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par

Louis Even

Les questions

Lorsque les politiciens parlent de Crédit Social

(aussi appelé démocratie économique, d’après le

titre du premier livre de l’ingénieur écossais Clifford

Hugh Douglas sur le sujet), ils parlent de n’importe

quoi. Lorsque les journaux parlent de Crédit Social,

ils confondent parti politique et doc-

trine, ne comprennent rien à celle-ci,

et la plupart du temps, ils s’appliquent

surtout à ridiculiser les demandes des

créditistes. Lorsque Vers Demain, lui,

parle de Crédit Social, ou de démocra-

tie économique, c’est de la doctrine de

Douglas, du Crédit Social authentique

qu’il traite, et non de ce que des partis

politiques ayant porté ce nom ont pu

en dire.

Bien que le Crédit Social ait été

propagé par Vers Demain depuis plu-

sieurs années, il y a encore des per-

sonnes qui posent des questions, qui

demandent par exemple:

Vous, créditistes, vous parlez de

diminuer et même d’abolir les taxes.

Mais avec quoi donc les gouverne-

ments et les autres corps publics

vont-ils pouvoir administrer ?

Vous réclamez par dessus le marché, un dividen-

de périodique pour chaque citoyen. S’il n’y a pas de

taxes, d’où viendra l’argent pour verser ces dividen-

des?

Si tout le monde reçoit un dividende périodique,

qui est-ce qui va vouloir continuer à travailler ?

Si c’est de l’argent nouveau qui doit financer les

travaux publics et les dividendes, est-ce que tout

cet argent ne va pas vite faire un montant énorme

d’argent en circulation, et donc de l’inflation? Que

vaudront alors les épargnes et les pensions?

Quel serait le rôle des banques commerciales

dans un système de Crédit Social ? Faudrait-il les

nationaliser ou les supprimer ?

Les réponses

Toutes ces questions et bien d’autres encore ont

été cent fois posées, cent fois répondues. Mais elles

se posent encore, soit par des gens qui abordent le

sujet pour la première fois, soit par d’autres que les

réponses n’ont pas éclairés, parce qu’ils les interpré-

taient dans l’optique du système actuel.

Or, le Crédit Social est incompatible avec le sys-

tème actuel. Non pas qu’il éliminerait les mécanismes

financiers existants: il les conserverait tous ou à peu

près, mais purifiés de la fausse philosophie ou de l’ab-

sence de philosophie qui les empoisonne.

Le système actuel subordonne les possibilités

de production et la distribution à la finance. Le Crédit

Social, lui, subordonne la finance aux possibilités phy-

siques de production et à l’appel des

besoins humains.

Un exemple concret: voici une pla-

ce qui a besoin d’une école.

Le système actuel pose la ques-

tion: Est-on capable de trouver l’argent

pour payer la construction de l’école?

Si oui, très bien; si non, on devra se

priver de cette école même si on en a

besoin.

Le Crédit Social, lui, voit la chose

autrement. Il pose la question: A-t-on

les moyens physiques de construire

l’école? Si on ne les a pas, il faut bien

s’en passer, évidemment. Mais si on a

les moyens physiques, on construit. Et

la finance, elle, pour payer ? La finan-

ce naîtra de la construction au lieu de

l’empêcher. À mesure que la construc-

tion se fera, la finance naîtra pour

payer les producteurs.

Et pour la distribution des biens, c’est la même

chose. Il y a des produits d’une part et des besoins

de l’autre. Le système financier actuel demande: Ceux

qui ont des besoins sont-ils capables de payer les pro-

duits? Si oui, ils vont avoir les produits; sinon, les pro-

duits vont rester là, en face de besoins non satisfaits.

Le Crédit Social, lui, dit: Puisque les biens sont

faits pour les gens qui ont des besoins, les gens doi-

vent obtenir les moyens de paiement exigés pour

avoir les biens.

Comme on voit, la finance actuelle a la position de

commande. La finance, sous le Crédit Social, occupe-

rait la position de servante. C’est absolument incom-

patible l’un avec l’autre.

Lesquels ont raison: les défenseurs du système

actuel qui raisonnent et décident en fonction des pos-

sibilités financières seulement ? Ou bien les promo-

teurs du Crédit Social qui raisonnent et veulent déci-

der en fonction des possibilités de produire les choses

dont les gens ont besoin?

Lesquels respectent le mieux les droits fondamen-

taux de tout être humain? Car l’être humain a des

Quelques questions et principes

sur la démocratie économique

Louis Even, fondateur

de Vers Demain

u

VERS DEMAIN août-septembre 2013

www.versdemain.org

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L’histoire de la foi, depuis son début, est une his-

toire de fraternité, même si elle n’est pas exempte

de conflits. Dieu appelle Abraham à quitter son pays

et promet de faire de lui une seule grande nation, un

grand peuple, sur lequel repose la Bénédiction divine

(cf. Gn 12, 1-3). Au fil de l’histoire du salut, l’hom-

me découvre que Dieu veut faire participer tous, en

tant que frères, à l’unique bénédiction, qui atteint sa

plénitude en Jésus, afin que tous ne fassent qu’un.

