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s

us-Christ de toutes les créatures, il s’ensuit que,

de toutes les dévotions, celle qui consacre et confor-

me le plus une âme à Notre Seigneur est la dévotion

à la très sainte Vierge sa sainte Mère; et que plus

une âme sera consacrée à Marie, plus, elle le sera à

Jésus-Christ; c’est pourquoi la parfaite consécration

à Jésus-Christ n’est autre chose qu’une parfaite et

entière consécration de soi-même à la très sainte

Vierge, qui est la dévotion que j’enseigne, ou autre-

ment une parfaite rénovation des voeux et promes-

ses du saint Baptême. Cette dévotion consiste donc

à se donner tout entier à la très sainte Vierge, pour

être tout entier à Jésus-Christ par elle.

Il suit de là que, par cette dévotion, on donne à Jé-

sus-Christ, de la manière la plus parfaite, puisque c’est

par les mains de Marie, tout ce qu’on peut lui donner...

Une personne qui s’est ainsi volontairement consa-

crée et sacrifiée à Jésus-Christ par Marie, ne peut plus

disposer de la valeur d’aucune de ses bonnes actions:

tout ce qu’elle souffre, tout ce qu’elle pense, dit et fait

de bien, appartient à Marie, afin qu’elle en dispose

selon la volonté de son Fils et à sa plus grande gloire;

sans cependant que cette dépendance préjudicie en

aucune manière aux obligations de l’état où l’on est

pour le présent, et où on pourra être pour l’avenir.

On se consacre tout ensemble à la très sainte Vier-

ge et à Jésus-Christ: à la très sainte Vierge comme au

moyen parfait que Jésus-Christ a choisi pour s’unir à

nous et nous unir à lui; et à Notre Seigneur comme à

notre dernière fin, auquel nous devons tout ce que nous

sommes, comme à notre Rédempteur et à notre Dieu.

Ce bon Maître n’a pas dédaigné de se renfermer

dans le sein de la sainte Vierge, comme un captif, un

esclave amoureux, et de lui être soumis et obéissant

pendant trente années. C’est ici, je le répète, que l’es-

prit humain se perd, lorsqu’il fait une sérieuse réflexion

à cette conduite de la Sagesse incarnée qui n’a pas

voulu, quoi qu’elle le pût faire, se donner directement

aux hommes, mais par la très sainte Vierge; qui n’a

pas voulu venir au monde à l’âge d’un homme parfait,

indépendant d’autrui, mais comme un pauvre et petit

enfant, dépendant des soins et de l’entretien de sa

sainte Mère. Cette Sagesse infinie, qui avait un désir

immense de glorifier Dieu son Père et de sauver les

hommes, n’a point trouvé de moyen plus parfait et plus

court pour le faire que de se soumettre en toutes cho-

ses à la très sainte Vierge, non seulement pendant les

huit, dix ou quinze années premières de sa vie, comme

les autres enfants, mais pendant trente ans; et elle a

donné plus de gloire à Dieu son Père, pendant tout

ce temps de soumission ou de dépendance de la très

sainte Vierge, qu’elle ne lui en eût donné en employant

ces trente ans à faire des prodiges, à prêcher par toute

la terre, à convertir tous les hommes, si autrement elle

l’avait fait, le Père céleste l’ayant ainsi réglé. «Ce qui lui

plaît, je le fais toujours», disait Jésus en parlant de son

divin Père. Oh ! oh ! qu’on glorifie hautement Dieu en

se soumettant à Marie, à l’exemple de Jésus !

Ayant devant nos yeux un exemple si visible et si

connu de tout le monde, sommes-nous assez insen-

sés pour croire trouver un moyen plus parfait et plus

court pour glorifier Dieu, que celui de se soumettre à

Marie, à l’exemple de son Fils?

La très sainte Vierge qui est une Mère de douceur

et de miséricorde, et qui ne se laisse jamais vaincre en

amour et en libéralité, voyant qu’on se donne tout en-

tier à elle pour l’honorer et la servir, en se dépouillant

de ce qu’on a de plus cher pour l’en orner, se donne

aussi tout entière et d’une manière ineffable à celui qui

lui donne tout. Elle le fait s’engloutir dans l’abîme de

ses grâces, elle l’orne de ses mérites, elle l’appuie de

sa puissance, elle l’éclaire de sa lumière, elle l’embra-

se de son amour, elle lui communique ses vertus, son

humilité, sa foi, sa pureté, etc., elle se rend sa caution,

son supplément, et son cher tout envers Jésus. Enfin,

comme cette personne consacrée est tout à Marie,

Marie aussi est tout à elle; en sorte qu’on peut dire,

de ce parfait serviteur et enfant de Marie, ce que saint

Jean l’Évangéliste dit de lui-même, qu’il «a pris la sain-

te Vierge pour tous ses biens». (cf Jn 19, 27.)

