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Dès l’Ancien

Testament, Dieu offre

à l’homme deux choix: le che-

min de la vie, ou celui de la

mort. Le chemin de la vie, c’est

celui de l’amour de Dieu et du

respect de Ses Commande-

ments, et le chemin de la mort,

c’est enfreindre Ses Comman-

dements et vivre dans le péché,

séparé de Dieu.

Dans notre mon- de actuel

de confusion, il est plus souvent

qu’autrement difficile de suivre

le bon chemin, ou même de

savoir ce qu’il faut faire. Un des

plus grands legs de saint Jean-

Paul II à l’Église est sans aucun

doute le Catéchisme de l’Église

catholique, publié en 1992, qui

résume précisément tout ce

que l’on doit savoir et faire pour

être sauvé. C’est un sujet de la plus haute importance,

puisque c’est notre éternité qui est en jeu: une éterni-

té de bonheur avec Dieu dans le Ciel, ou une éternité

de souffrance en enfer, séparé de Dieu.

Une version abrégée, sous forme de questions et

réponses, «synthèse fidèle et sûre» du Catéchisme, a

été publiée en 200, sous le titre de «Compendium du

Catéchisme de l’Église catholique». Ce sont les ques-

tions et réponses de ce Compendium que nous allons

citer, avec les numéros correspondants:

207. Qu’est-ce que la vie éternelle?

La vie éternelle est la vie qui commence aussitôt

après la mort. Elle n’aura pas de fin. Elle sera précédée

pour chacun par un jugement particulier prononcé par

le Christ, juge des vivants et des morts, et elle sera

scellée au jugement final.

208. Qu’est ce que le jugement particulier ?

C’est le jugement de rétribution immédiate que

chacun, à partir de sa mort, reçoit de Dieu en son âme

immortelle, en relation avec sa foi et ses œuvres. Cette

rétribution consiste dans l’accession à la béatitude du

ciel, aussitôt ou après une purification proportionnée,

ou au contraire à la condamnation éternelle de l’enfer.

209. Qu’entend-on par «ciel»?

On entend par «ciel» l’état de bonheur suprême

et définitif. Ceux qui meurent dans la grâce de Dieu et

qui n’ont besoin d’aucune purification ultérieure sont

réunis autour de Jésus et de Marie, des anges et des

saints. Ils forment ainsi l’Église du ciel, où ils voient

Dieu « face à face » (1 Co 13,12); ils vivent en commu-

nion d’amour avec la Sainte Trinité et ils intercèdent

pour nous.

«La vie subsistante et vraie, c’est le Père qui, par le

Fils et l’Esprit Saint, déverse sur tous sans exception

les dons célestes. Grâce à sa miséricorde, nous aussi,

hommes, nous avons reçu la promesse indéfectible

de la vie éternelle» (saint Cyrille de Jérusalem).

210. Qu’est-ce que le purgatoire?

Le purgatoire est l’état de ceux qui meurent dans

l’amitié divine, mais qui, tout en étant assurés de leur

salut éternel, ont encore besoin de purification pour

entrer dans la béatitude du ciel.

211. Comment pouvons-nous contribuer à la pu-

rification des âmes du purgatoire?

En vertu de la communion des saints, les fidèles

qui sont encore en pèlerinage sur la terre peuvent

aider les âmes du purgatoire, en offrant pour elles des

prières de suffrage, en particulier le Sacrifice eucha-

ristique, mais aussi des aumônes, des indulgences et

des œuvres de pénitence.

212. En quoi consiste l’enfer?

Il consiste dans la damnation éternelle de ceux

qui, par libre choix, meurent en état de péché mortel.

La peine principale de l’enfer est la séparation éternel-

le de Dieu. C’est en Dieu seul que l’homme possède la

vie et le bonheur pour lesquels il a été créé et auxquels

il aspire. Le Christ exprime cette réalité par ces mots :

«Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éter-

nel» (Mt 25,41).

Le Catéchisme de 1992 explique (n. 1035 et 1036):

L’enseignement de l’Église affirme l’existence de

l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent

en état de péché mortel descendent immédiatement

après la mort dans les enfers, où elles souffrent les

peines de l’enfer, «le feu éternel». La peine principale

de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec

Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bon-

heur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire.

Les affirmations de la Sainte Écriture et les ensei-

gnements de l’Église au sujet de l’enfer sont un appel à

la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa

liberté en vue de son destin éternel. Elles constituent

en même temps un appel pressant à la conversion:

«Entrez par la porte étroite. Car large et spacieux est le

chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup

qui le prennent ; mais étroite est la porte et resserré le

chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trou-

vent» (Mt 7, 13-14).

