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Joseph. Nous nous débattons avec des problèmes

d’argent, prions saint Joseph. Nous avons besoin d’une

maison pour loger notre famille, prions saint Joseph.

Les taxes veulent dévorer notre maison, prions saint

Joseph.

Père du Canada

En 1624, alors que le Canada n’était qu’une infime

colonie sur le Cap Diamant, le Père La Caron consacra

officiellement le Canada à saint Joseph. C’était le 19

mars, fête de saint Joseph. Les papes ont, par la suite,

sanctionné ce choix de saint Joseph comme patron du

Canada.

Les Bienheureuses Marie de l’Incarnation et Cathe-

rine de Saint-Augustin, toutes deux parmi les fonda-

teurs de la Nouvelle-France, affirment avoir vu en son-

ges saint Joseph constitué par Dieu, père, gardien et

défenseur du pays du Canada.

Madame De Bullion, le 12 janvier 1644, assurait aux

Associés de Montréal la somme considérable de 42 000

livres de rente, destinées à la fondation d’un «Hôtel-Dieu,

érigé au nom et à l’honneur de saint Joseph, à Ville-Ma-

rie», selon la volonté expresse de la noble donatrice.

Le vénérable Jérôme Le Royer de La Dauversière,

fondateur, en France, des Messieurs et Dames de la So-

ciété de Notre-Dame de Montréal, était un grand dévot

à saint Joseph. Il a fondé la congrégation des Filles Hos-

pitalières de Saint-Joseph, de La Flèche, en France. Les

Associés de Montréal s’engagèrent, par contrat, à faire

passer sans délai, de France à Ville-Marie, trois des Hos-

pitalières, tirées des communautés de Saint-Joseph, et

«non de quelqu’autre Institut», selon les termes mêmes

du contrat. Et depuis 1659, ces religieuses de Saint-Jo-

seph se dévouent pour les malades à l’Hôtel-Dieu St-

Joseph de Montréal. Le Royer de La Dauversière avait,

dans son programme, de répandre la dévotion à saint

Joseph au Canada.

Tous les fondateurs de Montréal ont déclaré nette-

ment, par écrit, vouloir ériger, en l’île de Montréal, un

royaume à la gloire de la sainte famille de Jésus, Marie,

Joseph, sous la protection spéciale de saint Joseph.

La basilique de l’Oratoire Saint-Joseph, sur le Mont-

Royal, n’est-elle pas elle-même une grande preuve de la

haute protection de saint Joseph sur notre pays? C’est

un Canadien français de chez nous, né à St-Grégoire-

d’Iberville, le 9 août 1845, Alfred Bessette, qui doit deve-

nir le célèbre Frère André (canonisé en 2010), à qui des

centaines de mille visiteurs ont demandé des miracles,

et qui a fondé cet Oratoire dédié au grand saint Joseph.

A Montréal, sur la montagne dominant la plaine et le

fleuve, un sanctuaire de miracles, à la gloire du père du

Christ, époux de la Reine du monde. Le plus magnifique

monument au monde, élevé à la gloire de saint Joseph,

est dans notre Canada, dans notre Montréal !

Modèle et force des pères

Saint Joseph est à nous. Il nous a été donné par le

Ciel. Il est aux autres aussi, nous le voulons bien, mais

particulièrement à nous du Canada. Il veille sur notre

pays, sur nos familles. Reconnaissance éternelle en soit

rendue à Dieu ! Saint Joseph est le père terrestre par

excellence. Modèle et force des autres pères de la terre.

Les pères de chez nous, les pères de famille, leur pro-

blème est grave aujourd’hui. Ils portent sur leurs épaules

des fardeaux trop lourds, puisque le monde les a dé-

pouillés de leur autorité, de leur puissance d’autrefois.

Un père de famille, c’est un chef, c’est un roi, dans le

plan de Dieu. Mais, le plan de Dieu est piétiné par les

tyrans du vingtième siècle, tyrans financiers, tyrans po-

litiques, si bien servis, hélas ! par les traîtres de notre

élite déchue. La Haute Finance a dépossédé les pères

de famille, elle leur a enlevé leur sol, leur maison, leur

bien, toutes choses qui seraient le soutien nécessaire de

leur pouvoir paternel. La Finance et les taxes ont chassé

de la maison les filles, les garçons, même la mère. puis

enfin le père lui-même. Famille ruinée, famille dispersée,

famille disloquée, famille démolie. Puis, les uns et les

autres, isolés dans une foule anonyme et sans-coeur, à

la merci de tous les commerçants de chair humaine.

Maintenant, la corruption des journaux et de la ra-

dio-télévision achève le massacre. Nos familles ont per-

du leurs traditions; elles se font voler leurs institutions,

hôpitaux et écoles, en attendant que leurs églises elles-

mêmes soient fermées. Hélas ! déjà, beaucoup de leurs

prêtres les ont abandonnées. Les parents se font ravir

même leurs enfants par le Ministère de l’éducation, par

des professeurs neutres et athées.

Grand saint Joseph, priez pour nous. Ayez pitié des

familles de ce Canada que, jadis, vous preniez sous votre

bienfaisante protection. Saint Joseph, vous devez nous

aimer encore autant qu’autrefois. C’est nous qui avons

cessé de vous vénérer. Nous allons nous reprendre. At-

tendez-nous, saint Joseph, sur votre Mont-Royal. Nous

arrivons.

