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Elle et plusieurs de ses compagnes avaient promis à

Notre-Dame à l’époque de devenir religieuses et consa-

crer leur vie aux missions à l’étranger. Adèle avait voulu

rester en Belgique, où elle avait fait sa première commu-

nion, pour se joindre à une communauté religieuse, mais

ses parents voulurent qu’elle les accompagne avec le

reste de la famille aux États-Unis. Avant de quitter l’Euro-

pe, Adèle parla de ses sentiments avec son confesseur,

qui lui dit d’obéir à ses parents et d’aller en Amérique, en

ajoutant: «Si Dieu le veut, vous deviendrez une sœur en

Amérique. Allez. Je prierai pour vous».

Parmi la vague d’immigrants belges arrivés dans la

région de Green Bay dans les années 1850 se retrouve

donc la famille Brise. Les parents d’Adèle, Lambert et

Marie Catherine, avaient quitté la Belgique au début de

juin 1855 avec leurs quatre enfants, dont Adèle, alors

Notre-Dame du Bon Secours

La première apparition reconnue officiellement aux État

s-Unis

«Je déclare avec certitude morale que le contenu des faits, des appa-

ritions et des propos reçus par Adèle Brise en octobre 1859 sont de na-

ture surnaturelle, et par la présente, approuve ces apparitions comme

dignes de foi pour les fidèles chrétiens.»

– Mgr David L. Ricken

par

Melvin Sickler

234 ans après leur fondation (en 1776), les États-

Unis d’Amérique ont eu en 2010 leur première appari-

tion de la Sainte Vierge Marie approuvée officiellement

par l’Église, là où se trouve maintenant le sanctuaire de

Notre-Dame du Bon Secours (Our Lady of Good Help) à

Champion, à quelques 18 milles (29 kilomètres) au nord-

est de Green Bay, dans l’État du Wisconsin. L’Évêque

de Green Bay, Mgr David L. Ricken, a approuvé les ap-

paritions de Notre-Dame à Adèle Brise en 1859, faisant

de ces apparitions de Marie les premières à avoir reçu

l’approbation d’un évêque diocésain aux États-Unis.

Le 8 décembre 2010, en la fête de l’Immaculée

Conception, patronne des États-Unis, Mgr Ricken a

fait la lecture solennelle de son décret reconnaissant

officiellement ces apparitions, au cours d’une messe

spéciale célébrée au sanctuaire de Notre-Dame du

Bon Secours à Champion:

«Je déclare avec certitu-

de morale et conformément aux normes de l’Égli-

se que le contenu des faits, des apparitions et des

propos reçus par Adèle Brise en octobre 1859 sont

de nature surnaturelle, et par la présente, approuve

ces apparitions comme dignes de foi – bien que

non obligatoires – pour les fidèles chrétiens.»

Mgr

Ricken a aussi cité dans son décret les flux continus

de fidèles venus au sanctuaire depuis plus de 150 ans

pour prier Jésus par l’intercession de Notre-Dame de

Bon Secours, la longue tradition de prières exaucées,

les grâces déversées par les sacrements, le caractère

de la visionnaire, et les effets immédiats et persistants

de cette visite de notre Sainte Mère.

Mgr Ricken a également publié un second décret

faisant de ce lieu un sanctuaire diocésain: «J’encourage

les fidèles à fréquenter ce lieu saint de réconfort et de

prières exaucées.» Voici maintenant l’histoire derrière

ce sanctuaire de Notre-Dame de Bon-Secours, en com-

mençant par la voyante, Adèle Brise.

La voyante, Adèle Brise

Adèle Brise est née à Dion-le-Val, dans la province

du Brabant, en Belgique, le 30 janvier 1831. Dans son

enfance, Adèle fut impliquée dans un accident avec de

la lessive qui entraîna la perte d’un œil. Malgré ce han-

dicap et une faible scolarité, Adèle était connue pour sa

personnalité charmante et accueillante, une piété fer-

vente, des manières simples, et sa confiance en l’inter-

cession de la Bienheureuse Vierge Marie.

Mgr Ricken faisant la lecture du décret au sanctuaire

âgée de 24 ans. Après un voyage de sept semaines,

la famille Brise atterrit à New York, puis s’aventure vers

l’ouest pour le Wisconsin. En août 1855, la famille Brise

achète 240 acres de terre dans la ville de Red River

pour 120 dollars. C’est quatre ans plus tard, en 1859,

qu’Adèle recevra les apparitions de Notre-Dame.

L’histoire d’Adèle

Sœur Pauline LaPlante, à qui Adèle a souvent ra-

conté son histoire, a écrit un compte rendu de ce qui

s’était passé:

«Elle (Adèle) allait au moulin à environ quatre mil-

les de là (Champion) avec un sac de blé sur sa tête...

