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lons-nous séjourner sous la tente de Dieu, habiter sa

sainte montagne? Ou encore, voulons-nous recher-

cher la perfection et agir avec justice tout en disant la

vérité selon notre cœur de chrétien? La réponse est

claire. Nous devons prêter l’argent sans intérêt. Som-

mes-nous prêts à cette conversion? Ah qu’il est diffi-

cile aux riches d’entrer dans le Royaume des cieux !

(Cf. Mt 19,23).

Avançons en eaux profondes. Avec l’Apôtre Pier-

re répondons à la question de Jésus: «Les rois de la

terre, de qui perçoivent-ils taxes ou impôts? De leurs

fils ou des étrangers?» (Mt 17,25). La réponse est:

«Des étrangers» (Mt 17,26a). Réfléchissons donc aussi

au problème des taxes ou des impôts. Ayons à cœur

de ne pas limiter notre réflexion à du déjà connu, du

déjà fait et du déjà vu. Car avant l’abolition officielle

de l’esclavage, beaucoup le trouvaient normal et donc

bon ! Mais qu’en est-il aujourd’hui ? L’esclavage n’est

plus bon.

Le Crédit Social, ou démocratie économique,

est une solution aux problèmes économiques

actuels apportée par l’ingénieur écossais Clifford

Hugh Douglas (1879-1952). Pour être appliquée,

elle n’a pas besoin de la création de nouveaux par-

tis politiques, mais de l’éducation du peuple pour

créer une opinion publique assez forte pour faire

pression sur ses élus. Le Crédit Social veut que

tous, que chacun des membres de la société tire

des avantages de la vie en société.

Il réclame pour tous et chacun une part suffi-

sante des biens abondants du pays pour assurer à

tous et à chacun une honnête subsistance.

Puisque c’est le système d’argent qui fonc-

tionne mal, le Crédit Social condamne la manière

actuelle de faire l’argent et exige une manière plus

conforme au bien commun.

Aujourd’hui, l’argent est fait par les banques,

pour le profit des banques, et en endettant les gou-

vernements et l’industrie. Cette manière de faire et

d’émettre l’argent confère aux banques un pouvoir

de contrôle sur toute la société.

Le Crédit Social veut que la société elle-même

émette l’argent, tout l’argent dont elle a besoin

pour que la production se fasse et se vende.

Le Crédit Social soutient que tout argent nou-

veau, correspondant à un développement dans la

capacité de production du pays, appartient au pu-

blic, non à un groupe de particuliers, et doit être

remis au public, c’est-à-dire à tous les citoyens.

En affranchissant l’homme de la soumission à

l’argent, le Crédit Social le libère, le fait entrer dans

une ère de sécurité économique et de liberté per-

sonnelle. En reconnaissant l’héritage social com-

mun, le Crédit Social développe l’esprit de solida-

rité et de fraternité.

Le Crédit Social demande donc, dans le sys-

tème monétaire:

1. Que l’argent soit fait par la nation, en rap-

port avec les possibilités de la production, et les

besoins de la consommation;

2. Que tout argent nouveau soit distribué

aux consommateurs;

a) Par un dividende national réparti également

entre tous les hommes, femmes et enfants du pays;

b) Par un escompte accordé sur les achats

au détail, calculé de façon à équilibrer le pouvoir

d’achat avec les prix. Cet escompte, en faveur de

l’acheteur, est compensé au marchand par une

émission de crédit nouveau.

L’argent nouveau ainsi distribué au public, sans

augmentation de taxes, augmentera les achats, ac-

tivera le travail et fera disparaître le chômage forcé.

Le dividende à chaque citoyen rendra moins

dure la condition des familles nombreuses, chaque

membre de la famille faisant entrer un dividende

dans la maison.

La possibilité d’écouler les produits par la pré-

sence suffisante d’argent consolidera la propriété

privée, permettra aux cultivateurs et aux industriels

de rencontrer leurs obligations et de développer

leur production, pour le plus grand bien de tous les

consommateurs du pays.

Louis Even

Que veut le Crédit Social?

Voilà pourquoi, libre de tout et à l’égard de tous,

liberté parce que le Fils nous libère et que nous som-

mes réellement libres (Cf. Jn 8,36), nous disons qu’un

monde avec de l’argent sans intérêt sera possible, un

monde sans taxes ni impôts deviendra réalité. Que

vous y croyez ou non, cela se fera. Pour réfléchir un

peu plus, veuillez écouter le DVD que ce mot accom-

pagne. Et pour connaître comment l’argent sans inté-

rêt est possible, venez à l’Institut Louis Even à la Mai-

son de l’Immaculée à Rougemont (Canada) suivre une

session de formation pour un monde avec de l’argent

libéré de dettes. Les sessions ont lieu cette année du 7

au 17 mai et du 20 au 28 août 2014.

Que l'Esprit Saint nous éclaire et nous guide sur la

Voie de la Vérité et de la Vie: le Christ. Que Dieu Vous

bénisse !

Diligere Deum ut Diligatur.

Aimer Dieu pour qu'Il

soit aimé.

+ Mathieu Madega Lebouakehan

VERS DEMAIN janvier-février 2014

www.versdemain.org

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