

mier signe de Jésus, son

premier miracle. Et c’est

à partir de ce moment-là

que les disciples crurent

en lui. Le vrai don de Cana, ce n’est pas le vin en

abondance, c’est la foi. N’avons-nous pas besoin

de cette foi dans nos familles? Foi en Dieu? Foi

en l’autre? La foi est une force, une vertu, qui

nous permet de voir au-delà de l’immédiat et de

l’apparent. La famille doit abriter la foi, la protéger,

la nourrir. Comme à Cana, Jésus y est présent: il

nous appelle à la foi.

Intention de prière:

Seigneur, augmente en nous

la foi, et aide-nous à être des témoins privilégiés

de la foi dans nos familles.

3. L’annonce du Royaume de Dieu

et l’invitation à la conversion

• La justice

Saint Paul dira que le

Royaume de Dieu, il est

«justice, paix et joie dans

l’Esprit-Saint». Justice

d’abord. Être juste, c’est

être «ajusté» à la volonté

de Dieu. «Heureux ceux

qui sont persécutés pour

la justice: le Royaume

des cieux est à eux.» Vi-

vre la justice en famille,

c’est d’abord chercher

ensemble la volonté de Dieu, s’y ajuster, la mettre

en pratique. Vivre la justice en famille, c’est s’enga-

ger pour vivre la justice entre nous. Mais c’est

aussi s’engager pour que le monde soit plus juste.

La famille chrétienne doit être une école de justice,

une école du Royaume de Dieu.

Intention de prière:

Seigneur, fais de nous des

défenseurs de la justice et de la paix afin que nous

posions des actes de partage et de miséricorde

auprès des pauvres, des plus faibles et des person-

nes marginalisées.

4. La transfiguration

• L’émerveillement

Pierre, Jacques et Jean

sont émerveillés devant

le Christ transfiguré, au

point de dire des bêti-

ses. Mais cette expérien-

ce les touche profondé-

ment et les transforme

en les préparant à vivre

le mystère pascal. Cer-

taines voix proclament

le désenchantement du

monde. C’est bien, dans

le sens qu’on se libère des superstitions. C’est tris-

te, dans le sens qu’on perd un sens de la profon-

deur des choses. Savoir s’émerveiller, c’est poser

des yeux d’enfant sur la réalité qui nous entoure.

Comment être un enfant de Dieu autrement ?

L’émerveillement doit être cultivé dans la famille

chrétienne qui sait reconnaître la trace de Dieu

dans les simples événements quotidiens comme

dans les simples personnes qui nous entourent.

Intention de prière:

Seigneur, change nos regards

pour que nous puissions te voir en toute chose, et

sans cesse nous en émerveiller.

5. L’institution de l’Eucharistie

• La gratitude

Le mot «Eucharistie» veut

simplement dire «action

de grâces». Jésus est

lucide devant la torture

et la mort horrible qui

l’attendent. Et que fait-il ?

Il dit «merci» à Dieu son

Père. La vertu de grati-

tude est fondamentale

dans la vie chrétienne.

Une spiritualité eucha-

ristique est d’abord une

spiritualité de la grati-

tude qui sait dire «merci» en toute circonstance.

Apprendre à dire «merci» fait partie des apprentis-

sages de base d’un enfant. Et ils n’apprennent pas

mieux qu’en voyant leurs parents se dire «merci»...

et leur dire «merci» à eux, aussi. Apprenons en-

semble à devenir gratitude dans tout notre être.

Intention de prière:

Seigneur, transforme nos vies

en « action de grâces ».

1. L’agonie de Jésus à Gethsémani

• La prière

Jésus fait face à sa

mort. Il se plonge alors

dans la prière. C’est

qu’il voit sa mort non

pas comme un simple

accident historique, mais

comme un événement

lié à la volonté de son

Père pour le monde. Il

en cherche le sens dans

la prière. Cette capacité

de porter toute une vie

dans la perspective de la prière s’appelait autrefois

la «piété». Un beau mot, mais qui a peut-être vieilli.

Parlons donc de prière, pas seulement comme

d’une activité que l’on fait, mais aussi comme

d’une attitude que l’on cultive, d’un regard que l’on

porte. La prière est une force à développer dans la

famille chrétienne, car c’est elle qui nous permet

de découvrir le sens de nos vies.

Intention de prière:

Nous te demandons, Seigneur,

l’esprit de piété.

2. La flagellation de Jésus

• Le courage

Si durant l’agonie à Gethsémani, Jésus a été

confronté à l’idée de la souffrance, voici qu’il en

fait maintenant l’expérience physique. Il connaît

intimement la douleur

des torturés, des trau-

matisés, des grands

malades. Il manifeste un

courage remarquable

alors qu’il endure tout

en pardonnant à ses

bourreaux. La vie de

famille comporte parfois

de grandes souffrances,

de grandes douleurs:

il faut plonger au fond

de nous-mêmes, là où

Mystères lumineux

Mystères douloureux

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VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2014

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