L’amour inépuisable du Père commun nous est com-

muniqué, en Jésus, à travers aussi la présence du frè-

re. La foi nous enseigne à voir que dans chaque hom-

me il y a une bénédiction pour moi, que la lumière du

visage de Dieu m’illumine à travers le visage du frère.

Le regard de la foi chrétienne a apporté de nom-

breux bienfaits à la cité des hommes pour leur vie

en commun ! Grâce à la foi, nous avons compris la

dignité unique de chaque personne, qui n’était pas si

évidente dans le monde antique...

Au centre de la foi biblique, se trouve l’amour de

Dieu, sa sollicitude concrète pour chaque personne,

son dessein de salut qui embrasse toute l’humanité

et la création tout entière, et qui atteint son sommet

dans l’Incarnation, la Mort et la Résurrection de Jésus

Christ. Quand cette réalité est assombrie, il vient à

manquer le critère pour discerner ce qui rend la vie de

l’homme précieuse et unique. L’homme perd sa place

dans l’univers et s’égare dans la nature en renonçant à

sa responsabilité morale, ou bien il prétend être arbi-

tre absolu en s’attribuant un pouvoir de manipulation

sans limites.

55. La foi, en outre, en nous révélant l’amour du

Dieu Créateur nous fait respecter davantage la natu-

re, en nous faisant reconnaître en elle une grammaire

écrite par Lui et une demeure qu’il nous confie, afin

que nous en prenions soin et la gardions; elle nous

aide à trouver des modèles de développement qui ne

se basent pas seulement sur l’utilité et sur le profit,

mais qui considèrent la création comme un don dont

nous sommes tous débiteurs; elle nous enseigne à

découvrir des formes justes de gouvernement, re-

connaissant que l’autorité vient de Dieu pour être au

service du bien commun.

Une force de consolation dans la souffrance

56. Parler de la foi amène à parler aussi des épreu-

ves douloureuses... Le chrétien sait que la souffran-

ce ne peut être éliminée, mais qu’elle peut recevoir

un sens, devenir acte d’amour, confiance entre les

mains de Dieu qui ne nous abandonne pas et, de cette

manière, être une étape de croissance de la foi et de

l’amour. En contemplant l’union du Christ avec le Père,

même au moment de la souffrance la plus grande sur

la croix (cf. Mc 15, 34), le chrétien apprend à participer

au regard même de Jésus. Par conséquent la mort est

éclairée et peut être vécue comme l’ultime appel de la

foi, l’ultime «Sors de la terre», l’ultime «Viens ! » pro-

noncé par le Père, à qui nous nous remettons dans la

confiance qu’il nous rendra forts aussi dans le passage

définitif.

57. La lumière de la foi ne nous fait pas oublier les

souffrances du monde... La foi n’est pas une lumière

qui dissiperait toutes nos ténèbres, mais la lampe

qui guide nos pas dans la nuit, et cela suffit pour le

chemin. À l’homme qui souffre, Dieu ne donne pas

un raisonnement qui explique tout, mais il offre sa

réponse sous la forme d’une présence qui accompa-

gne, d’une histoire de bien qui s’unit à chaque his-

toire de souffrance pour ouvrir en elle une trouée de

lumière. Dans le Christ, Dieu a voulu partager avec

nous cette route et nous offrir son regard pour y voir

la lumière. Le Christ est celui qui, en ayant supporté

la souffrance, «est le chef de notre foi et la porte à la

perfection» (He 12, 2).

La souffrance nous rappelle que le service rendu

par la foi au bien commun est toujours service d’es-

pérance, qui regarde en avant, sachant que c’est seu-

lement de Dieu, de l’avenir qui vient de Jésus ressus-

cité, que notre société peut trouver ses fondements

solides et durables. En ce sens, la foi est reliée à l’es-

pérance parce que, même si notre demeure terrestre

vient à être détruite, nous avons une demeure éter-

nelle que Dieu a désormais inaugurée dans le Christ,

dans son corps (cf. 2 Co 4, 16-5, 5). Le dynamisme

de foi, d’espérance et de charité (cf. 1 Th 1, 3; 1 Co

13, 13) nous fait ainsi embrasser les préoccupations

de tous les hommes, dans notre marche vers cette

ville, «dont Dieu est l’architecte et le constructeur»

(He 11, 10), parce que «l’espérance ne déçoit point»

(Rm 5, 5).

Pape François

u

Assemblées mensuelles

Maison de l’Immaculée, Rougemont

Chaque mois aux dates suivantes:

Session d’étude du 21 au 30 août

Congrès: 31 août, 1-2 septembre

29 septembre. 27 octobre

10 heures a.m.: Ouverture. Chapelet

5.00 hres p.m. Sainte Messe à la chapelle

de la Maison de l’Immaculée.

6.15 hres p.m. souper avec ses provisions

Aux réunions de Vers Demain, tous

se présentent modestement vêtus. Les

dames en robe non décolletée (pas plus

d’un pouce en bas du cou) à manches dé-

passant le coude et à jupe couvrant les

genoux. Messieurs et dames en shorts ne

sont pas admis.

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