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Pour son premier voyage officiel en dehors de

l’Italie, le Pape François s’est rendu au Brésil du 22 au

28 juillet 2013, pour les 28e Journées mondiales de la

Jeunesse (JMJ), à Rio de Janeiro, et ce fut un immen-

se succès, avec une foule de plus de 3 millions de

pèlerins venus de 178 pays pour la messe de clôture

du dimanche 28 juillet, sur le plage de Copacabana.

(Seules les JMJ de Manille aux Philippines en 1995

ont connu une foule plus nombreuse: 4 millions.)

Messe de clôture le dimanche 28 juillet: la foule

s’étend sur plus de 4 kilomètres le long de la plage.

C’est Jean-Paul II qui a eu l’inspiration de ces

Journées (deux semaines maintenant) consacrées

aux jeunes, qui leur permet de voir qu’ils ne sont pas

seuls à croire à Jésus, que même s’ils peuvent être

parfois peu nombreux localement, ils sont des mil-

lions à travers le monde entier.

Le thème des JMJ pour cette année était: «Allez !

De toutes les nations faites des disciples.» (cf. Mt

28, 19.) C’est Benoît XVI qui avait choisi ce thème,

et aussi la ville de Rio pour tenir ces JMJ, mais la

Providence a voulu que ce soit le Pape François qui

s’y rende. Le même clin d’oeil de la Providence avait

eu lieu pour le premier voyage de Benoît XVI: c’est

Jean-Paul II qui avanit annoncé que les JMJ de 2005

se tiendraient à Cologne en Allemagne, mais c’est

Benoît XVI, un Allemand, qui s’y rendit.

Voici de larges extraits des différents discours du

Saint-Père François aux JMJ de Rio, qui ont électrisé

les jeunes du monde entier:

Cérémonie de bienvenue, 22 juillet

Le pape lors de la cérémonie de bienvenue

J’ai appris que pour avoir accès au peuple brési-

lien, il fallait entrer par la porte de son cœur immen-

se; qu’il me soit donc permis aujourd’hui de frapper

délicatement à cette porte. Je demande la permission

d’entrer et de passer cette semaine avec vous. Je n’ai

ni or ni argent, mais je vous apporte ce qui m’a été

donné de plus précieux: Jésus Christ ! Je viens en

son Nom pour alimenter la flamme d’amour fraternel

qui brûle dans chaque cœur; et je désire que mon

salut vous rejoigne tous et chacun: La paix du Christ

soit avec vous ! ...

La jeunesse est la fenêtre à travers laquelle l’ave-

nir entre dans le monde, et elle nous propose donc

Le Pape François aux Journées

mondiales de la Jeunesse à Rio

«Allez ! De toutes les nations

faites des disciples»

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VERS DEMAIN août-septembre 2013

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de grands défis. Notre génération se révèlera à la hau-

teur de la promesse qui est en chaque jeune quand

elle saura lui offrir un espace et lui assurer les condi-

tions matérielles et spirituelles nécessaires à son épa-

nouissement; quand elle saura lui donner de solides

fondements sur lesquels il puisse construire sa vie et

lui garantir la sécurité et l’éducation afin qu’il devien-

ne ce qu’il peut être; quand elle saura lui transmet-

tre des valeurs enracinées pour lesquelles il vaille la

peine de vivre et lui assurer un horizon transcendant

pour apaiser sa soif de bonheur authentique et sa

créativité dans le bien; et quand elle saura lui confier

en héritage un monde qui corresponde à la mesure

de la vie humaine et réveiller en lui les meilleures po-

tentialités pour être protagoniste de son lendemain et

coresponsable du destin de tous.

Messe au sanctuaire de

Notre-Dame d’Aparecida, 24 juillet

Quand elle cherche le Christ, l’Église frappe tou-

jours à la porte de la maison de sa Mère et demande:

«Montre-nous Jésus». C’est d’elle que nous apprenons

à être de vrais disciples. C’est pourquoi l’Église va en

mission en marchant toujours dans le sillon de Marie.

Aujourd’hui, le regard tourné vers les Journées

mondiales de la Jeunesse qui m’ont conduit au Bré-

sil, je viens moi aussi frapper à la porte de la maison

de Marie – qui a aimé et éduqué Jésus – afin qu’elle

nous aide tous, pasteurs du Peuple de Dieu, parents et

éducateurs, à transmettre à nos jeunes les valeurs qui

les rendront artisans d’une Nation et d’un monde plus

justes, plus solidaires et plus fraternels

Le sanctuaire de Notre-Dame d'Aparecida

Tout a commencé en 1717: Domingos Garcia, Filipe Pedroso et João Alves, trois pê-

cheurs du village de Guaratinguetá, dans l’Etat de São Paulo, au Brésil, sont envoyés pêcher

dans les eaux du fleuve Paraíba. Le poisson qu’ils devaient attraper aurait été le plat principal

du banquet de la population en l’honneur du riche comte d’Assumar, don Pedro d’Almeida,

gouverneur de la province de São Paulo et Minas Gerais, de passage dans le village.

Les hommes jetèrent les filets plusieurs fois, mais les tentatives furent infructueu-

ses. Ils décidèrent alors de se déplacer six kilomètres plus loin dans une zone appelée

Porto Itaguaçu. Le filet de João Alves, à un certain moment, devint plus lourd; l’hom-

me comprit qu’il avait pris quelque chose et, satisfait, commença à tirer. Mais ce qui

sortit ne fut pas un banc de poissons mais une statue ressemblant à Notre-Dame de

la Conception. Il était toutefois difficile de distinguer son visage, car la statue était

sans tête et recouverte de boue. La confirmation arriva peu après lorsque le pêcheur

rejeta son filet et d’un seul coup récupéra aussi la tête de la Vierge. Les trois hom-

mes comprirent alors qu’il s’agissait d’un signe et, confiants, plongèrent à nouveau

leurs outils de pêche qui, cette

fois-ci, se remplirent de poissons.

Pendant environ quinze ans la

Vierge (une statue en terre cuite

de 40 cm de haut) resta dans la

maison de Felipe Pedroso, atti-

rant l’attention des voisins qui

se réunissaient chaque jour à ses

pieds pour prier le chapelet. En 1733,

Felipe Pedroso fit cadeau de sa précieuse

statue à son fils, lequel fit construire à Ita-

guaçu une petite chapelle pour y mettre l’effi-

gie de la Vierge. Très vite, le petit oratoire près du fleuve

ne parvint plus à contenir les pèlerins qui venaient saluer

la petite Vierge même des villages d’à côté. C’est alors

que le vicaire de la paroisse de Guaratinguetá décida de

commander la construction d’une chapelle plus grande,

qui fut inaugurée le 26 juin 1745 sous le nom de «Notre-

Dame d’Aparecida» (mot portugais qui signifie «celle qui

est apparue»). Une deuxième basilique fut complétée en

1888, puis celle actuelle, en 1980. C’est le pape Pie XI, le

16 juin 1930, qui proclama Notre-Dame d’Aparecida pa-

tronne du Brésil.

L

a basilique actuelle de Notre-Dame

d'Aparecida, dont les travaux débutèrent en

1946, a été consacrée par Jean-Paul II en

1980. C'est la deuxième plus grande église

au monde, après la Basilique Saint-Pierre à

Rome; elle peut contenir 45 000 personnes.

En 2010, plus de 10 millions de personnes s'y

sont rendu, ce qui en fait le deuxième sanc-

tuaire le plus visité au monde après Lourdes.

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