Oh! qu’on est puissant et fort auprès de Jésus-

Christ quand on est armé des mérites et de l’interces-

sion d’une digne mère de Dieu, qui, comme dit saint

Augustin, a amoureusement vaincu le Tout-Puissant.

Comme par cette pratique on donne au Seigneur,

par les mains de sa sainte Mère, toutes ses bonnes

oeuvres, cette bonne Maîtresse les purifie, les embellit

et les fait accepter de son Fils.

Cette dévotion est un chemin aisé, court, parfait et

assuré pour arriver à l’union avec Notre Seigneur, où

consiste la perfection du chrétien... Cette pratique de

dévotion à la sainte Vierge est un chemin

parfait

pour

aller et s’unir à Jésus-Christ; puisque la divine Marie

est la plus parfaite et la plus sainte des pures créa-

tures, et que Jésus-Christ, qui est parfaitement venu

à nous, n’a point pris d’autre route de son grand et

admirable voyage.

L’Ave Maria bien dit, c’est-à-dire avec attention,

dévotion, modestie, est, selon les saints, l’ennemi du

diable, qui le met en fuite, et le marteau qui l’écrase,

la sanctification de l’âme, la joie des anges, la mélo-

die des prédestinés, le cantique du Nouveau Testa-

ment, le plaisir de Marie et la gloire de la très sainte

Trinité. L’Ave Maria est une rosée céleste qui rend

l’âme féconde, c’est un baiser chaste et amoureux

qu’on donne à Marie, c’est une rose vermeille qu’on

lui présente, c’est une perle précieuse qu’on lui offre.

Je vous prie donc instamment, par l’amour que je

vous porte en Jésus et Marie, de ne pas vous conten-

ter de réciter la petite couronne de la sainte Vierge,

mais encore votre chapelet, et même, si vous en avez

le temps, votre rosaire tous les jours; et vous béni-

rez, à l’heure de votre mort, le jour et l’heure que vous

m’avez cru; et « après avoir semé dans les bénédic-

tions de Jésus et de Marie, vous recueillerez des béné-

dictions éternelles dans le ciel»

.

Quand Marie a jeté ses racines dans une âme, elle

y produit des merveilles de grâce qu’elle seule peut

produire, parce qu’elle est seule la Vierge féconde qui

n’a jamais eu ni n’aura jamais sa semblable en pureté

et en fécondité.

Marie a produit, avec le Saint-Esprit, la plus gran-

de chose qui ait été et sera jamais, qui est un Dieu-

Homme; et elle produira conséquemment les plus

grandes choses qui seront dans les derniers temps.

La formation et l’éducation des grands saints qui se-

ront sur la fin du monde lui est réservée; car il n’y a

que cette Vierge singulière et miraculeuse qui peut

produire, en union du Saint-Esprit, les choses singu-

lières et extraordinaires.

Quand le Saint-Esprit, son époux, l’a trouvée dans

une âme, il y vole, il y entre pleinement, il se com-

munique à cette âme abondamment et autant qu’elle

donne place à son épouse; et une des grandes rai-

sons pourquoi le Saint-Esprit ne fait pas maintenant

des merveilles éclatantes dans nos âmes, c’est qu’il

n’y trouve pas une assez grande union avec sa fidèle

et indissoluble épouse.

La Mère de Dieu demande notre collaboration

Les temps modernes seront dominés par Satan et le

seront plus encore dans l’avenir. Le combat contre l’Enfer

ne peut être mené par des hommes, même les plus intel-

ligents. Seule l’Immaculée a reçu de Dieu la promesse de la

victoire sur le démon.

Cependant, depuis qu’elle est montée au Ciel, la Mère de

Dieu demande notre collaboration. Elle cherche des âmes

qui se consacreraient entièrement à Elle, pour devenir entre

ses mains des instruments effectifs et sûrs, pour infliger une

défaite à Satan et instaurer le règne de Dieu sur cette terre.

Saint Maximilien Kolbe

Jacinthe Marto, l'une des trois enfants qui reçurent

des messages de la Vierge Marie à Fatima au Portu-

gal en 1917, est morte à 9 ans le 20 février 1920, et fut

béatifiée par Jean-Paul II à Fatima même le 13 mai 2000.

Peu avant de mourir, elle confiait à sa cousine Lucie, qui

était aussi présente lors des apparitions de Marie:

«Il ne s'en faut plus beaucoup pour que j'aille au

Ciel. Toi, tu resteras ici pour dire que Dieu veut étab-

lir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de

Marie... Quand tu auras à le dire, ne te cache pas ! ...

Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces

par le moyen du Cœur Immaculé de Marie; qu'il faut

les lui demander à Elle; que le Cœur de Jésus veut

qu'on vénère, à côté de lui, le Cœur Immaculé de Marie.

Que l'on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie,

parce que Dieu la lui a confiée à Elle ! Ah! si je pouvais

mettre dans le cœur de tout le monde le feu que j'ai là dans la poitrine, qui me

brûle, et me fait tant aimer le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie!»

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VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2013

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