Table of Contents Table of Contents
Previous Page  34-35 / 48 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 34-35 / 48 Next Page
Page Background

par

Paul-André Deschesnes

Quand j’ai reçu le magazine

«Quoi de neuf» de l’AREQ (numé-

ro 5, juin-juillet 2012), je suis tom-

bé en bas de ma chaise en état de

choc!

En tant qu’enseignant retraité

et membre de l’AREQ, j’ai été pro-

fondément blessé par la prise de

position officielle de mon associa-

tion en faveur de l’euthanasie et

du suicide assisté.

Dans un article de six pages,

sous la plume du professeur

Marcel J. Mélançon (Université

du Québec à Chicoutimi), on fait

l’apologie de l’euthanasie et du

suicide assisté qui seraient aux di-

res de notre savant professeur la

façon incontournable pour mourir

dans la dignité.

Le 22 mars 2012, la Commis-

sion parlementaire «Mourir dans

la dignité» déposait son rapport

au gouvernement québécois et

recommandait unanimement que

l’euthanasie (Acte qui consiste

à provoquer intentionnellement

la mort d’une personne à sa

demande pour mettre fin à ses

souffrances physiques ou psy-

chologiques) et le suicide assisté

(Aider une personne à se donner

volontairement la mort en lui four-

nissant les moyens de se suicider)

soient acceptés et légalisés par

l’Assemblée nationale du Québec.

Association de gauche

Il faut se rappeler que l’AREQ

est

une association de gauche,

éminemment noyautée et dirigée

par d’anciens officiers syndicaux

de l’ancienne centrale syndicale

la CEQ (Centrale de l’enseigne-

ment du Québec) devenue la CSQ

(Centrale des syndicats du Qué-

bec) à laquelle l’AREQ est affiliée.

Sur la question de l’euthanasie

Protestation contre l’euthanasie et l’aide au suicide

Lettre à l’Association des Retraités de l’Éducation du Québec

nos deux associations gauchis-

tes (CSQ et AREQ) s’entendent à

merveille pour inviter leurs mem-

bres à prendre le bateau de la

«belle mort» au moment où cha-

cun et chacune le décideront, car

«mon corps m’appartient et c’est

moi qui dois décider du moment

précis de ma mort».

Le «sage» professeur et

l’AREQ nous font accroire dans

cet article que l’euthanasie et le

suicide assisté sont

d’excellents

soins de santé

pour finir sa vie

dans la dignité.

Le Québec, société hyper dis-

tincte se démarquera encore une

fois des autres provinces cana-

diennes avec cette nouvelle loi

qui pointe à l’horizon, même si

Ottawa refuse d’emboîter le pas.

Dans son message aux retrai-

tés, l’AREQ se pète les bretelles

en annonçant que ce sera «une

révolution

» une

évolution

pour le

Québec.

VIVE LA DÉCADENCE!

Le magazine «Quoi de neuf»

nous informe également que «la

nouvelle morale de notre Qué-

bec laïque, la Charte des droits

et libertés et le consensus social

sur cette question» font en sorte

qu’il est normal, banal et accepta-

ble de légaliser l’euthanasie et le

suicide assisté. C’est tout simple-

ment un héritage de la Révolution

tranquille!

Le professeur Mélançon affir-

me haut et fort dans son article

que «le Québec est devenu un

État laïc où les

Commandements

de Dieu

et de l’Église ont fait

place aux

Commandements de

l’Homme

dictés par la Charte des

droits et libertés». Au Québec,

nous serions maintenant en face

d’une «très grande évolution des

valeurs sociales». Nous serons

bientôt complètement sortis de

l’épouvantable grande noirceur!

Alors, «c’est la personne elle-mê-

me qui est la mieux placée pour

évaluer si sa vie est encore digne

d’être vécue».

Raillerie contre la religion

L’article du magazine «Quoi

de neuf» tourne en dérision les

croyants en affirmant que «dans

le langage antérieur à la Révolu-

tion tranquille des années 1960,

mourir dans la dignité signifiait

mourir en bon catholique après

avoir reçu les derniers sacre-

ments. Aujourd’hui, ça signifie

être capable de choisir le moment

et le comment de sa propre mort

qui se fera automatiquement en

douceur».

