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La-bas le port d’une petite croix-bijou est passi-

ble de prison ou d’expulsion, mais… ici le port d’une

même petite croix est passible de renvoi de travail, et

des élèves ont leur croix arrachée (même dans des

écoles cathos en Belgique).

On reproche à l’islamisme son hégémonisme se

voulant mondial, mais on oublie vite que notre idéo-

logie immorale vire à l’impérialisme du nouvel ordre

mondial.

On peut ajouter ici qu’ipso facto, nous creusons

le déjà large fossé Nord-Sud. Car toutes ces dérives

que l’on cherche à imposer au monde entier, comme

condition d’aide économique, épouvantent Africains

ou Latino-Américains voire Asiatiques, qui ont sou-

vent gardé le simple bon sens humain, le réalisme

concret dans l’accueil du réel et donc une débordante

joie de vivre que nos moyens de vivre ont étranglés.

La violence, par quoi est-elle provoquée? Par la

peur. La peur, par quoi est-elle suscitée? Par l’insé-

curité. L’insécurité, par quoi est-elle générée? Par la

perte des repères.

Et puisque je parle de peur, franchement: laquelle

des deux violences fait le plus peur ? L’une tue les corps,

l’autre corrompt l’âme: «Ne craignez pas ceux qui tuent

le corps… Craignez celui qui a le pouvoir de jeter dans

la géhenne.» (Lc 12,4) Les conversions forcées à l’islam

sous menaces de mort font trembler. Mais les incita-

tions-provocations à la débauche, aux perversions, et

de l’intelligence et de la chair nous terrorisent.

Vous me direz : on ne peut comparer la violence

physique de l’islamisme allant jusqu’aux massacres et

celle uniquement psychologique, feutrée de notre Occi-

dent. À voir ! La violence psychologique d’aujourd’hui

engendrera une explosion de violence physique car

nous sommes en train de préparer de terribles «psy-

chopathologies sociales» (T. Anatrella). Ces enfants vo-

lontairement frustrés d’un père ou d’une mère et donc

incapables de se construire et de s’équilibrer, ceux

conçus en éprouvette de géniteurs inconnus, ceux

dont on aura changé le sexe (en apparence) à 7 ans,

ils vont se déchaîner contre nous. La violence sera, ici

encore, leur cri. Et déjà leurs suicides, n’est-ce pas le

cri le plus violent qui soit ? Nous devrons les envoyer

en HP (hôpital psychiatrique, principe de précaution et

de prévision: construisons-en un millier). Les interner

sera notre ultime violence à leur égard. Mais qui sait

si cela ne nous pend pas au nez quand la foi sera dia-

gnostiquéecomme déséquilibre mental ?

La terreur devant l’implosion génétique succède

à la peur de l’explosion atomique. La seconde détruit

l’humanité du dehors. La première du dedans. C’est

une désintégration de l’humanité. Telle est la peur in-

consciente qui mine notre joie d’exister.

Pour éviter l’électrochoc des idéologies, il ne

faut pas que la terreur éprouvée devant l’intégrisme

islamique nous ferme à tout ce que l’autre islam —

l’ouvert, éclairé, modéré — peut nous apporter, en

nous rappelant quelques grandes valeurs chrétiennes

par trop délaissées sinon reniées. En premier : le sens

aigu de la Transcendance divine suscitant notre émer-

veillement devant le Créateur se faisant zygote, fœtus,

embryon. Transcendance impliquant la soumission et

l’obéissance — pas forcément amoureuse — à Dieu.

Le sens du sacré de l’hospitalité, du jeûne, de la prière

publique sans respect humain, de la grande famille so-

lidaire, du respect de la personne âgée, de la pudeur,

de la virginité avant le mariage, et surtout de la trans-

mission de la vie.

Ce dernier point touche à l’hiver démographique

européen entraînant d’ici dix ans un enfer économi-

que, tous les pays (sauf Malte) coulant sous la ligne de

flottaison du renouvellement générationnel.

Il nous faut de toute urgence retrouver le sens

et l’amour de la vie à transmettre généreusement.