Et pour que les pères de famille reprennent leur place

dans une maison bien à eux, dans un pays où ils seront

rois, il faut qu’une grande lumière se fasse dans les es-

prits sur les principes d’une politique familiale et sur les

agissements de nos hommes d’Etat. Vers Demain est un

grand soleil pour le Canada. Il doit pénétrer partout, par-

tout. Et le rôle de chacun de nous, de chacun de vous,

mes amis, est d’introduire Vers Demain dans les mai-

sons. Répandez Vers Demain, passez-le à tout le monde !

Gilberte Côté-Mercier

Voici la deuxième partie d’ex-

traits du livre d’Eric Butler intitulé

«Releasing Reality» (Faire connaître

la réalité), ayant comme sous-titre

«Le Crédit Social et le Royaume de

Dieu», qui a été publié en 1979 pour

commémorer le centenaire de la

naissance de Clifford Hugh Douglas

— l’ingénieur écossais qui a conçu

les propositions financières du

Crédit Social. Butler montre comment le Crédit Social

apporte une nouvelle pertinence à tous les aspects de

la vie humaine:

par

Eric D. Butler

Politiques et philosophies

Douglas faisait remarquer qu’un problème

énoncé correctement est déjà résolu à moitié. Le

point de départ pour résoudre les problèmes des

êtres humains doit donc être de poser la question

suivante: «Quel est le but de l’homme lui-même, et

de ses activités?» Le problème fondamental est donc

philosophique.

Douglas a accepté implicitement la philosophie

chrétienne quand il écrivait: «Le groupe existe pour

le bénéfice de l’individu, dans le même sens que le

champ existe pour le bénéfice de la fleur, ou l’arbre

pour le fruit... La célèbre réplique du Christ aux

Pharisiens, que «le sabbat a été fait pour l’homme,

et non l’homme pour le sabbat» (Marc 2, 27), a

clairement révélé l’importance que le Christ donne

à la valeur suprême de l’individu. Le message du

Christ a ouvert la voie pour libérer l’individu de la

domination du groupe ou du système.

Examinant cette question de plus près dans sa

série d’articles sur

La position réaliste de l’Église

d’Angleterre

, Douglas a souligné qu’une société

véritablement chrétienne est celle dans laquelle le

pouvoir est effectivement entre les mains de chacun

des membres de cette société, qui sont alors enmesure

de faire des choix libres, en acceptant évidemment la

responsabilité personnelle des choix ainsi faits. Le but

de l’antéchrist, avertit Douglas, était de forcer l’homme

à faire partie de groupes de plus en plus fortement

centralisés, dans lequel l’attribut le plus divin de

l’homme, son initiative créatrice, est détruite.

L’une des déclarations les plus éclairantes faites par

Douglas, qui révèle son humilité dans la recherche de

la vérité, c’est que les règles de l’univers transcendent

la pensée humaine, et que si la personne humaine veut

vivre dans un monde d’harmonie, elle devrait faire tout

en œuvre pour découvrir ces règles et les respecter.

Douglas n’a pas dit comment les choses doivent

fonctionner, mais tout simplement: «Nous essayons de

faire connaître la réalité, afin que les choses puissent

fonctionner conformément à leur propre nature.»

Douglas a averti que l’adoption de lois sans fin, dans

une tentative de faire fonctionner les systèmes dans

un sens contraire à la réalité, ne pouvait qu’empirer les

défauts de ces systèmes.

Pas un monopole d’État

Il était donc naturel, pour ceux qui croit que

le Crédit Social n’est rien d’autre qu’une simple

émission supplémentaire d’argent pour vaincre la

crise économique, de croire qu’il suffisait que les

gouvernements nationalisent les banques, et ainsi

mettre fin au «monopole privé du crédit».

Douglas ne se préoccupait pas surtout à savoir si

le monopole de la création du crédit était privé, mais il

se préoccupait du monopole lui-même. Nationaliser les

banques ne changeait absolument rien à ce monopole,

puisqu’il ne faisait que changer le nom sur les portes

sans changer les politiques. De plus, un monopole d’État

peut être bien pire qu’un monopole privé, se cachant

derrière la façade que le gouvernement (qui opère ce

monopole d’État) a été «démocratiquement élu».

Le crédit d’une société appartient à chacun des

membres de cette société, et les gouvernements

devraient s’adresser aux individus pour obtenir des

crédits de la même façon qu’une entreprise dépend

de ses actionnaires pour son capital. Un monopole

d’État sur la création de crédit est justement l’une des

dix étapes proposées par Karl Marx pour communiser

un État. Cette politique est l’expression d’une

philosophie diamétralement opposée à la philosophie

du Crédit Social.

Des dividendes aux individus

Douglas a dit que le véritable rôle de l’État consiste

à distribuer des dividendes aux individus. L’individu

doit être libre de décider comment il fera usage de son

propre crédit.

Durant la crise économique des années trente, où

le marxisme attirait un grand nombre de personnes

désespérées, un collègue de Staline, Molotov, faisait

savoir à l’archevêque anglican de Canterbury, le Dr.

Le Crédit Social et le Royaume de Dieu

« L’avenir de la civilisation chrétienne dépend

de ceux qui ont compris l’idée de Douglas »

Eric Butler

Du 8 au 18 mai:

session d’étude sur

le Crédit Social

Du 19 au 25 mai:

Siège de Jéricho

Deux grands rendez-vous en mai à Rougemont:

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