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nous, et nous sommes tentés de faire le mal. C'est

pourquoi Dieu nous offre l'aide de sa grâce pour vain-

cre les tentations, et si nous tombons dans le péché,

Dieu nous donne la grâce de nous relever par le sacre-

ment de pénitence.

Pas une démocratie

Quand bien même une majorité de catholiques se-

raient en faveur de l'avortement ou du contrôle artificiel

des naissances (la «pilule», etc.) cela ne change abso-

lument rien au fait que l'avortement et le contrôle artifi-

ciel des naissances sont un mal en tout temps. En effet,

comme il a été

dit précédem-

ment, ce n'est

pas l'homme qui

décide de ce qui

est bien ou mal,

mais Dieu seul.

Pareillement,

même si une

majorité de fi-

dèles faisaient

pression sur le

Pape pour qu'il

déclare

que

l'avortement et

la pilule ne sont

plus

péchés,

cela serait com-

plètement inu-

tile, car ce n'est

pas le Pape qui

est l'auteur des

Dix Commandements, mais Dieu; ni le Pape ni aucun

homme n'a le pouvoir de les changer. Le devoir du Pape

et de l'Église, c'est de dire la vérité aux fidèles, même

sur les points les plus difficiles, que cela plaise ou non

à certains. Le Pape l'explique ainsi dans son encyclique:

«Le fait que certains croyants agissent sans sui-

vre les enseignements du Magistère ou qu'ils considè-

rent à tort comme moralement juste une conduite que

leurs pasteurs ont déclarée contraire à la Loi de Dieu,

ne peut pas être un argument valable pour réfuter la

vérité des normes morales enseignées par l'Église...

Le dissentiment, fait de contestations délibérées et

de polémiques, exprimé en utilisant les moyens de

communication sociale, est contraire à la communion

ecclésiale et à la droite compréhension de la constitu-

tion hiérarchique du Peuple de Dieu.»

Le devoir des évêques

Le Pape termine son encyclique en rappelant le

devoir des évêques:

«

En tant qu'évêques, nous avons le devoir d'être

vigilants pour que la Parole de Dieu soit fidèlement

enseignée. Mes Frères dans l'Épiscopat, il entre dans

notre ministère pastoral de veiller à la transmission

fidèle de cet enseignement moral et de prendre les

mesures qui conviennent pour que les fidèles soient

préservés de toute doctrine ou de toute théorie qui lui

sont contraires.

«Dans cette tâche, nous avons l'aide des théo-

logiens. Cependant, les opinions théologiques ne

constituent ni la règle ni la norme de notre enseigne-

ment, dont l'autorité découle, avec l'aide de l'Esprit

Saint et dans la communion avec Pierre et sous Pierre,

de notre fidélité à la foi catholique reçue des Apôtres.

Comme évêques, nous avons le grave devoir de veiller

personnellement à ce que la “saine doctrine” de la foi

et de la morale

soit enseignée

dans nos diocè-

ses.»

Prions pour

que tous les évê-

ques

donnent

suite à cette ency-

clique du Pape,

et qu'ils pren-

nent effective-

ment les mesures

qui conviennent

pour que les fi-

dèles soient pré-

servés de toute

doctrine ou de

toute théorie qui

sont contraires à

l'enseignement

moral de l'Eglise!

Alain Pilote

u

Le devoir de proclamer la vérité

Lors de l'Angélus du 3 octobre 1993 sur la Pla-

ce Saint-Pierre à Rome, le Pape Jean-Paul Il avait

parlé ainsi aux fidèles de sa nouvelle encyclique,

Veritatis splendor

:

"L'Église en effet, lorsqu'elle parle, le fait parce

qu'elle se sent «débitrice», d'une part, à l'égard de

l'homme, souvent désorienté au milieu de tant de

voix discordantes, et, d'autre part, à l'égard de la

vérité, dont elle est elle-même destinataire, avant

d'en être l'annonciatrice. Se trouvant au service

de la Parole de Dieu, il ne lui serait pas permis de

la taire ou de la manipuler pour suivre des mo-

des passagères. Une Église qui s'abandonnerait à

cette logique ne serait plus l'«épouse fidèle» du

Christ !

"L'Église parle aux consciences et fait appel à

la liberté responsable des croyants. J'ai confian-

ce dans le fait que ce juste service ecclésial sera

accepté par les fidèles du monde entier dans une

prompte et cordiale adhésion, dans une attitude

de communion avec le Magistère ecclésial..."

Timbre-poste émis conjointement par le Vatican

et la Pologne pour la canonisation de Jean-Paul II et Jean XXIII

Les Papes Jean-Paul II (1920-2005) et Jean XXIII se-

ront déclarés saints le 27 avril 2014, deuxième diman-

che de Pâques et fête de la Miséricorde divine. Cette

fête, instituée par Jean-Paul II lors de la canonisation

de soeur Faustina Kowalska, religieuse polonaise à qui

Jésus avait révélé des messages sur Sa miséricorde

infinie. Jean-Paul II est décédé le 2 avril 2005, veille du

dimanche de la miséricorde, et a été béatifié le 1er mai

2011, aussi dimanche de

la miséricorde. C'était la

première fois qu'un Pape

était élevé aux honneurs

des autels par son suc-

cesseur immédiat — dans

ce cas-ci, Benoît XVI, qui

pourrait fort bien être pré-

sent à la cérémonie de

canonisation le 27 avril.

