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Le député conservateur Stephen Woodworth a

fait preuve d’un très grand courage en présentant à la

Chambre des communes à Ottawa la Motion M-312. Le

vote final a eu lieu le 26 septembre 2012.

Cette motion n’avait rien de bien dangereux ni

de révolutionnaire. Elle demandait tout simplement

aux députés de créer un comité d’étude pour se po-

ser une épouvantable, effrayante

et effroyable question: «Selon les

nouvelles données de la science

moderne, le fœtus est-il une per-

sonne humaine?»

Dans le contexte actuel, cette ti-

mide interrogation a créé au Canada

et surtout au Québec un tsunami de

reproches, de bêtises, de désappro-

bations et de mépris. La vieille cas-

sette usée à la corde des féministes

et de tout le gratin de notre intelli-

gentsia de gauche s’est de nouveau

fait entendre avec tambours et trom-

pettes.

Fou, arriéré, moyenâgeux, catholique à la solde de

l’Église, intégriste, etc., le pauvre député a été cloué au

pilori dans tous les médias. Les chefs du Bloc québécois

et du NPD, deux partis socialo-marxistes, ont donné à

leurs députés l’ordre formel ( vive la dictature ! ) de voter

contre cette détestable motion. Seuls les partis libéral et

conservateur ont permis à leurs députés de voter selon

leur conscience.

Évidemment, comme prévu, la motion a été battue

à majorité. (

91 pour et 203 contre — 4 députés libéraux

sur 35 ont voté en faveur, et tous les députés du Qué-

bec — tous partis confondus — ont voté contre

). Le nom

des députés qui ont voté pour cette insoutenable motion

a été affiché et diffusé partout au pays; encore un peu

plus et on aurait vu leurs photos sur tous les poteaux

du Québec pour dénoncer ces dangereux traitres à la

cause

des femmes ! On ne doit plus discuter de cela au

Canada.

Tout ce branle-bas de combat avait pour but d’impo-

ser de force l’idée que le fœtus n’est pas une personne

humaine, qu’il n’a aucun droit et qu’on peut le tuer tant

et aussi longtemps qu’il n’est pas

complètement

sorti du

ventre de sa mère...

Mais au fait, c’est quoi un fœtus? Ça l’air de quoi ?

Ça ressemble à quoi ? Ça fonctionne comment ? Ça vit

comment ? Est-ce que ça respire? Est-ce que ça nous

ressemble un tout petit peu? Et nos savants députés

nous disent qu’on ne peut même pas former un comité

d’étude pour répondre à toutes ces très dérangeantes

questions ! Incroyable ! On ne veut même pas que la

science se penche sur ce dossier. Continuons à nous

enfoncer collectivement la tête dans le sable et à faire

l’autruche. Le débat est clos !

NON! «Cette question ne va jamais mourir» nous dit

le Père Tony Van Hee, un courageux prêtre qui manifes-

te quotidiennement depuis 24 ans contre l’avortement

devant le parlement canadien.

Le Canada est le seul pays au monde avec la

Corée du Nord

à n’avoir aucune

législation ni aucune balise sur cet-

te question. Nous sommes en très

bonne compagnie avec cette dicta-

ture communiste sanguinaire qui ter-

rorise la population et qui n’a aucun

respect pour la vie humaine...

Lors de ce vote hyper média-

tisé aux Communes, un incroyable

tremblement de terre s’est produit à

Ottawa. La ministre de la Condition

féminine, Rona Ambrose, a soulevé

la colère et les passions de tous les

groupes de défense des droits des

femmes, des droits de la personne,

des centrales syndicales et de tous les groupes de notre

gogauche socialo-marxiste. Mme Ambrose a voté selon

sa conscience et elle a appuyé la motion M-312...

Les dernières études

scientifiques

ont prouvé et

démontré clairement que le cœur d’un fœtus commence

à battre à 18 jours après sa conception et que ses yeux

s’ouvrent à huit semaines. Les féministes qui hurlent

que les femmes ont le droit fondamental de disposer de

leur corps comme elles l’entendent et de disposer de

leur fœtus en le mettant à mort, se ferment les yeux et

se bouchent les oreilles pour ne pas être confrontées

aux nouvelles découvertes scientifiques modernes qui

prouvent que ce fœtus est une personne humaine qui

devrait avoir des droits...

Oui, le fœtus est une véritable personne humaine

qui mérite d’être protégée et qui a des droits. Oui, l’Égli-

se, les évêques, les prêtres et les laïcs ont le droit et le

devoir

de parler fort sur cette question vitale. Actuelle-

ment, nous constatons avec joie qu’au Québec de plus

en plus d’évêques osent défendre publiquement la vie;

il faut maintenant espérer que nos prêtres en fassent

autant lors de leurs homélies dominicales.

