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Non au communisme! Non au Marxisme!

À bas la dictature bancaire ! Tous capitalistes

Dans cette crise économique qui s’accentue, nous

entendons des propos marxistes qui susciteraient la

lutte des classes: enlever aux riches pour donner aux

pauvres. Cet endoctrinement est enseigné dans les

écoles secondaires et universitaires. L’article suivant de

Louis Even a été écrit en 1971, à l’époque où les mem-

bres du FLQ (Front de LIbération

du Québec)répandaient leurs idées

communistes, marxistes. Vous y

trouverez une bonne argumen-

tation contre le marxisme et une

solution à la crise économique

actuelle:

par

Louis Even

Dans nos pays occidentaux,

le marxisme, le communisme a

gagné des millions d’esprits chez

nous et dans les autres pays dits

libres, bien mieux qu’il ne l’aurait

pu faire par la violence. Et s’il

continue son envahissement des

esprits, des journaux, des tribunes

de la radio et de la télévision, des

chaires d’universités, des centrales

scolaires, des syndicats ouvriers,

d’institutions de toutes sortes,

c’est comme naturellement que

nos pays occidentaux se feront

graduellement, mais inexorable­

ment, emmaillés dans un réseau

communiste d’où l’on ne pourra se

déprendre.

Le Pape Pie XI a bien écrit que «le communisme est

intrinsèquement pervers» et qu’on «ne peut admettre

sur aucun terrain la collaboration avec le commu-

nisme».

Situations misérables

Le Canada s’est établi et développé merveil­

leusement sans avoir besoin de théories communistes.

Il a passé de la forêt vierge ou de plaines nues à la

culture, à l’industrie, au commerce, à un rang des plus

élevés dans la production mondiale, sans avoir besoin

d’une économie socialiste.

Les descendants des fondateurs, les Canadiens fran­

çais, par exemple, issus des 60,000 colons coupés de

leur mère patrie, la France, après la défaite de 1760,

se sont multipliés, ont élevés des familles de 8, 10, 12

enfants et plus, sans mourir de faim, dans des maisons

confortables, sans avoir à travailler le dimanche ou les

jours de fêtes, ni la nuit, alors qu’ils n’avaient point la

machinerie perfectionnée d’aujourd’hui pour aider le

travail de leurs bras. Ils ont bâti, en une dizaine seu­

lement de générations, un Canada envié par bien des

nations, et sans avoir eu à courir fiévreusement chaque

jour (ou chaque nuit) entre une maison taxée et une

usine asservissante.

Les descendants des fondateurs

ont fait cette réussite dans une

économie d’initiative personnelle,

d’entreprise libre et de propriété

privée, donc dans un système

capitaliste, sans avoir besoin du

gouvernement à tous les coins, ni

d’allocations sociales prenant

aux uns pour donner à d’autres.

A qui feraton croire qu’avec

des moyens de production plus

rapides et moins épuisants,

leurs descendants d’aujourd’hui

aient besoin de socialisme ou

de communisme, d’une nuée

de fonctionnaires, des pompes

aspirantes et foulantes du gou­

vernement, pour faire vivre

convenablement les familles

généralement beaucoup moins

chargées d’enfants de nos jours ?

Ces simples constatations

devraient déjà porter à conclure,

non pas qu’il faut introduire du

socialisme, mais qu’on a empoisonné une écono-

mie de réalités en y greffant quelque chose qui est

contraire au réel. Des obstacles ont été posés entre

les biens plus abondants que jamais et les familles

qui en ont besoin. C’est ce quelque chose-là qu’il faut

dénoncer, ce quelque chose qui n’est pas du capita-

lisme vrai et qui, au lieu de lui être utile, le vicie. Nous

en parlerons un peu plus loin. Mais auparavant, pous-

sons encore quelques réflexions.