Encourager les familles nombreuses, et cesser de les

pénaliser économiquement, de les ridiculiser psycho-

logiquement, de les marginaliser socialement. Mais

nous coulons moins démographiquement que spiri-

tuellement. La dégradation d’une génération, c’est la

disparition d’une nation. Un consensus social qui se

dégrade, c’est une cohésion nationale qui rétrograde.

Processus inexorable de déshumanisation. Car là où

l’amour a été saccagé, là, la vie est ravagée et vice

versa : là où la vie perd sa valeur, l’amour perd sa

saveur et devient une horreur. Si nous entrons en dis-

sidence par rapport à l’idéologie totalitaire, si nous

faisons de la résistance passive, de la désobéissance

civile, mais surtout si nous vivons selon l’Évangile,

alors les musulmans de bons sens nous respecteront,

nous admireront. Nous couperons l’herbe sous les

pieds de l’anti-christianisme primaire des islamistes.

Alors nous sauverons nos nations européennes

d’une invasion démographique, impliquant une «civi-

lisation» étrangère à notre histoire, à notre mentalité,

à notre culture, qui balayera en quelques décades ce

qui reste encore des valeurs enracinées dans l’héritage

gréco-romain et surtout la foi chrétienne, liquide amnio-

tique à la naissance de l’Europe. Ainsi, nous sauverons

l’Europe de ce naufrage de nos «maisons» (au sens de

familles), synonyme de sabordage de nos nations.

Le dernier mot à notre Benoît XVI aux jeunes du

Liban invitant «chrétiens comme musulmans à résis-

ter courageusement à tout ce qui nie la vie: l’avor-

tement, la violence, l’injustice, la guerre, à se faire

messagers de la vie et des valeurs de la vie».

En précisant: «Certaines idéologies en remettant

en cause de façon directe ou indirecte ou même légale

la valeur inaliénable de toute personne et le fondement

naturel de la famille, sapent les bases de la société.»

D’un mot : «Si nous voulons la paix, défendons la vie.»

Père Daniel-Ange

Article daté du 5 octobre 2012 publié dans «Fran-

ce Catholique», reproduit avec l’aimable autorisation

de l’auteur.

Voici ce que le Catéchisme de l’Église catholique,

publié par le Vatican en 1992, enseigne sur les anges

(paragraphes 328 à 336):

L

’existence des êtres spirituels, non corporels, que

l’Écriture Sainte nomme habituellement anges,

est une vérité de foi. Le témoignage de l’Écriture

est aussi net que l’unanimité de la Tradition.

Saint Augustin dit à leur sujet: «‘Ange’ désigne

la fonction, non pas la nature. Tu demandes com-

ment s’appelle cette nature? – Esprit. Tu demandes la

fonction? – Ange; d’après ce qu’il est, c’est un esprit,

d’après ce qu’il fait, c’est un ange» (Psal. 103, 1, 15). De

tout leur être, les anges sont

serviteurs

et messagers

de Dieu. Parce qu’ils contemplent «constamment la

face de mon Père qui est aux

cieux» (Mt 18, 10), ils sont

«les ouvriers de sa parole,

attentifs au son de sa parole»

Ps 103, 20).

En tant que créatures

purement

spirituelles

, ils ont

intelligence et volonté : ils

sont des créatures person-

nelles (cf. Pie XII : DS 3801)

et immortelles (cf. Lc 20, 36).

Ils dépassent en perfection

toutes les créatures visibles.

L’éclat de leur gloire en té-

moigne (cf. Dn 10, 9-12).

Le Christ est le centre du

monde angélique. Ce sont

ses anges à Lui: «Quand

le Fils de l’homme viendra

dans sa gloire avec tous ses

anges...» (Mt 25, 31). Ils sont

à Lui parce que créés par

et pour lui: «Car c’est en lui

qu’ont été créées toutes cho-

ses, dans les cieux et sur la

terre, les visibles et les invisibles: trônes, seigneuries,

principautés, puissances; tout a été créé par lui et pour

lui» (Col 1, 16). Ils sont à Lui plus encore parce qu’Il les

a faits messagers de son dessein de salut: «Est-ce que

tous ne sont pas des esprits chargés d’un ministère,

envoyés en service pour ceux qui doivent hériter le

salut ?» (He 1, 14).