La boucherie et la barbarie de l’avortement ont

assez duré

. Le docteur Morgentaler ne se vante-t-il pas

d’avoir exécuté 100 000 avortements lors de sa trop

longue carrière?

Une civilisation qui se dit très avan-

cée doit mettre fin à l’avortement et reconnaître au

fœtus son statut de personne humaine.

Un comité ne

pourrait-il pas étudier ce dossier?

Paul-André Deschesnes

Professeur à la retraite

Le texte suivant nous a été envoyé par Me André

Morais, notaire, ex-président du Front Commun pour

le respect de la vie:

Le premier mythe à rejeter est celui de dire que la

femme est maître de son corps.

Le corps de l'enfant conçu et le corps de la mère

sont deux entités différentes l'une de l'autre.

Il y a une distinction fondamentale entre les deux

parce que leur code génétique n'est pas le même et

est totalement différent.

Le deuxième mythe à rejeter est de dire que les

femmes ont acquis le droit de se faire avorter.

Les tenants de cette thèse sont complètement

dans l'erreur juridique.

Ces personnes n'ont pas acquis le droit de tuer

leurs prochains les plus faibles et sans défense.

Quand commence cette nouvelle vie de l'enfant

conçu et non encore né?

Les biologistes ont prouvé dans leurs laboratoires

que la vie commence dès la fécondation «in vitro». Il

en est de même de la fécondation «in utero» chez la

femme.

Et qu'en est-il de la question du viol, troisième

mythe à éclaircir.

La grossesse issue du viol est extrêmement rare à

Déclaration de la Conférence des Évêques Catholiques

du Canada concernant la Motion 312

Ce mois-ci, le 21 septembre, les membres du Parlement fédéral vont poursuivre le débat sur la Motion

312 qu’a présentée le député Stephen Woodworth. Quelques jours plus tard, soit le 26 septembre, la Cham-

bre des communes est censée voter sur la Motion. Le texte demande à la Chambre d’instituer un comité

spécial pour examiner une déclaration du Code criminel selon laquelle « un enfant devient un être humain

seulement lorsqu’il est complètement sorti du sein de sa mère ». L’article 223 (1) du Code dit: «Un enfant de-

vient un être humain au sens de la présente loi lorsqu’il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère.»

L’Église catholique soutient que l’être humain existe dès la concep-

tion. La vie des êtres humains est, par conséquent, sacrée à chaque stade

de notre existence – du début à la fin naturelle. « Béni soit le fruit de vos

entrailles», dit l'Évangile de Luc en référence à Marie, qui était enceinte de

l'enfant, Notre-Seigneur.

Au moment où la Chambre des communes s’apprête à débattre de la

Motion 312, les évêques du Canada invitent tous les membres du Parle-

ment canadien à bien prendre en compte le caractère sacré de l’enfant à

naître et de chaque vie humaine. Nous encourageons aussi les catholiques

du Canada, et toutes les personnes de bonne volonté, à prier pour que nos

législateurs reçoivent la sagesse et le courage de faire ce qui est le plus

susceptible de préserver et de promouvoir le bien commun, bien commun

qui se fonde sur le respect de la dignité humaine de tous et de chacun.

+ Richard Smith, Archevêque d’Edmonton

Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

Le 18 septembre 2012

Mgr Richard Smith

Lettre ouverte à tous ceux et celles qui militent en faveur de l'avortement

Le foetus est une personne humaine

Mais une majorité de députés canadiens disent que non

cause du stress créé chez la victime du viol.

Tous les législateurs reconnaissent, en saine logi-

que, qu'on ne promulgue pas une loi en se basant sur

des exceptions.

Les violeurs doivent être condamnés à soutenir et

à voir à l'éducation de l'enfant, fruit de leur viol, jusqu'à

ce que cet enfant soit en mesure de voir à sa propre in-

dépendance et la femme violée, elle, doit être aidée à

subvenir à ses besoins pendant et après sa grossesse.

La peine doit être infligée au violeur et non pas à

la femme violée.

Avec l'avortement sur demande, certaines fem-

mes sont rendues à employer l'avortement comme

une méthode de contraception radicale.

Et tous les contribuables payent pour cette prati-

que.

Et ce qui est le pire dans cette décadence générali-

sée, c'est qu'on en arrivera à l'euthanasie sur demande.

Il est temps d'arrêter ce fléau de l'avortement sur

demande.

Nous en appelons à toutes personnes douées d'in-

telligence et de volonté d'assumer ses responsabilités.

Signé: Les défenseurs de la vie

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VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2012

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