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Enfin, je veux vous raconter une chose étrange

qui m'est arrivée l'été dernier. J'étais assis, chez moi,

sur la véranda, à lire le journal tout en profitant des

derniers rayons du soleil, quand un petit homme vert

atterrit à côté de moi dans sa machine volante .

«Bonjour», lui ai-je dit, «d'où êtes-vous?»

«Je suis d'un endroit que vous, les terriens, vous

appelez Mars.»

«Vraiment ! Que pensez-vous de notre planète?»

«Eh bien... Je ne voudrais pas vous offenser, mais

je pense que vous êtes tout à fait arriérés.»

«Quoi ! ? Qu'est-ce qui vous fait croire une pa-

reille chose?»

«Eh bien, en pénétrant votre atmosphère j'ai pu

jeter un coup d'oeil sur certaines de vos plages...

sacs en plastique partout, mais ce n'était pas le pire:

le pire ça été lorsque j'ai ouvert ma fenêtre... Ouf !

Les odeurs nauséabondes qui sortaient de vos sys-

tèmes d'égout... quelle puanteur ! Il m'a fallu me tenir

le nez pincé jusqu'à mon départ. Ensuite, je suis allé

dans une de vos villes pour atterrir sur un viaduc où

je pensais pouvoir observer votre monde en action,

mais je n'y suis pas resté longtemps... dangereux !

Un gros morceau de béton s'est détaché en dessous

de moi et j'ai eu à peine le temps de redémarrer ma

soucoupe volante pour ne pas planter avec elle.»

«Je sais... Je sais... Nos infrastructures sont en

ruine en beaucoup d'endroits et en d'autres endroits

elles sont simplement non-existantes.»

«Quel est le problème? Vous ne savez pas com-

ment les construire, comment les maintenir en bonne

condition?»

«Ce n'est pas ça ! Nous avons les meilleurs ingé-

nieurs possibles et nous sommes à la fine pointe de

la technologie.»

«Ah ! Alors, il vous en manque, je suppose...

Vous manquez de ressources naturelles et humaines,

non?»

Je lui ai montré le journal que j'étais à lire: «Re-

gardez bien ce titre ! »

«Je parle le terrien», m'a-t-il dit, «mais je ne sais

pas le lire – votre alphabet m'est étranger.»

«D'accord. Je vais vous le lire: Chômage à la

hausse: 2 % depuis le mois dernier. Même les gens

bien qualifiés ne peuvent pas trouver du travail.»

«Et c’est quoi le problème, alors?»

«Une question de finance... l 'argent manque ! »

«Pas d'argent ? Qu'est-ce que c'est ça, l'argent ?»

«Comment ? Vous n'avez pas d'argent sur Mars?»

«Dites-moi ce qu'est l'argent et je vais vous dire si

oui ou non nous en avons.»

Je lui ai donc expliqué: «Supposons que le gou-

vernement – nos dirigeants – décidait de construire

une usine de traitement d'eau ou de réparer un via-

duc. Pour ce faire, ils iraient à la Banque. Or les ban-

ques font des numéros symboliques très spéciaux

qui ont le pouvoir de faire bouger les choses. Il faut

donc que nos dirigeants leur empruntent suffisam-

ment de ces numéros spéciaux pour permettre aux

ingénieurs, techniciens et ouvriers d'utiliser nos res-

sources naturelles et exécuter des projets. Ce sont

ces puissants numéros symboliques que nous appe-

lons l'argent.»

«Donc, c'est ça l'argent...? Qu'est-ce que vous en

faites lorsque vous en avez fini ?»

«C'est le simple bon sens et vous devriez le sa-

voir ! », lui répondis-je, quelque peu exaspéré. «Puis-

que nous les avons empruntés, comme je vous l'ai dit

la chose la plus logique est de les rembourser à la Ban-

que - avec un certain intérêt, bien entendu. Et avant

que vous me le demandiez, l'intérêt c'est ce que nous

payons, en plus du prêt, pour les services rendus – ce

sont les bénéfices, le profit, vous comprenez ?»

«Ha ! Ha ! Que vous êtes sots, vous les Terriens !

Comment payez-vous le surplus de la dette?»

«Euh ! Eh bien, on ne le paie pas tout de suite –

on remet ça. Ça fait partie du déficit.»

Il a ri de nouveau.

