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jours très fructueuses, ce sont des journées d’effort

personnel, des journées de lumière, de joie, de paix,

des journées célestes. La paix que nous voulons don-

ner à chaque famille que nous visitons, c’est la paix

que le Christ nous a promise dans l’évangile, et cette

paix retombe sur nous.

Nous aimons faire la Croisade du Rosaire et nous

aimons les gens que nous visitons. La charité, que

nous pratiquons en allant vers les familles et la cha-

rité que les familles font en nous recevant et en nous

aidant, est de l’ordre de la grâce de Dieu.

L’apostolat de la Croisade du Rosaire est pour nous

l’occasion d’accomplir notre devoir et notre droit d’être

apôtres, unis dans le Corps mystique du Christ par le

baptême, fortifiés grâce à la confirmation par la puis-

sance du Saint-Esprit. C’est le Seigneur lui-même qui

nous députe à l’apostolat pour apporter aux familles:

conversion, joie, et espoir. Étant convaincu que Dieu

est le maître de l’histoire nous sommes assurés que

lorsque nous faisons le bien le Règne de Dieu arrive.

Merci. Dieu soit loué !

Marcelle Caya

Pèlerine de saint Michel

Richard Côté, pèlerin de saint Michel de Témis-

couata sur-le-Lac, époux de Francine Desjardins, est

décédé à l’âge de 67 ans et 3 mois, le 27 septem-

bre 2014, jour de la mort de notre

vénéré fondateur, Louis Even, dont

nous fêtons le 40e anniversaire de

son entrée au Ciel, cette année.

(1974-2014) Son épouse Francine

en a été très émue et elle nous a

dit: «Monsieur Even est venu le

chercher.»

Il y a 18 ans, Richard avait subi

un grave accident d’automobile qui

l’avait rendu invalide, fortement

handicapé et totalement aveugle.

Son épouse, très courageuse, avait

fait faire des modifications avec

certaines commodités dans sa

maison pour pouvoir en prendre

soin elle-même.

Richard Côté est entré à plein temps dans l’oeuvre

des Pèlerins de saint Michel en 1965. Pendant 10 ans

de grands dévouements il a parcouru le Canada et

plus particulièrement les Etats-Unis pour faire connaî-

tre l’éclatante lumière du Crédit Social qui ferait dis-

paraître le grand problème de la pauvreté. Il visitait

les familles, distribuait des circulaires aux portes des

églises, il tenait des assemblées, etc. En 1975 il quitta

la vie de Plein-Temps pour se marier. Il a eu 3 enfants.

Il continua sa vie d’apostolat pour le Crédit Social

dans sa région dans ses temps de loisirs. Lui et son

épouse recevaient pour les répas et l’hébergement,

les Pèlerins de passage dans leur région.

Louis Even notre fondateur, aimait bien Richard.

Dans sa vie de Plein-Temps aux Etats Unis il a exer-

cé son apostolat aussi dans le Montana, il a même

rencontré un ancien élève de M. Even, où en 1903,

chassé de France par la Loi Combe, il avait été en-

voyé donner l’enseignement aux Amérindiens que

l’on nommait les «Gros Ventres» et les «Têtes Plates».

M. Even a eu le plaisir de recevoir une lettre de cet

Amérindien conquis au Crédit Social par Richard. Cet

ancien élève a rappelé à M. Even le temps qu’il se

faisait aider par lui pour cultiver des fleurs pour les

offrir à la sainte Vierge et lui démon-

trer son grand amour.

Chère madame Côté, les Direc-

teurs, les Plein-Temps et tous les

Pèlerins de saint Michel à temps

partiel vous prient de recevoir l’ex-

pression de leur plus profonde sym-

pathie, à l’occasion du décès de ce

cher Richard, que nous avons tous

aimé. Nous nous unissons aux priè-

res de la famille pour le repos de son

âme. Nous ne doutons pas qu’après

une vie de prière, d’apostolat et de

ses 18 dernières années de gran-

des souffrances, sur le calvaire, il a

été reçu, à bras ouverts, par Marie

Reine. Nous nous imaginons que M.

Even, notre saint fondateur devait être à l’entrée du

Paradis, accompagnant Notre-Dame, pour présenter

Richard à Jésus et pour lui dire: «Celui-ci est l’un des

nôtres, il mérite bien le Ciel.»

La séparation est toujours douloureuse. Mais

Richard est maintenant guéri de tous ses maux, et

quelle joie nous ressentons en pensant qu’il a retrou-

vé au Ciel sa jeunesse, sa santé, de bons yeux et que

dans un bonheur inouï, il chante les louanges de Dieu

en compagnie de tous les anges et les saints du Ciel.

