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belle et juste. Laissons le Père nous dire à chacun, cha-

cune:

«Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, tout

ce qui est à moi est à toi, il faut bien se réjouir que le

mort soit revenu à la vie, que le perdu soit retrouvé»

(Cf. Luc 15, 31-32).

Nous sommes en ambassade pour le Christ (Cf. 2

Cor 5, 20). Si nous partageons la mission du Christ Jé-

sus, nous portons aussi notre croix chaque jour. Nous

marchons à sa suite afin de parvenir à la plénitude de

l’être humain. Nous rencontrons avec lui l’incompré-

hension et la haine du Monde (Cf. Jean 15, 18). Mais

nous gardons notre confiance en lui sans craindre

même de donner notre vie pour lui. Il a vaincu le Mon-

de, il nous donnera la victoire (Cf. Jean 16, 33). Pour

le temps présent, que l’Esprit Saint nous garde dans la

paix, la joie et la communion fraternelle.

Seigneur, «ton amour pour les humains est si

grand que tu veilles sur eux comme un Père, les puri-

fies de leurs fautes avec tendresse et patience et les

ramènes constamment vers leur Chef, le Christ». Fais

de nous, pécheurs pardonnés, des membres du Corps

de ton Fils, des héritiers de son Royaume, le Temple

de ton Esprit. Apprends-nous, par ce Jubilé, à vivre en

frères dans ton Église, à aimer et à servir l’humanité

comme Toi, comme ton Fils, et à nous laisser conduire

par ton Esprit Saint. AMEN.

Félicitations aux nouveaux cardinaux

Le 12 janvier 2014, le Pape François annonçait

la création de 19 nouveaux cardinaux. Parmi eux,

il y a Mgr Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de

Québec, qui devient ainsi, à 56 ans, le troisième

plus jeune cardinal de l’Église actuellement.

Dans cette liste de futurs cardinaux, deux

autres noms retiennent particulièrement notre

attention, puisqu’il s’agit de deux archevêques

africains qui ont assisté en août 2011 à notre ses-

sion d’étude à Rougemont au Canada sur la dé-

mocratie économique: Mgr Jean-

Pierre Kutwa (

photo de gauche)

,

archevêque d’Abidjan en Côte

d’Ivoire, et Mgr Philippe Nakel-

lentuba Ouédraogo, archevêque

de Ouagadougou, au Burkina

Faso. Tous deux

ont bien apprécié

cette session d’étude, et on peut

retrouver leur témoignage dans

la section multimedia/vidéo de

notre site web. Tous sauront bien

conseiller le Pape François !

L’Assemblée des évêques catholiques du Québec

a publié le 23 janvier 2014 une déclaration s’oppo-

sant fermement au projet de loi 52, sur le point d’être

adopté par le Parlement du Québec, qui légaliserait

l’euthanasie sous l’appellation d’aide médicale à

mourir:

Nos députés seront bientôt appelés, à l’Assem-

blée nationale, à voter sur le projet de loi 52. Ce projet

de loi, s’il était adopté, légaliserait l’euthanasie sous

l’appellation d’«aide médicale à mourir». L’acte de

donner la mort serait considéré au Québec comme

un «soin» qui pourrait être offert et «administré» aux

malades en fin de vie.

Ce projet de loi ne doit pas être adopté.

Donner la mort à un malade, ce n’est pas le soi-

gner. Donner une injection mortelle, ce n’est pas un

traitement. L’euthanasie n’est pas un soin.

Nous avons déjà le droit de refuser l’acharnement

thérapeutique. Nous avons déjà le droit de ne pas voir

notre vie prolongée artificiellement en étant branchés

à toutes sortes d’appareils. C’est un acquis: nous

n’avons pas besoin d’une nouvelle loi pour l’assurer.

Ce dont il est question dans le projet de loi 52, c’est

de permettre aux médecins de causer directement la

mort. Cela irait à l’encontre des valeurs humaines les

plus fondamentales et contredirait le but même de la

médecine: donner la mort à un patient n’est pas un

geste médical.

Ce qu’il nous faut, au Québec, c’est une véritable

aide aux mourants, et non l’euthanasie redéfinie par

une loi comme «aide médicale».

Une véritable aide aux mourants, c’est aider la

personne qui arrive à la fin de son existence à vivre

avec humanité et dignité cette étape ultime de sa vie.

C’est lui fournir tout le soutien possible en employant

les meilleurs moyens disponibles pour soulager sa

souffrance, en l’entourant d’affection et de tendres-

se et en l’aidant à faire sereinement les adieux, les

réconciliations, les bilans de vie et les détachements

nécessaires. C’est aussi, si elle y consent, lui présen-

ter l’amour, la miséricorde et le pardon de Dieu, et lui

offrir le réconfort spirituel de la foi et de l’espérance

en la vie éternelle.

Le Comité exécutif de l’Assemblée

des évêques catholiques du Québec,

au nom de l’Assemblée:

Mgr Pierre-André Fournier,

archevêque de Rimouski, président

Mgr André Rivest,

évêque de Chicoutimi, vice-président

Oui aux soins palliatifs accessibles à tous, mais non à

l’euthanasie présentée sous le nom d’«aide médicale à mourir»

VERS DEMAIN janvier-février 2014

www.versdemain.org

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