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Dévotion à Marie et au chapelet

Le magazine italien 30 jours rapportait en avril

2005, après la mort de Jean-Paul II, ce témoignage du

cardinal Bergoglio:

«Si je ne me trompe, on était en 1985. Un soir,

je suis allé réciter le rosaire que disait le Saint Père.

Il était devant tous, à genoux. Le groupe était nom-

breux; je voyais le Saint Père de dos et, petit à petit,

je me suis plongé dans la prière. Je n’étais pas seul:

je priais au milieu du peuple de Dieu auquel nous

appartenions, moi et tous ceux qui étaient là, guidés

par notre pasteur.

«Au milieu de la

prière, je me suis dis-

trait en regardant la

silhouette du Pape.

Sa piété, sa dévotion

étaient un témoi-

gnage, et le temps

est passé, et j’ai com-

mencé à m’imaginer

le jeune prêtre, le

séminariste, le poète,

l’ouvrier, l’enfant de

Wadowice... dans la

position où il se trou-

vait en ce moment,

priant Ave Maria

après Ave Maria.

«Son témoigna-

ge m’a frappé. J’ai

senti que cet homme,

choisi pour guider

l’Église, parcourait à

nouveau un chemin

qui menait à sa Mère

du ciel, un chemin

commencé dans son

enfance. Je me suis

rendu compte de la

densité des paroles

de la Mère de Gua-

deloupe à saint Juan

Diego: “N’aie pas

peur, ne suis-je pas ta

mère? ” J’ai compris

la présence de Marie

dans la vie du Pape.

Ce témoignage ne

s’est pas perdu. De-

puis ce jour, je récite

tous les jours les quinze mystères du rosaire.»

Le premier geste du nouveau Pape François, le

lendemain de son élection, a été de se rendre à la Ba-

silique Sainte Marie Majeure, pour prier pendant une

demie-heure devant la

Salus Populi Romani

(salut du

peuple romain), antique icône mariale protectrice de

Rome, comme il l’avait annoncé la veille au balcon de

la Basilique Saint-Pierre, le soir de son élection: «De-

main je veux aller prier la Vierge pour qu’Elle protège

Rome tout entière.»

Aller vers ceux qui sont loins de l’Église

On raconte que ce qui a convaincu plusieurs car-

dinaux de voter pour lui, c’est le discours qu’il a fait

devant les autres cardinaux, réunis en congrégation

générale, quelques jours avant le début du conclave.

Le cardinal Ortega de Cuba en a obtenu une copie du

Pape François lui-même, qui l’a autorisé à la publier.

Le cardinal Bergo-

glio leur a dit:

«Évan-

géliser suppose un

zèle apostolique, un

témoignage. L’Église

est appelée à sortir

d’elle-même et à al-

ler dans les périphé-

ries, les périphéries

géographiques mais

également

existen-

tielles: là où réside

le mystère du péché,

la douleur, l’injustice,

l’ignorance, là où le

religieux est méprisé,

là où sont toutes les

misères. Quand l’Egli-

se ne sort pas pour

évangéliser, elle se

replie sur elle-même,

devient autoréféren-

tielle et tombe ma-

lade, souffrant de la

“spiritualité mondai-

ne”. Le prochain pape

doit être un homme

qui, de la contempla-

tion et de l’adoration

de Jésus Christ, aide

l’Église à sortir d’elle-

même vers la péri-

phérie

existentielle

de l’humanité, pour

qu’elle devienne mère

féconde de la “douce

et réconfortante joie

d’évangéliser”.»

L’Église, chacun

de ses membres, se

doit d’être missionnaire. C’est ce qui fait que l’Église

restera jeune. Témoigner du Christ pas simplement

par nos paroles, mais par notre style de vie, avec bon-

té et tendresse. Répondons joyeusement à cet appel

de notre Pape François !

