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Évidemment, le dividende à tous ferait surtout du

bien aux pauvres, comme le comprenait fort bien le

curé Lavergne, car ce qui peut n’être qu’une miette

pour le riche est tout un pain pour le pauvre.

Mais nous ajouterons que le fait de toucher le

même dividende social que le pauvre pourrait faire

beaucoup de bien au riche, en l’amenant à rectifier

des erreurs de jugement bien coutumières chez ces

messieurs — autre genre de pauvreté que la richesse

en dollars risque d’aggraver.

Disons, pour faire comprendre ce point, que le

dividende à tous soit de 1000 $ par mois, donc de 12

000 $ par année, et que monsieur Dupont, lui, tire de

ses gros placements des dividendes industriels se

totalisent à cent fois ce montant, soit 1 200 000 $ par

année.

Eh bien, même regorgeant de revenus personnels

considérables, notre Dupont recevrait chaque mois

la même gratuité, fort dérisoire pour lui, que son

voisin pauvre. Avant cela, monsieur Dupont n’hésitait

probablement pas à s’attribuer tout le mérite de

ses gains: «J’ai bien réussi dans ma vie, pouvait-il

muser. J’ai gagné. J’ai habilement placé mes gains.

Je ne dois qu’à moi-même la fortune dont je jouis et

que je saurai faire produire encore plus.» Monsieur

Dupont pouvait complètement oublier la part de ses

acquisitions redevable d’abord à l’existence préalable

de sources de richesse créées par Dieu lui-même,

puis à des procédés de production perfectionnés par

des devanciers et transmis jusqu’à sa génération sans

aucun mérite de sa part.

Mais si notre monsieur Dupont, riche en dollars,

n’est pas devenu complètement indigent en capacité

de réflexion, la réception du petit 1 000 $ par mois

pourra susciter une note nouvelle dans son hymne

à sa fortune: Ce 1 000 $, pourra-t-il être amené à se

dire, je ne l’ai pas gagné plus que n’importe quel

autre membre de la communauté. C’est pour moi,

comme pour le pauvre Baptiste du fond de cour là-

bas, un cadeau de Dieu, un héritage du passé auquel

je n’ai aucunement contribué. Au fait, et je n’y avais

pas pensé, n’y a-t-il pas bien autre chose que mes

propres mérites dans le magot annuel de 1 200 000 $

dont je suis gratifié? Qu’en aurais-je s’il n’y avait pas

eu d’abord des richesses naturelles créées par Dieu

pour tous? Et s’il n’y avait pas une société établie et

ordonnée pour permettre la division du travail, et des

compétences acquises par d’autres pour faire fructifier

mes placements?»

C’est toute une conversion sociale que ce petit

dividende peut amorcer chez monsieur Dupont, alors

que son magot annuel cent fois plus considérable était

en train de faire de lui un aveugle social et un égoïste

n’ayant même pas conscience du déboussolement de

sa vie.

Touche de christianisme

Comme quoi, le dividende social comporte un

certain caractère sacré, par le soulagement matériel

qu’il apporte au pauvre et par l’étincelle de réflexion

salutaire qu’il peut provoquer dans la tête du riche.

De toute façon, ce dividende, le même pour tous

pour la tranche de production qu’il représente, sans

distinction de rang social ou de fortune acquise ou de

statut dans la vie économique, ne vous fait-il pas un

peu l’effet d’une table commune autour de laquelle

tous sont assis comme des frères, pour recevoir avec

actions de grâces une gratuité répondant à la demande

apprise du Christ et adressée au Père Éternel:

«DONNEZ-nous aujourd’hui notre pain quotidien»?

Louis Even

Vers Demain publié en quatre langues

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(pour l’adresse pour les autres pays, voir en page 2)

Un petit garçon protestant de 6 ans entend sou-

vent ses camarades catholiques prier le «Je vous

salue Marie». Il aime tant cette prière qu’il la reco-

pie, l’apprend par coeur et la récite tous les jours.

Tout fier, il la montre à sa mère: «Ne la récite plus

jamais», lui lance-t-elle, exaspérée. «C’est une su-

perstition des catholiques qui adorent des idoles et

croient que Marie est une déesse ! »

De ce jour-là, le petit garçon cesse de dire cette

prière et se consacre davantage à la lecture de la

Bible. Un jour, il tombe sur le passage de l’Annon-

ciation et le montre à sa mère:

«Regarde maman,

les paroles de ma prière sont dedans ! “Je te salue,

pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ! ” Et puis

les paroles d’Elisabeth à Marie: “Bénie es-tu en-

tre les femmes ! ”. Et regarde la louange de Marie

(dans le Magnificat)... Maman, pourquoi tu dis que

c’est de la superstition?»

Sans rien dire à sa mère, il reprend avec joie

son habitude de réciter son «Je vous salue Marie».

A l’âge de 14 ans, il capte une discussion dans sa

famille: ils disent tous que Marie est une femme

comme les autres. Mais le petit réagit vivement:

«Non ! Si elle est la mère de Jésus, elle est la

mère de Dieu, et en plus la Parole dit: “Toutes les

générations me diront bienheureuse ! ” Vous mépri-

sez ce que Dieu proclame

beau, votre esprit n’est pas

celui de la Bible ! »

Sa mère se mit à crain-

dre le pire. Ce fils si cher ris-

que de rejoindre un jour cet-

te religion, celle des Papes !

Elle avait vu juste car, après

avoir étudié sérieusement et

comparé les deux religions,

son fils choisit d’embrasser

la foi catholique et en de-

vient un apôtre ardent.

Plus tard, il rencontre sa

soeur mariée qui l’insulte:

«Tu sais combien j’aime mes

enfants, eh bien si l’un d’eux

voulait se faire catholique, je

préférerais plutôt lui enfon-

cer une épée dans le ventre

que le voir rejoindre “la reli-

gion des papes”.»

Peu de temps après cette

conversation des plus fra-

ternelles, cette femme voit

son fils tomber gravement

malade. Les médecins ne

lui donnent aucun espoir de

guérison. Notre catholique

Marie n’est pas «une

femme comme les autres»

Le «Je vous

salue Marie»

d’un petit

garçon

protestant

s’approche alors de sa soeur et lui dit avec douceur:

«Ma chère soeur, tu voudrais que ton fils guérisse.

Alors, s’il te plaît, fais ce que je vais te dire. Suis-

moi et récite avec moi un “Je vous salue Marie”. Et

promets à Dieu que si ton fils guérit, tu étudieras

sérieusement la foi catholique et — qui sait — tu

verras si tu veux l’adopter, quel que soit le sacrifice

à payer pour toi ! »

La soeur hésite, mais ce filet d’espoir pour la

santé de son fils l’emporte et elle veut tout tenter

pour le sauver. Elle accepte le deal et récite un «Je

vous salue Marie» avec son frère. Le lendemain, son

fils se trouve complètement guéri ! Elle tient donc

sa promesse et étudie la doctrine catholique. Après

une longue préparation, elle est introduite dans

l’Eglise et remercie son frère d’avoir été son apôtre !

Ce témoignage fut donné par le Révérend Père

Tuckwell. Son homélie se termine ainsi: «Frères et

soeurs, l’homme qui s’est converti au catholicisme

et a entraîné sa soeur à faire de même, c’est le prêtre

qui vous parle maintenant !

«Ce que je suis, je le dois à Notre Dame. Vous

aussi, consacrez-vous à elle et ne laissez pas passer

un seul jour sans réciter cette belle prière du “Je

vous salue Marie” et dire votre chapelet. Et priez

pour vos frères protestants ! »

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VERS DEMAIN mars-avril 2013

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