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par

Yves Jacques

ll y aura exactement 100 ans, le 23 décembre

2013, qu’était votée aux États-Unis la loi de la Réser-

ve Fédérale, créant le plus grand monopole de tous

les temps entre les mains d’une oligarchie de quel-

ques grandes familles bancaires internationales. La

supercherie consiste dans le fait que la plupart des

gens croient que la Réserve fédérale fait partie du

gouvernement américain (puisqu’elle joue le rôle

de banque centrale des États-Unis) et qu’elle pos-

sède des réserves quelque part. La vérité, c’est que

la Réserve fédérale (communément appelée «Fed»

par les Américains)

n’est pas fédérale, et n’a pas

de réserves.

Même si les Américains aiment à

croire qu’ils sont une nation démocra-

tique, le système de la Réserve fédé-

rale est loin d’être démocratique.

La «Fed» est composée de gens

non-élus qui n’ont de comptes à

rendre à personne. Elle contrôle

et prétend posséder ce qui devrait

être la masse monétaire du pays, au

service du peuple pour le bien com-

mun. En réalité, c’est une compagnie

privée dont les actionnaires administrent

l’économie de la nation et dirigent le système

financier pour leur propre profit.

L’article 1 de la constitution américaine, signée

en 1787 par les Pères fondateurs des États-Unis, sti-

pule:

«C’est au Congrès qu’appartiendra le droit

d’émettre l’argent et d’en régler la valeur.»

C’était le souhait des Pères fondateurs que le

pouvoir de créer et de contrôler l’argent soit entre

les mains du congrès américain (les députés et séna-

teurs fédéraux). Ce pouvoir ne devait jamais résider

entre les mains de banquiers privés qui pourraient

alors charger d’énormes frais d’intérêt, et contrôler

en pratique le pays en contrôlant sa monnaie. C’est

le banquier européen Mayer Anselm Rothschild

(1744-

1812) qui déclarait

: «

Permettez-moi d’émettre et de

contrôler la monnaie d’un pays, et je me fiche de qui

fait ses lois.»

Les Pères fondateurs des États-Unis

comprenaient bien les astuces des banquiers privés

internationaux. Ils étaient convaincus qu’il revenait à

la société elle-même (au moyen d’un organisme créé

par le gouvernement souverain de la nation) d’être le

seul créateur de l’argent pour le bien du public.

«Créer» de l’argent à partir de rien

Il faut expliquer ici ce qu’on entend en parlant

de «création» d’argent, de faire apparaître de l’ar-

gent qui n’existait pas avant. Les banquiers créent

de l’argent à partir de rien (en latin

ex nihilo

, ou en

anglais

out of nothing

) en écrivant simplement des

chiffres dans leurs livres de banque et donnant en-

suite ces chiffres-argent au peuple américain sous

forme de prêts. Cela permet aux Américains de faire

des chèques basés sur les chiffres inscrits par les

banquiers dans leur compte, mais ils doivent en-

suite rembourser avec intérêt ces chiffres qui leur

avaient été prêtés. L’argent n’est rien d’autre que

des chiffres, qu’ils soient inscrits sur un carnet

de banque, un chèque ou du papier-mon-

naie. En se servant de cette méthode,

les banques commerciales peuvent

légalement prêter jusqu’à 50 fois le

montant de leurs dépôts, créant ainsi

littéralement de l’argent qui n’existait

pas auparavant, et exigeant le rem-

boursement d’un intérêt sur le prêt

de cet argent nouveau. Les banques

créent le capital qu’elles prêtent, mais

pas l’intérêt qu’elles exigent en retour.

L’obligation de rembourser plus d’argent

qu’il en existe entraîne le besoin continuel

d’emprunter plus d’argent, et d’augmenter ainsi

continuellement la dette nationale.

La dette nationale

L

es États-Unis se sont endettés de façon conti-

nue depuis l’adoption de la loi de la Réserve fédé-

rale en 1913. Avant cette date, la dette fédérale était

d’un milliard de dollars, ou 12,40 $ par citoyen. Les

dettes des États et des municipalités étaient alors

pratiquement inexistantes.

l

 En 1920, seulement six ans après les mani-

gances de la Fed, la dette fédérale était passée à 24

milliards $, ou 228 dollars par personne.

l

 En 1960, la dette fédérale atteignait 284 mil-

liards $, soit 1 575 dollars par citoyen, et les dettes

des États et des municipalités proliféraient.

l

 En 1981, la dette fédérale dépassait mille

milliards de dollars, et augmentait de façon expo-

nentielle, puisque les banquiers avaient triplé les

taux d’intérêt. Les dettes des États et des municipa-

lités dépassaient celle du gouvernement fédéral, et

en y ajoutant les dettes des compagnies et des indi-

En octobre 2013, les États-Unis ont connu

des jours de crise alors que le plafond de la

dette publique, fixé par le Congrès, avait at-

teint sa limite de 16 394 milliards de dollars.

Voici ce que représente cette dette en billets

de 100 dollars américains empilés les uns sur

les autres.

16 394 milliards $

Plafond de la dette U.S.

Ces gratte-ciel d’argent n’exis-

tent pas en réalité, puisque tout ar-

gent est créé sous forme de dette:

même en confiscant tout l’argent

existant, on ne rembourserait même

pas un pour cent de cette dette...

La Réserve Fédérale américaine

100 ans de supercherie

u

VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2013

www.versdemain.org

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