Alain Pilote

u

Le Pape en prière devant l’icône de Marie

Salus

Populi Romani

dans la Basilique Sainte Marie Majeure

Le mercredi 27 février 2013, son avant-dernier jour

comme Pape, Benoît XVI donnait sa dernière audience

générale, Place Saint-Pierre, en ayant des paroles d’es-

pérance pour l’avenir de l’Église. En voici des extraits:

«J’ai toujours su que dans cette barque (de l’Égli-

se), il y a le Seigneur et j’ai toujours su que la barque

de l’Église n’est pas la mienne, n’est pas la nôtre, mais

est la sienne. Et le Seigneur ne la laisse pas couler;

c’est Lui qui la conduit, certainement aussi à travers

les hommes qu’il a choisis, parce qu’il l’a voulu ainsi.

Cela a été et est une certitude, que rien ne peut trou-

bler. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui mon cœur est

plein de reconnaissance envers Dieu parce qu’il n’a

jamais fait manquer à toute l’Église et aussi à moi sa

consolation, sa lumière, son amour.

«Nous sommes dans l’Année de la Foi, que j’ai

voulue pour raffermir vraiment notre foi en Dieu, dans

un contexte qui semble la mettre toujours plus au se-

cond plan. Je voudrais vous inviter tous à renouveler

votre ferme confiance dans le Seigneur, à nous confier

comme des enfants dans les bras de Dieu, sûrs que

ses bras nous soutiennent toujours et sont ce qui nous

permet de marcher chaque jour, même dans la diffi-

culté. Je voudrais que chacun se sente aimé de ce Dieu

qui a donné son Fils pour nous, et qui nous a montré

son amour sans limite. Je voudrais que chacun sente

la joie d’être chrétien. Dans une belle prière à réciter

quotidiennement le matin, on dit: “Je t’adore mon

Dieu et je t’aime de tout mon cœur. Je te remercie de

m’avoir créé, fait chrétien…” Oui, nous sommes heu-

Benoît XVI apparaissant pour la dernière fois en public à Castel Gandolfo, le 28 février 2013.

«Le Seigneur ne laisse pas couler la barque de l’Église»

reux pour le don de la foi; c’est le bien le plus précieux,

que personne ne peut nous ôter ! Remercions le Sei-

gneur de cela chaque jour, par la prière et par une vie

chrétienne cohérente. Dieu nous aime, mais il attend

que nous aussi nous l’aimions ! ...

«Celui qui assume le ministère pétrinien n’a plus

aucune vie privée. Il appartient toujours et totalement

à tous, à toute l’Église... Le “toujours” est aussi un

“pour toujours” — il n’y a plus de retour dans le privé.

Ma décision de renoncer à l’exercice actif du ministè-

re, ne supprime pas cela. Je ne retourne pas à la vie

privée, à une vie de voyages, de rencontres, de récep-

tions, de conférences, etc. Je n’abandonne pas la croix,

mais je reste d’une façon nouvelle près du Seigneur

crucifié. Je ne porte plus le pouvoir de la charge pour

le gouvernement de l’Église, mais dans le service de la

prière, je reste, pour ainsi dire, dans l’enceinte de saint

Pierre. Saint Benoît, dont je porte le nom comme Pape,

me sera d’un grand exemple en cela. Il nous a montré

le chemin pour une vie qui, active ou passive, appar-

tient totalement à l’œuvre de Dieu...

Chers amis ! Dieu guide son Église, la soutient

toujours aussi et surtout dans les moments difficiles.

Ne perdons jamais cette vision de foi, qui est l’unique

vraie vision du chemin de l’Église et du monde. Dans

notre cœur, dans le cœur de chacun de vous, qu’il y ait

toujours la joyeuse certitude que le Seigneur est à nos

côtés, qu’il ne nous abandonne pas, qu’il nous est pro-

che et nous enveloppe de son amour. Merci !»

Benoit XVI

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VERS DEMAIN mars-avril 2013

VERS DEMAIN mars-avril 2013

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