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Psautier de Marie

«C'est ainsi, sans doute, que de bonne heure, des

dévots de la Vierge eurent l'idée de ce qu'on appela as-

sez longtemps le Psautier de Marie, composé de 150

Avés, dans lequel ils intercalaient le Pater de Jésus, et

des acclamations à la Très Sainte Trinité.

«Mais la forme actuelle du Rosaire remonte à saint

Dominique agissant sur les instructions de Marie elle-

même. Les 150 Avés furent partagés en 3 parties en

l'honneur de la Très Sainte Trinité. Puis, chaque partie

en 5 dizaines d'Avés, chaque dizaine précédée d'un

Pater et suivie du Gloria à la Très Sainte Trinité.

«Saint Dominique, né en Espagne, était un grand

prédicateur des débuts du 13e siècle. A cette épo-

que, des hérétiques, reprenant la vieille hérésie ma-

nichéenne, semaient l'erreur et la subversion sociale

dans le sud de la France. Saint Dominique commença

ses missions à pied, au niveau des gens, mendiant

repas et couchers. Ses disciples firent de même. Des

conversions eurent lieu. Mais, en somme, ce fut enco-

re très médiocre, devant l'immensité de la tâche et les

forces de la perversion. Il manquait quelque chose, et

Dominique allait l'apprendre.

La pluie du Rosaire

«En 1214, presque découragé à la vue du maigre

résultat de tant d'efforts, le prédicateur se retira dans un

bois près de Toulouse, se mit en prière et en pénitence,

jeûnant, macérant sa chair sous les coups des fouets de

sa discipline en expiation des offenses faites à Dieu par

les pécheurs, les hérétiques et les impénitents.

«Le troisième jour la Très Sainte Vierge lui ap-

parut, accompagnée de trois princesses de sa cour

céleste. Elle lui dit: "Mon fils Dominique, ne vous

étonnez pas de ne pas réussir en vos prédi-cations.

Car, vous labourez un sol qui n'a pas été arrosé par

la pluie. Sachez que, quand Dieu voulut renouveler

le monde, il envoya d'abord la pluie de la Salutation

Angélique, et c'est ainsi que le monde fut racheté.

Exhortez donc les hommes, dans vos sermons, à réci-

ter mon psautier (Rosaire), et vous en recueillerez de

grands fruits pour les âmes."

«C'est ce que fit dès lors Dominique, et les résul-

tats furent vite considérables. Il y eut bien la vingtaine

d'années de guerre de la croisade des Albigeois, qui

fit beaucoup de massacres des deux côtés des belli-

gérants, attisa beaucoup de braises, mêla beaucoup

d'injustices à une cause juste. Mais ce fut le Rosaire et

non les armes qui convertit les âmes. Saint Dominique

mourut en 1221, mais il laissa son Ordre des Domini-

cains bien établi, pour continuer son oeuvre.

«Le Rosaire s'était beaucoup répandu. Mais, com-

me il arrive souvent, la négligence revient quand les

grandes épreuves sont passées, Il fallut la grande pes-

te de 1349, qui ravagea tous les royaumes d'Europe,

pour ramener les foules à se retourner vers Dieu et à

reprendre le psautier de Jésus et de Marie.

«Au siècle suivant, en 1460, la Sainte Vierge Marie

apparut au bien-heureux Alain de la Roche, de l'Ordre

de S. Dominique, insistant de nouveau sur la récitation

de son psautier. Ce qu'il fit, et c'est alors que la voix

publique donna à cette prière le nom de Rosaire, qui

signifie Couronne de roses. Une couronne, composée,

au complet, de 153 roses blanches (Avés) et 16 roses

rouges (Pater) toutes venant du Paradis. Et dans des

révélations ultérieures, Marie elle-même a confirmé ce

nom.» (Fin de l’article de M. Even)

Les victoires du Rosaire

Dans une vidéo sur la puissance du chapelet, l'ab-

bé Guy Pagès explique:

«La Vierge Marie, notamment en chacune de ses

apparitions tous les 13 du mois, de mai à octobre

1917, à Fatima, ne cesse de demander la récitation du

chapelet pour éloigner les fléaux comme la guerre et

obtenir la paix du monde. Les quelques faits suivants,

parmi tant d’autres, illustrent la puissance du chapelet:

«En 1571, les musulmans étaient à nouveau sur le

point d’envahir l’Europe, et St Pie V demanda alors,

parmi d’autres moyens mis en œuvre, la récitation par

toute la chrétienté du chapelet. La victoire, humaine-

ment inespérée en raison du rapport de forces défavo-

rables à la chrétienté fut cependant au rendez-vous à

Lépante, célébrée aujourd’hui encore le 7 octobre, fête

de Notre-Dame du Rosaire.

«Après la 2ème guerre mondiale les troupes so-

viétiques occupèrent l’Autriche, comme d’autres pays

d’Europe Centrale, qu’ils quitteront le 13 mai 1955,

sans coup férir. Pourquoi ? Parce qu’un million d’Autri-

chiens, soit un sur dix, ont récité le chapelet chaque

jour, pendant 10 ans, pour demander à Dieu la libéra-

tion de leur pays !

«En 1964, au Brésil, toute la vie publique était

ouvertement orientée vers le marxisme et les postes

clés étaient aux mains de communistes ou de pro-

communistes. Le pays était sur le point de passer au

communisme. Le peuple catholique du Brésil se sou-

vint des appels à la pénitence et à la prière lancés par

Notre-Dame de Fatima et, sans qu’aucune goutte de

sang ne soit versée, l’impossible se réalisa, les com-

munistes s’enfuirent du pays.

«Pourquoi douter que Dieu aujourd’hui encore

libérera le monde des présents assauts de Satan et de

ses complices par cette même obéissance au message

de Notre-Dame de Fatima? La bienheureuse Jacinthe,

l’une des trois voyants de Fatima, disait : «Demandez

la paix au Cœur Immaculé de Marie. C’est à Elle que

Dieu l’a confiée.»

Dans sa Lettre apostolique

Le Rosaire de la Vierge

Marie

, Jean-Paul II écrit: «L’Église a toujours reconnu

à cette prière une efficacité particulière dans les cau-

ses les plus difficiles. En des moments où la chrétienté

elle-même était menacée, ce fut à la force de cette

prière qu’on attribua l’éloignement du danger, et la

Vierge du Rosaire fut saluée comme propitiatoire du

salut. Aujourd’hui encore, je recommande à l’efficacité

de cette prière la cause de la paix dans le monde et

celle de la famille.»

Un peu plus loin, au n. 41. Jean-Paul II écrit: «Priè-

re pour la paix, le Rosaire est aussi, depuis toujours, la

prière de la famille et pour la famille. Il fut un temps où

cette prière était particulièrement chère aux familles

chrétiennes et en favorisait certainement la commu-

nion. Il ne faut pas perdre ce précieux héritage. Il faut

se remettre à prier en famille et à prier pour les fa-

milles, en utilisant encore cette forme de prière.

«La famille qui est unie dans la prière demeure unie.

Par tradition ancienne, le saint Rosaire se prête tout

spécialement à être une prière dans laquelle la famille

se retrouve... De nombreux problèmes des familles

contemporaines, particulièrement dans les sociétés

économiquement évoluées, dépendent du fait qu'il

devient toujours plus difficile de communiquer. On ne

parvient pas à rester ensemble, et les rares moments

passés en commun sont absorbés par les images de la

télévision. Recommencer à réciter le Rosaire en famille

signifie introduire dans la vie quotidienne des images

bien différentes, celles du mystère qui sauve: l'image

du Rédempteur, l'image de sa Mère très sainte. La fa-

mille qui récite le Rosaire reproduit un peu le climat de

la maison de Nazareth: on place Jésus au centre, on

partage avec lui les joies et les souffrances, on remet

entre ses mains les besoins et les projets, on reçoit de

lui espérance et force pour le chemin.»

u

de Fatima.”

VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2014

www.versdemain.org

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