«Vous avez quelque chose de mieux sur la pla-

nète Mars, je suppose ! » lui ai-je suggéré, ironique-

ment. «Comment construisez-vous ces engins, tels

celui avec lequel vous venez d'atterrir ?»

«Vous ne comprendriez pas même si j'essayais de

vous l'expliquer, mais laissez-moi simplement vous

dire ceci: Sur Mars, ce n'est pas ces symboles numé-

riques que vous appelez argent, qui commandent no-

tre capacité de produire ces engins, mais c'est notre

capacité de les produire qui commande les symboles

numériques nécessaires.»

Puis il est parti avec un sourire narquois au visa-

ge. Je me demande... Ce qu'il a dit était si simple !

L'argent doit servir l'économie et non l'inverse.

Jean-Nil Chabot

Quand les Martiens nous visitent...

Des écureuils catholiques

Dans une petite ville, il y

avait trois églises, une pres-

bytérienne, une méthodiste,

et une catholique. Les trois

étaient envahies par des écu-

reuils. Chaque église orga-

nisa une réunion pour régler

le problème.

Les presbytériens déci-

dèrent que la présence des

écureuils dans l’église était

prédestinée et qu’ils devaient

faire avec. Les méthodistes

décidèrent qu’il leur fallait

régler le problème des écureuils avec amour. Ils les

attrapèrent avec douceur et les relâchèrent dans un

parc à l’autre bout de la ville. Trois jours plus tard, les

écureuils étaient de retour dans l’église...

Le curé de la paroisse catholique trouva la solution

la plus efficace: il les a baptisés et enregistrés comme

membres de la paroisse. Depuis ce temps-là, les écu-

reuils ne viennent à l'église qu'à Noël et à Pâques...

Une sortie pour les cinquante ans de mariage

Un couple qui célébrait son cinquantième anniver-

saire de mariage était réuni autour d’un bol de punch

dans la même salle où ils s’étaient mariés cinquante

ans plus tôt. Au fil des années, il y avait eu beaucoup

d’étincelles, mais le mariage avait duré... surtout grâce

au sens de l’humour du mari.

Alors qu’elle servait un verre de punch à son mari

durant cette soirée du 50e, elle lui dit: «Te souviens-tu

du jour de notre mariage? Je t’avais offert un verre de

punch comme celui-ci. Eh bien, avoir su tout ce que

j’étais pour endurer avec toi pendant ces 50 ans, je

crois que j’aurais versé du poison dans ton verre à ce

moment-là ! »

Son mari lui répond du tac au tac: «Tu sais, moi

aussi, avoir su tout ce que j’étais pour endurer avec

toi pendant ces 50 ans, je crois que j’aurais bu le verre

de poison ! »

Le reste de la soirée se passa pas trop mal, et

l’heureux couple retourna à la maison. Durant la nuit,

la fournaise dans le sous-sol explosa, et le couple fut

projeté par le souffle de l’explosion en dehors de la

maison, les deux tombant assis côte à côte sur le trot-

toir. Le mari dit à sa femme: «Tu sais, je crois que c’est

la première fois qu’on sort ensemble depuis bien long-

temps ! »

Un emploi où il faut rester muet...

Un chômeur à la recherche d'un emploi passe

devant un jardin zoologique où il voit l'enseigne «em-

ployés demandés». Il entre et va voir le patron du zoo

qui lui dit: «Nous manquons d'animaux, alors tu vas te

déguiser en gorille. Tu n'as qu'à faire semblant d'être

un gorille».

Alors l'homme enfile le costume de gorille, entre

dans l’enclos, et commence à faire comme un gorille,

et se balancer de liane en liane. Sans le vouloir, il se

balance trop fort et tombe dans l’enclos du lion. Alors

il prend peur et se met à crier: «Au secours! Venez

me sortir d'ici!» Alors le lion lui dit: "Chut, ferme-là, ou

bien on va perdre notre emploi!»

Rions

un peu...

Quand deux féministes manifestent... est-ce que

leurs pancartes se contredisent... ou se complètent ?

Un missionnaire en Afrique se promenait seul

dans la jungle, et se retrouve face à face avec un lion

qui semble affamé et prêt à le dévorer. Le missionnaire

se met à genoux, et fait la prière suivante: «Mon Dieu,

faites que ce lion ait des pensées chrétiennes...» Alors

le lion se met à genoux, et fait la prière suivante: «Bé-

nissez-nous, o mon Dieu, ainsi que la nourriture que

nous allons prendre...»

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VERS DEMAIN mars-avril 2014

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