Il sera toujours près de sa chère épouse Francine

et de ses enfants pour les aider et les aimer davan-

tage. Sûrement qu’il reprendra le bon combat dans

l’armée de saint Michel du Ciel, avec Louis Even et

tous les Pèlerins de saint Michel décédés, pour vain-

cre les forces de Mammon qui a enchaîné l’humanité

avec son système d’argent-dette, cause principale de

la pauvreté dans le monde. Le Christ Roi règnera sur

toutes les nations. Allez annoncer la bonne nouvelle

aux pauvres !

Thérèse Tardif

Richard Côté, ancien Plein-Temps de Vers Demain, décédé

Comme c’est l’habitude depuis plusieurs années,

notre congrès international à Rougemont de 2014 a

été précédé d’une session d’étude du 19 au 28 août,

portant sur la démocratie économique (ou crédit so-

cial), vue à la lumière de la doctrine sociale de l’Église,

basée sur le livre d’Alain Pilote, «La démocratie écono-

mique expliquée en dix leçons».

Plus de 50 prêtres et fidèles d’Afrique et d’autres

pays ont participé à cette session, dont Mgr Mathieu

Madega Lebouakehan, évêque de Mouila et président

de la Conférence des évêques du Gabon, dont c’était

la troisième participation à une telle session à Rou-

gemont. (À noter que la prochaine session d’étude à

Rougemont sur le crédit social aura lieu du 20 avril au

2 mai 2015, suivie de notre semaine d’adoration du 3

au 10 mai.)

Mgr Madega devenu un ardent propagandiste du

crédit social, en parlant partout, même lors de ses pas-

sages à Rome (il a remis en mains propres au Pape

François notre livre des dix leçons), et en parle aussi

aux évêques qu’il rencontre aux synodes à Rome, y

compris le tout récent synode sur la famille (voir page

17.) Voici ce que Mgr Madega nous a dit à la conclusion

de notre session d’étude à Rougemont, le 28 août 2014:

par

Mgr Mathieu Madega Lebouakehan

«Le Seigneur a dit à mon Seigneur: “Siège à ma

droite, je ferai de tes ennemis un marchepied de ton

Trône”.»

(Psaume 110, 1.)

Mademoiselle Thérèse Tardif, Directrice, chers

Directeurs, chers Pèlerins de saint Michel, monsieur

l’Abbé Secrétaire Général de l’ACERAC (Association

des conférences épiscopales de la région de l’Afrique

centrale), chers prêtres, chères religieuses, chers fidè-

les engagés dans la sainte Mère Église catholique, et

d’une manière spéciale cher Alain Pilote et Monsieur

François de Siebenthal;

Nous sommes venus ici pour prendre part à cette

session de formation, pour laquelle nous disons merci

au Seigneur. Et pour essayer de méditer avec vous le

trésor que je refais mien, Jésus nous dit dans l’Évangile

selon saint Jean (19, 10): «Je suis venu pour qu’ils aient

la vie, et qu’ils l’aient en abondance». Donc:

1. Nous devons vivre.

2. Pour vivre, nous devons satisfaire nos besoins

vitaux et quelquefois annexes.

3. Pour y arriver, nous devons travailler.

4. Mais même en travaillant, nous ne pouvons pas

nous procurer tous les biens dont nous avons besoin.

5. Aussi avons-nous besoin d’échanger des pro-

duits avec d’autres.

6. Quel est donc le moyen d’échange?

On va échanger une quantité de produits A contre

une autre quantité de produits B. Dans cet échange, la

monnaie n’est rien d’autre qu’une unité de mesure, une

façon d’obtenir une concordance avec les produits. Elle

peut s’appeler roche, plume d’oiseau, feuille d’érable,

etc. Actuellement, nous l’appelons argent, monnaie.

La monnaie, qui peut être une unité arbitraire de

mesure de biens et de services, permet les échanges

entre producteurs et consommateurs. Notons bien: ce

ne sont pas ceux qui échangent les produits, les biens

et les services, qui ont des moyens aujourd’hui, mais

bien d’autres personnes. Or, ces moyens changent au

gré et au profit de ces fameuses autres personnes qui

décident de ces moyens.

Posons0nous cette question: nous voulons

simplement échanger entre nous les biens et servi-

ces afin de vivre. Pourquoi alors laisser ces fameux

autres s’ingérer dans nos transactions, à notre désa-

vantage, et toujours à notre désavantage?

L’argent n’est qu’un chiffre qui représente les biens et services

Pourquoi laisser des gens créer ces chiffres à notre désavantage ?

Intervention de Mgr Mathieu Madega du Gabon

Mgr Mathieu Madega montre fièrement la croix

pectorale qu’il a reçu en cadeau du cardinal Lacroix

de Québec, lorsqu’il a célébré la messe à la cathédrale

Notre-Dame de Québec le dimanche 24 août 2014.

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VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2014

VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2014

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