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eplies Press, Saint Paul,

Minnesota, a publié des

conférences données par

les Rév. Pères Rumle et Carty sur

le sacrement de Pénitence, dans

les années 1950. Elles ont été tra-

duites de l’anglais par l’abbé E.

Thibeault et publiées dans une

brochure intitulée «La vérité sur la

CONFESSION». Les erreurs du pro-

testantisme contre le sacrement

de Pénitence y sont réfutées. Les

catholiques d’aujourd’hui, qui ont

tendance à délaisser la confes-

sion, tireront profit de cet ensei-

gnement lumineux et précis, spé-

cialement en ce temps de carême.

Cette fois-ci, nous publions les

premiers numéros de cette magnifique brochure:

1 - Qu’est-ce que la confession ?

La confession est l’aveu des péchés dans le

sacrement de Pénitence institué par Jésus-Christ,

pour rendre la grâce de Dieu à ceux qui ont péché

depuis leur Baptême. Pour recevoir le sacrement

de Pénitence il faut avoir un repentir de ses fautes.

Il faut aussi avouer ses fautes à un prêtre dûment

approuvé, pour obtenir l’absolution.

2 - Les protestants croient que Dieu seul

a le pouvoir de pardonner les péchés

.

C’est bien ce que les catholiques croient aussi,

mais il faut savoir quel moyen Dieu a choisi pour

nous accorder son pardon. Les catholiques croient

que Dieu peut déléguer son pouvoir s’il le désire,

tout comme l’autorité suprême de l’État délègue

des juges pour rendre la justice. Allez-vous refuser

à Dieu le même pouvoir ?

3 - «Le pardon obtenu par l’intermédiaire

du prêtre s’oppose à la doctrine du Christ,

seul médiateur», disent les protestants.

Il est vrai que le Christ seul nous a rachetés.

Le prêtre ne nous rachète pas: il n’est que l’agent

reconnu du Christ Sauveur. Le sacrement de Péni-

tence n’est qu’un moyen d’appliquer la médiation

du Christ à l’homme, comme le Baptême en est un

autre. De même que le Baptême efface le péché

que nous n’avons pas commis nous-mêmes mais

Le sacrement de Pénitence a été institué par Notre Seigneur

Les prêtres ont le pouvoir de pardonner les péchés

que nous avons hérité d’Adam,

de même il convient qu’il y ait

un autre sacrement pour effacer

les péchés commis depuis notre

Baptême. C’est ce que le Christ a

pensé, et c’est pourquoi il a ins-

titué le sacrement de Pénitence.

Vous croyez en un seul médiateur

et nous aussi. Mais nous écou-

tons ce seul médiateur; et nous

faisons ce qu’il nous a commandé

de faire.

4 - Pouvez-vous prouver

que Dieu a délégué ce pou-

voir aux hommes ?

Oui. Le Christ était Dieu et,

dans l’Évangile de saint Jean, nous lisons: «Paix à

vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous

envoie». Et cela dit, il souffla sur eux et leur dit:

«Recevez l’Esprit-Saint; ceux à qui vous remettrez

les péchés, ils leur seront remis; et ceux à qui vous

les retiendrez, ils leur seront retenus». Or la mission

du Christ était d’effacer le péché et il a donné cette

même mission à ses apôtres. Leur seul pouvoir

humain ne suffisait pas; c’est pourquoi il a fait des-

cendre sur eux l’Esprit-Saint d’une façon spéciale.

Dire que le Christ ne leur a pas vraiment conféré

le pouvoir de pardonner les péchés, c’est ignorer

tout le sens de cette cérémonie et des paroles du

Christ. Il est évident que les apôtres devaient exer-

cer leur pouvoir quand les chrétiens s’adressaient à

eux pour obtenir le pardon de leurs péchés.

Comment interprétez-vous donc ces

paroles du Christ ?

Elles signifient que ce que le Christ a fait, ils

avaient le pouvoir de le faire aussi. La salutation

hébraïque «la paix soit avec vous» signifie: «Je vous

pardonne vos défaillances, votre reniement, votre

lâcheté, la faiblesse de votre foi, votre négligence

envers ma Mère, tout est pardonné.» Voici mainte-

nant la mission que je vous donne à tous: «Comme

que j’ai fait en faveur des pécheurs, je vous ordonne

de le faire aussi. La mission que m’a

donnée mon

Père, je vous la donne à vous et à vos

successeurs.»

Quelle était donc cette mission de son Père? Son

Père l’avait envoyé sur la terre, revêtu de la nature

humaine, avec le pouvoir de transporter les mon-

tagnes, d’enseigner avec autorité, de répandre la

grâce, de faire des miracles, d’offrir le Sacrifice dont

avait parlé le prophète Malachie, de lier et de délier,

de pardonner et de retenir les péchés. «Comme

mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie».