Comme Adèle arrivait au moulin, elle vit une dame tout

en blanc debout entre deux arbres — l’un un érable,

et l’autre une pruche. Adèle eut peur et s’arrêta. La vi-

sion disparut lentement, laissant un nuage blanc après.

Adèle continua sur sa course et

rentra chez elle sans rien voir

d’autre. Elle raconta à ses pa-

rents ce qui s’était passé, et ils se

demandaient ce que cette appari-

tion pouvait bien être – peut-être

une âme du purgatoire qui avait

besoin de prières.

«Le dimanche suivant, 9 octo-

bre 1859, elle passa de nouveau

sur la même route pour aller à la

messe à Bay Settlement, à envi-

ron onze milles de chez elle... Cet-

te fois, elle n’était pas seule, mais

était accompagnée par sa soeur,

Isabelle, et une voisine, Madame

Vander Niessen. Quand elles arri-

vèrent près des arbres, la même

dame en blanc se tenait à l’endroit

où Adèle l’avait vue précédemment.

De nouveau, Adèle prit peur, et dit,

presque sur un ton de reproche:

“Oh, voilà encore cette dame ! ”

«Adèle n’eut pas le courage

de continuer. Les deux autres

compagnes ne voyaient rien,

mais elles pouvaient voir dans le

regard d’Adèle qu’elle avait peur.

Elles pensaient elles aussi que ça

pouvait être une âme du purgatoi-

re qui avait besoin de prières. El-

les attendirent quelques minutes,

et Adèle leur dit que l’apparition était partie. Elle avait

disparu comme la première fois, et tout ce qu’elle pou-

vait voir, c’était un peu de brouillard ou un nuage blanc.

«Après la messe, Adèle se confessa et dit au prêtre

comment elle avait été effrayée à la vue d’une femme

en blanc. Il (le père William Verhoef) lui dit de ne pas

avoir peur, et de lui parler de cela en dehors du confes-

sionnal. Le Père Verhoef lui dit que s’il s’agissait d’une

messagère céleste, elle la verrait à nouveau, et elle ne

lui ferait pas de mal, et qu’Adèle devait lui demander, au

nom de Dieu, qui elle était et ce qu’elle désirait d’elle.

Après cela, Adèle eut plus de courage. Elle retourna à

la maison avec ses deux compagnes, et un homme, qui

avait défriché la terre pour les Pères de Sainte-Croix à

Bay Settlement, les accompagnait.

«Comme ils approchaient du lieu de l’apparition,

Adèle pouvait apercevoir la belle dame, vêtue de blanc

éblouissant, avec une ceinture jaune autour de sa taille.

Sa robe tombait à ses pieds en plis gracieux. Elle avait

une couronne d’étoiles autour de sa tête, et ses longs

cheveux or ondulés tombaient lâchement autour de ses

épaules. Une telle lumière céleste resplendissait autour

d’elle qu’Adèle pouvait à peine regarder son doux vi-

sage. Vaincu par cette lumière céleste et la beauté de

cette aimable visiteuse du Ciel, Adèle tomba à genoux.

«Au nom de Dieu, qui êtes-vous et que voulez-

vous de moi ?»

demanda Adèle comme elle en avait reçu

instruction par son confesseur.

«La Vierge lui répondit:

“Je suis la Reine du Ciel qui

prie pour la conversion des

pécheurs, et je désire que tu

fasses de même. Tu as reçu la

sainte communion ce matin et

c’est bien, mais tu dois faire

davantage. Fais une confes-

sion générale et offre ta Com-

munion pour la conversion des

pécheurs. S’ils ne se conver-

tissent pas et ne font pas péni-

tence, mon Fils se verra obligé

de les punir.”

«“Adèle, qui est-ce? ” deman-

da l’une des femmes. “Pourquoi

ne pouvons-nous pas la voir com-

me toi? ”, dit une autre les larmes

aux yeux.

«“Agenouillez-vous”, leur dit

Adèle, “la dame dit qu’elle est la

Reine du Ciel”. Devant cette scè-

ne, la Vierge pose son regard sur

les amies de la jeune femme et

dit:

“Heureux ceux qui croient

sans avoir vu”.

«La Dame en blanc continue:

“Que fais-tu ici à ne rien faire

alors que tes compagnes tra-

vaillent dans la vigne de mon

Fils?”

«

“Que puis-je faire, chère dame?”

demanda

Adèle en pleurant.

«

“Rassemble les enfants de ce pays sauvage et

enseigne-leur ce qu’ils doivent savoir pour leur salut.”

«

“Mais comment leur enseignerai-je. quand j’en

sais si peu moi-même?”

répondit Adèle.

«

“Enseignez-leur, répondit la radieuse visiteuse

rayonnante, leur catéchisme, comment faire le signe

Notre-Dame dit à Adèle: «Enseignez

aux enfants leur catéchisme».

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VERS DEMAIN août-septembre 2014

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