L’AREQ n’a fait aucune consul-

tation sérieuse auprès de ses

membres.

Personnellement,

j’attends toujours un sondage

téléphonique ou un référendum

pour avoir la véritable opinion

de tous les retraités. Le Congrès

de l’AREQ où une infime mino-

rité vote au nom des dizaines

de milliers de membres retraités

m’apparaît comme un simulacre

de démocratie sur une question

aussi vitale que l’euthanasie et le

suicide assisté.

Dans ce numéro du magazine

«Quoi de neuf» où l’AREQ fait la

promotion de l’euthanasie et du

suicide assisté, il aurait été inté-

ressant et instructif d’avoir l’opi-

nion contraire d’un autre spécia-

liste sur ce dossier. Évidement,

on sait très bien que l’autre côté

de la médaille n’intéresse nulle-

ment les dirigeants gauchistes de

cette association de retraités.

L’effroyable décadence du

Québec est présente partout et

à tous les niveaux de la société.

Du début de la vie (les milliers

Explication du tableau «La mort du juste et la mort du pécheur»

Le tableau ci-haut et les explications qui suivent ont été prises dans le magnifique catéchisme en images

des Éditions «La famille des Coeurs de Jésus et de Marie», 9 Rang 1, Wotton, PQ. Canada J0A 1N0.

“Ce tableau représente la mort du juste et la mort du pécheur. Le juste est représenté, en haut du

tableau, dans son lit de douleur, résigné et recevant les dernières consolations de la religion. Son ange gar-

dien veille sur lui et l’encourage; ses parents prient pour lui; Jésus-Christ et la Sainte Vierge le regardent du

haut du ciel et lui tendent les bras; le démon, plein de rage et de honte s’enfuie dans les enfers.

«Au bas du tableau, le pécheur mourant repousse le prêtre avec mépris. Son ange gardien se voile la face

et s’en va en pleurant. Le prêtre, avant de le quitter, lui montre encore une fois le Crucifix. Ses parents sont

dans la consternation et l’épouvante. Jésus-Christ lui apparaît et lui montre la croix où il est mort pour le

sauver et devant laquelle il le jugera. Les démons entourent son lit et attendent qu’il rende le dernier soupir

pour s’emparer de son âme.»

NDLR: Nous devons aider les malades à paraître devant le bon Dieu en les préparant à recevoir l’Onction

des Malades que l’on appelait Extrême-Onction, «parce qu’on y fait la dernière Onction que les chrétiens

reçoivent. Ce sacrement remet aux malades les péchés qui leur restent, les fortifie contre les tentations

et les aide à mourir saintement». Ceux qui poussent l’euthanasie et l’aide au suicide travaillent à peupler

l’enfer. «Dieu seul est le Maître de la vie et de la mort». «Homicide point ne sera de fait ni volontairement.»

d’avortements) et bientôt jusqu’à

la «belle» mort par suicide assis-

té ou par euthanasie, la «belle»

province va donner l’exemple de

l’endroit idéal où il fait bon vivre

et mourir.

Dans l’histoire de l’humanité

a-t-on déjà vu une autre société

comme le Québec postmoderne

tomber en si peu de temps aussi

bas? Je ne le pense pas !

Personnellement, je préfère

mourir dans la dignité au moment

où Dieu le décidera. De plus, les

commandements de Dieu et de

l’Église ne m’ont jamais traumati-

sé; au contraire, ils ont nourri ma

foi et m’ont rapproché de l’Être

suprême.

Enfin, quand ma dernière heu-

re sera venue, j’espère mourir

en bon catholique en souhaitant

recevoir le sacrement de l’Extrê-

me-Onction de la part d’un bon

prêtre qui y croit encore, tel que

recommandé par l’enseignement

officiel de l’Église.

LA «BELLE MORT» LAÏQUE,

NEUTRE, ATHÉE ET NIHILISTE

NE M’INTÉRESSE ABSOLU-

MENT PAS!

Paul-André Deschenes

34

VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2012

www.versdemain.org