Riches et pauvres

Il ne manque pas de personnes qui, même ayant

fait des études et devant donc être renseignées, sou­

tiendront qu’il faut bien enlever aux riches qui ont

plus qu’il leur faut, pour donner aux pauvres qui n’ont

pas assez. Les pauvres, pensentils, seraient moins

pauvres si les riches étaient moins gavés.

Mais peuton vraiment soutenir que s’il y a des

pauvres, c’est parce qu’il y a des riches ? C’est là un

slogan socialiste qui tient mal debout, qui ne tient pas

Louis Even

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VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2012

www.versdemain.org

u

du tout dans des pays producteurs comme le nôtre, où

les riches n’épuisent aucunement toute la production

réalisée, encore moins la production qui attend pour

surgir que les produits déjà offerts soient en route vers

ceux qui en ont besoin.

Le flot de produits répondant à des besoins nor-

maux continue au rythme où ils atteignent les besoins.

Si les besoins totaux augmentent, la production totale

augmente, pourvu que les produits atteignent vraiment

les besoins accrus.

Si avides, si insatiables soient les riches — jusqu’à

en perdre le bon sens ici-bas et même leur âme pour

l’éternité — ils ne mangent tout de même pas tous les

produits alimentaires du pays, ils n’en accaparent

pas tous les vêtements dans leurs garde-robes, ils

n’en épuisent pas tous les matériaux de construction.

Il reste beaucoup de toutes ces choses et d’autres

pour fournir un niveau de vie convenable à toutes et

chacune des familles et des personnes du pays. II est

archi faux de dire que c’est le gros panier du riche qui

fait le petit panier du pauvre. Demandez à l’épicier

du coin si, après avoir servi le riche, il est à court de

produits pour servir le pauvre.

— C’est bien vrai, dira-t-on, tant qu’il est ques-

tion de la présence des produits, mais comment les

familles peuvent-elles obtenir ce qu’il leur faut de ces

produits qui sont bien là, quand elles n’ont pas assez

d’argent pour les payer ?

Voilà. C’est un problème d’argent, et non pas un

problème de choses, de réalités. Et c’est au système

d’argent et non pas au système de production qu’il

faut s’en prendre.

Il faut savoir faire la différence entre le système

capitaliste qui produit, transporte et livre très effica-

cement, et le système d’argent qui est en désaccord

avec ce magnifique système de production et de li-

vraison. Tout est là.

Nationalisations

E

ncore une fois, il existe certainement des situa-

tions inadmissibles dans nos pays

,

capitalistes. Mais

pour les corriger, il faut situer la cause et soigner là où

est le mal, et par des moyens appropriés.

Que penser d’un malade qui, souffrant du choléra,

demanderait à son médecin de lui inoculer la peste

pour le délivrer du choléra? Ils font pire que cela, ceux

qui, déplorant des conditions économiques véritable-

ment intolérables dans nos pays libres, cherchent la

guérison dans l’instauration d’un régime communiste.

Cela équivaut à vouloir se débarrasser d’une maladie

parfaitement traitable en la remplaçant par une mala-

die mortelle.

C’est, en effet, non pas du capitalisme, mais du

communisme, que Pie XI a bien justement dit qu’il est

essentiellement pervers. Pervers dans son essence

même: donc, comme le démon, rien de bon, rien

même de neutre à en attendre.

Quant au capitalisme, non seulement il n’est pas

intrinsèquement mauvais, mais, à le bien distinguer

du virus financier dont il souffre et dont il peut être

affranchi, le système capitaliste (initiative person-

nelle, entreprise libre, propriété privée) est ce que

l’on connaît de mieux pour faire la prospérité d’une

nation et de toutes les familles qui la composent.

Produire et distribuer

Pour être efficace et social, un système économique

doit pouvoir répondre à deux conditions, et il est d’au-

tant meilleur qu’il y répond mieux:

Premièrement, il doit pouvoir produire les biens

répondant aux besoins;

Deuxièmement, il doit être capable de distribuer

ces biens pour qu’ils atteignent et satisfassent les

besoins là où ils sont.

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