Ils sont là, dès la création (cf. Jb 38, 7, où les anges

sont appelés «fils de Dieu») et tout au long de l’histoire

du salut, annonçant de loin ou de près ce salut et ser-

vant le dessein divin de sa réalisation: ils ferment le

paradis terrestre (cf. Gn 3, 24), protègent Lot (cf. Gn

19), sauvent Agar et son enfant (cf. Gn 21, 17), arrêtent

la main d’Abraham (cf. Gn 22, 11), la loi est communi-

quée par leur ministère (cf. Ac 7, 53), ils conduisent le

Peuple de Dieu (cf. Ex 23, 20-23), ils annoncent nais-

sances (cf. Jg 13) et vocations (cf. Jg 6, 11-24 ; Is 6, 6),

ils assistent les prophètes (cf. 1 R 19, 5), pour ne citer

que quelques exemples. Enfin, c’est l’ange Gabriel qui

annonce la naissance du Précurseur et celle de Jésus

lui-même (cf. Lc 1, 11. 26).

De l’Incarnation à l’Ascension, la vie du Verbe incar-

né est entourée de l’adoration et du service des anges.

Lorsque Dieu «introduit le Premier-né dans le monde,

il dit: ‘Que tous les anges de Dieu l’adorent’» (He 1,

6). Leur chant de louange à la naissance du Christ n’a

cessé de résonner dans la louange de l’Église: « Gloire

à Dieu... » (Lc 2, 14). Ils protègent l’enfance de Jésus

(cf. Mt 1, 20; 2, 13. 19), servent Jésus au désert (cf.

Mc 1, 12 ; Mt 4, 11), le réconfortent dans l’agonie (cf.

Lc 22, 43), alors qu’il aurait pu être sauvé par eux de

la main des ennemis (cf.

Mt 26, 53) comme jadis

Israël (cf. 2 M 10, 29-30;

11, 8). Ce sont encore les

anges qui «évangélisent»

(Lc 2, 10) en annonçant la

Bonne Nouvelle de l’In-

carnation (cf. Lc 2, 8-14),

et de la Résurrection (cf.

Mc 16, 5-7) du Christ. Ils

seront là au retour du

Christ qu’ils annoncent

(cf. Ac 1, 10-11), au ser-

vice de son jugement (cf.

Mt 13, 41; 24, 31; Lc 12,

8-9).

D’ici là toute la vie de

l’Église bénéficie de l’aide

mystérieuse et puissante

des anges (cf. Ac 5, 18-

20; 8, 26-29; 10, 3-8; 12,

6-11; 27, 23-25).

Dans sa liturgie,

l’Église se joint aux anges

pour adorer le Dieu trois fois saint ; elle invoque leur

assistance (ainsi dans le «Supplices te rogamus...» du

Canon romain ou le

In Paradisum deducant te angeli.

..

de la Liturgie des défunts, ou encore dans l’» Hymne

chérubinique « de la Liturgie byzantine, elle fête plus

particulièrement la mémoire de certains anges (S. Mi-

chel, S. Gabriel, S. Raphaël, les anges gardiens).

Du début (de l’existence) (cf. Mt 18, 10) au trépas

(cf. Lc 16, 22), la vie humaine est entourée de leur gar-

de (cf. Ps 34, 8 ; 91, 10-13) et de leur intercession (cf.

Jb 33, 23-24; Za 1, 12; Tb 12, 12). «Chaque fidèle a à

ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour

le conduire à la vie» (S. Basile, Eun. 3, 1: PG 29, 656B).

Dès ici-bas, la vie chrétienne participe, dans la foi, à la

société bienheureuse des anges et des hommes, unis

en Dieu.

l’existence des anges, une vérité de foi

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VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2012

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