213. Comment concilier l’existence de l’enfer et

l’infinie bonté de Dieu?

S’il veut que « tous parviennent au repentir » (2 P

3,9), Dieu a toutefois créé l’homme libre et responsa-

ble, et il respecte ses décisions. C’est donc l’homme

lui-même qui, en pleine autonomie, s’exclut volon-

tairement de la communion avec Dieu, si, jusqu’au

moment de sa mort, il persiste dans le péché mortel,

refusant l’amour miséricordieux de Dieu.

214. En quoi consistera le jugement dernier ?

Le jugement dernier (universel) consistera dans

la sentence de vie bienheureuse ou de condamnation

éternelle, que le Seigneur Jésus, lors de son retour

comme juge des vivants et des morts, prononcera

pour « les justes et les pécheurs » (Ac 24,15), rassem-

blés tous ensemble devant lui. A la suite de ce juge-

ment dernier, le corps ressuscité participera à la rétri-

bution que l’âme a reçue dans le jugement particulier.

215. Quand ce jugement arrivera-t-il ?

Ce jugement se produira à la fin du monde, dont

seul Dieu connaît le jour et l’heure.

Puisqu’il a été dit que l’homme mérite l’enfer pour

un seul péché mortel non confessé et pardonné, expli-

quons maintenant ce qu,est le péché.

LE PÉCHÉ

391. Qu’implique pour nous l’accueil de la misé-

ricorde de Dieu?

Elle implique la reconnaissance de nos fautes et le

repentir de nos péchés. Dieu lui-même, par sa Parole

et son Esprit, éclaire nos péchés, nous assure la vérité

de notre conscience et l’espérance du pardon.

392. Qu’est-ce que le péché?

Le péché est «une parole, un acte ou un désir

contraires à la Loi éternelle» (saint Augustin). Il est

une offense à Dieu, par désobéissance à son amour.

Il blesse la nature de l’homme et porte atteinte à la

solidarité humaine. Le Christ, dans sa Passion, éclaire

pleinement la gravité du péché et il le vainc par sa mi-

séricorde.

393. Y a-t-il plusieurs sortes de péchés?

La variété des péchés est grande. On peut les

distinguer selon leur objet, ou selon les vertus ou les

commandements auxquels ils s’opposent. On peut les

ranger aussi selon qu’ils concernent directement Dieu,

le prochain ou nous-mêmes. En outre, on peut distin-

guer les péchés en pensée, en paroles, par action ou

par omission.

394. Comment se distinguent les péchés en fonc-

tion de leur gravité?

On distingue le péché mortel et le péché véniel.

395. Quand commet-on le péché mortel ?

On commet le péché mortel quand il y a à la fois

matière grave, pleine conscience et propos délibéré.

Le péché mortel détruit en nous la charité, nous prive

de la grâce sanctifiante et conduit à la mort éternelle

de l’enfer s’il n’y a pas de repentir. Il est pardonné ordi-

nairement par les sacrements du Baptême, de la Péni-

tence ou Réconciliation.

396. Quand commet-on le péché véniel ?

Le péché véniel, qui est radicalement différent du

péché mortel, est commis quand sa matière est légè-

re, ou même si elle est grave mais sans qu’il y ait plei-

ne conscience ou total consentement. Il ne rompt pas

l’alliance avec Dieu, mais il affaiblit la charité. Il traduit

un attrait désordonné pour les biens créés. Il empêche

les progrès de l’âme dans l’exercice des vertus et dans

la pratique du bien moral. Il mérite des peines tempo-

relles purificatoires.

397. Comment le péché prolifère-t-il en nous?

Le péché crée un entraînement au péché, et, par

sa répétition, il engendre le vice.

398. Qu’est-ce que les vices?

Étant contraires aux vertus, les vices sont des ha-

bitudes perverses qui obscurcissent la conscience et

inclinent au mal. Ils peuvent être rattachés aux sept

péchés que l’on appelle les péchés capitaux: l’orgueil,

l’avarice, l’envie, la colère, la luxure, la gourmandise,

la paresse ou acédie.

399. Avons-nous une responsabilité dans les pé-

chés commis par autrui ?

Nous avons une responsabilité lorsqu’il y a de no-

tre part une coopération coupable.

400. Qu’est ce que les structures de péché?

Notre destinée finale: le Ciel ou l’enfer

À nous de faire le bon choix

avec l’aide de la prière et des sacrements

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VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2014

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