Un miracle – une

guérison déclarée scien-

tifiquement par les mé-

decins – est requis pour

la béatification, et un

second miracle, qui doit

avoir lieu après la béati-

fication, est aussi requis

pour la canonisation.

Pour la béatification de Jean-Paul II, la guérison rete-

nue était celle de soeur Marie Simon-Pierre Normand,

petite soeur des Maternités catholiques d'Aix-en-Pro-

vence (France), souffrant de la maladie de Parkinson à

un stade avancé — la même maladie dont Jean-Paul II

avait souffert durant ses dernières années.

De façon exceptionnelle, le Pape peut déclarer

saint sans miracle un bienheureux, et c'est ce que le

Pape François a fait dans le cas de Jean XXIII. (Ce pri-

vilège est très rarement utilisé, puisque chacun des

428 saints déclarés sous le pontificat de Jean-Paul II

ont nécessité un miracle.) Mais pour la canonisation

de Jean-Paul II, un miracle a bel et bien été reconnu, et

il est arrivé le 1er mai 2011, le jour même de sa béatifi-

cation, au Costa Rica, en Amérique centrale.

Le 5 juillet 2013, le pape François, suite à l'avis de

la Congrégation pour les causes des saints, reconnais-

sait cette guérison miraculeuse due à l'intercession du

bienheureux Jean-Paul II. C'est ce jour-là que la mira-

culée a pu enfin raconter elle-même sa guérison. Voici

le récit de ce miracle attribué à l'intercession de Jean-

Paul II, tel que rapporté par

zenit.org:

Floribeth Mora Diaz, alors âgée de 47 ans, avait

subi un ictus cérébral hémorragique et les médecins

ne lui avaient laissé aucun espoir. L’opération suscepti-

ble de refermer l’artère devait se faire dans un endroit

inaccessible de son cerveau, et les médecins ne lui

laissaient que quelques heures à vivre. Elle a supplié

Jean-Paul II.

Mariée à Edwin Antonio Arce Abarca et mère de

cinq enfants Floribeth Mora Díaz, vit dans la petite

localité de Dulce Nombre de Jesús (Doux Nom de Jé-

sus), à une trentaine de kilomètres de San José, la ca-

pitale. C’était une femme en bonne santé qui un jour,

en avril 2011, a subitement ressenti un violent mal de

tête. Transportée à l’hôpital de Cartago, on la transfert

d’urgence à l’hôpital de la capitale San José.

Les examens révélè-

rent un anévrisme céré-

bral. Elle vécut alors un

calvaire, avec la dété-

rioration des vaisseaux

sanguins du cerveau. Les

médecins considéraient

qu'il n'y avait plus pour

elle aucun espoir.

Mais la femme re-

fusa de se résigner: "Si

je suis perdue pour les

médecins, ce Pape me

sauvera", dit-elle, en se

souvenant du voyage de

Jean-Paul II dans son

pays en mars 1983. Elle

se mit à le prier de la

guérir, avec notamment

le prêtre de sa paroisse. Malgré son incapacité à mar-

cher, elle voulut participer à la procession en honneur

du nouveau bienheureux, le jour de sa béatification, le

1er mai 2011.

Le 1er mai 2011, à 2h du matin heure locale, au

Costa Rica commençait à la télévision le direct de la

messe de béatification du pape Wojtyła. Malgré les

conditions dans lesquelles elle se trouvait, Floribeth

décide d’essayer de regarder la télévision de son lit,

où elle se trouvait pleine de douleurs et totalement

immobilisée.

Comme elle regardait la photographie du pape

polonais dans un journal, le bienheureux Jean Paul II

a commencé à lui parler: «Lève-toi ! N'aie pas peur !»,

lui dit-elle. «J'ai été surprise. J'ai continué à regarder le

magazine. J'ai dit: 'Oui, Seigneur', et je me suis levée.»

Depuis son état de santé ne lui a plus causé aucune

inquiétude.

Elle revint à l'hôpital le lendemain, pour de nou-

veaux examens. Une surprise attendait les médecins:

les symptômes de la maladie ne se voyaient plus ! Le

neurochirurgien qui l'avait soignée, le Dr Alejandro

Vargas Roman, a déclaré que les traces de l'anévrisme

avaient disparu, «sans aucune explication scientifique.

C'est vraiment un miracle, je ne peux pas l'expliquer».

Floribeth Mora a évidement conservé le magazine

comme une relique et c'est avec une grande émotion

qu'elle l'a présenté à la presse. (

Voir photo

.)

Récit du miracle retenu pour la canonisation de Jean-Paul II

Floribeth Mora Diaz raconte aux journalistes

sa guérison par l’intercession de Jean-Paul II

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VERS DEMAIN mars-avril 2014

VERS DEMAIN mars-avril 2014

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