Ces pouvoirs du Christ seront aussi ceux des apô-

tres, à savoir, d’enseigner avec autorité, d’interpré-

ter les Écritures, d’offrir le sacrifice, de pardonner

les péchés, et pour leur donner ce pouvoir il leur

dit: «Recevez le Saint-Esprit». Et pour faire dispa-

raître tout doute sur ce qu’il voulait faire, il fit un

geste qu’ils n’avaient encore jamais vu; il souffla sur

eux; c’était le Souffle, l’Esprit du Dieu ressuscité,

«Recevez le Saint-Esprit».

Cette mission était celle même que le Christ avait

reçue de son Père: rendre gloire au Père et sauver

les hommes. Il a lui-même pourvu à la gloire de son

Père, avant sa mort, pour l’établissement à perpé-

tuité du Sacrifice eucharistique, et il pourvoit au

salut des hommes par le pardon des péchés, le jour

de la résurrection.

6 – Dans quel but le Christ a-t-il donné

le Saint-Esprit à ses apôtres en soufflant sur

eux ?

C’était pour leur donner le pouvoir d’agir à sa

place et en son nom; «Ceux à qui vous remettrez les

péchés, ils leur seront remis.» Pourquoi faut-il qu’il

y ait tant de chrétiens qui rejettent la signification

si claire de ces paroles ?

7 – Quelle différence y a-t-il entre cette

communication du Saint-Esprit le jour de

Pâques et la descente du Saint-Esprit au

jour de la Pentecôte ?

En instituant le sacrement de Pénitence, le jour

de

Pâques, Jésus-Christ ne donna rien aux apôtres

pour eux-mêmes ou pour leur propre sanctification,

mais il leur confia un pouvoir dont bénéficieraient

tous les hommes de tous les temps: «Ceux à qui

vous remettrez les péchés, ils leur seront remis.» La

descente du Saint-Esprit sur les apôtres, le jour de

la Pentecôte, conféra aux apôtres la plénitude de

la vie de la grâce et les secours nécessaires à leur

mission apostolique.

8 – Le Christ avait bien ce pouvoir, mais

pas les apôtres.

Plusieurs ministres protestants admettent que

Jésus-Christ a conféré aux apôtres le pouvoir de

remettre les péchés, le jour de Pâques, en disant:

«La paix soit avec vous. Comme mon Père m’a

envoyé moi aussi je vous envoie». Après ces paro-

les, il souffla sur eux et leur dit: «Recevez l’Esprit-

Saint; ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur

seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur

seront retenus.» Pourquoi conserver ces paroles

dans la Bible protestante, si l’on n’accepte pas ce

qu’elles signifient véritablement ? Faut-il considé-

rer comme un non-sens aussi ces autres paroles:

«En vérité, je vous le dis, tout ce que vous lierez

sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que

vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.»

«Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous

envoie.» Ces paroles veulent dire en langage ordi-

naire: «De même que je suis venu en ce monde

pour réconcilier les pécheurs avec Dieu, de même

je vous envoie pour être ministres de la réconcilia-

tion.»

9 – Est-ce que ces paroles du Christ ne

veulent pas dire d’annoncer et de prêcher

que les péchés ont été pardonnés ?

Non. Un historien protestant, Sparrow, dit dans

son

Rationale

: «Je pourrais nommer d’autres Pères

de l’Église comme saint Augustin, saint Cyprien et

autres, mais je m’arrête. Ceux que j’ai cités ren-

dent témoignage de l’ancienne génération; ces

hommes étaient assez pieux pour qu’on ne pense

pas à les accuser de blasphémer, ils sont trop

anciens pour qu’on les accuse de papisme. Mais

pour éloigner toute trace de doute, scrutons les

Écritures; examinons l’Évangile de saint Jean (XX,

23): “Recevez l’Esprit-Saint. Ceux à qui vous remet-

trez les péchés, ils leur seront retenus”. Voilà bien

clairement accordé aux prêtres par le Sauveur le

pouvoir de remettre les péchés. Il ne s’agit pas de

remettre les péchés par la prédication, comme

d’aucuns l’expliquent, ni par le Baptême, comme

d’autres le supposent, car bien avant ce jour les

apôtres avaient le pouvoir de prêcher et de bap-

tiser; mais ils ne reçurent ce pouvoir de remettre

les péchés qu’au jour de Pâques, après la résur-

rection de Jésus-Christ.» Cet historien protestant

montre donc avec évidence que les apôtres ont

reçu une nouvelle mission, un nouveau pouvoir

qu’ils n’avaient pas jusqu’à ce jour de Pâques.

Prions pour le repos de l’âme de Mme Aline Cas-

taing, de Montfort sur Argens, France, épouse de

Louis Castaing, décédée récemment. Elle et son mari

ont toujours accueilli chaleureusement les Pèlerins de

saint Michel, spécialement M. Christian Burgaud.

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VERS DEMAIN mars-avril 2012

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