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et c’est grâce à la Miséricorde Divine que je suis ici

maintenant.

En ce qui concerne l

e respect du Jour du Seigneur

,

j’étais pitoyable et j’en éprouvais une douleur intense. La

voix me disait que le dimanche, je passais quatre ou cinq

heures à m’occuper de mon corps; je n’avais pas même

dix minutes d’action de grâce ou de prières à consacrer

au Seigneur. Si je commençais un chapelet, je me disais:

«Je peux le faire pendant la publicité, avant le téléro-

man».

Mon ingratitude vis-à-vis du Seigneur me fut repro-

chée. Lorsque je ne voulais pas assister à la messe, je

disais à maman:

«Dieu est partout, pourquoi devrais-

je y aller?»

... La voix me rappela également que Dieu

veillait sur moi nuit et jour et qu’en retour, moi je ne le

priais pas du tout; et le dimanche, je ne le remerciais pas

et je ne lui manifestais pas ma gratitude ou mon amour.

Par contre, je prenais soin de mon corps, j’en étais escla-

ve et j’oubliais totalement que j’avais une âme et que je

devais l’alimenter. Mais jamais je ne la nourrissais de la

Parole de Dieu, car je disais que celui qui lit la Parole de

Dieu, devient fou.

En ce qui concerne les Sacrements, j’avais tout faux.

Je disais que je n’irai jamais me confesser car ces vieux

messieurs étaient pires que moi. Le diable me détournait

de la confession et c’est ainsi qu’il empêchait mon âme

d’être propre et de guérir... Excepté pour ma première

communion, je n’ai jamais fait une bonne confession. A

partir de là, je n’ai jamais reçu Notre-Seigneur digne-

ment... Je n’ai jamais nourri mon âme et pis encore, je

critiquais les prêtres constamment. Vous auriez du voir

combien je m’y appliquais !

En ce qui concerne le 4ème commandement,

«Père

et mère tu honoreras»

, comme je vous l’ai dit, le Seigneur

me fit voir mon ingratitude vis-à-vis de mes parents. Je

me plaignais car ils ne pouvaient m’offrir bien des choses

dont disposaient mes camarades. J’ai été ingrate envers

eux pour tout ce qu’ils ont fait pour moi et j’en étais même

arrivée au point où je disais que je ne connaissais pas ma

mère parce qu’elle n’était pas à mon niveau.

Le plus horrible des crimes:

l’avortement

Quand l’on en vint au

5ème com-

mandement

, le Seigneur me fit voir

l’assassin horrible que j’avais été en

commettant

le plus horrible des cri-

mes: l’avortement.

De plus, j’avais

financé plusieurs avortements parce

que je proclamais qu’une femme avait

le droit de choisir d’être enceinte ou

pas. Il me fut donné de lire dans le

Livre de Vie et je fus profondément

meurtrie, car une fillette de 14 ans

avait avorté sur mes conseils.

J’avais également prodigué de

mauvais conseils à des fillettes dont

trois d’entre elles étaient mes nièces,

en leur parlant de la séduction, de la

mode, en leur conseillant de profiter

de leur corps, et en leur disant qu’elles devaient utiliser la

contraception. C’était une sorte de corruption de mineu-

res qui aggravait l’horrible péché de l’avortement.

Chaque fois que le sang d’un bébé est versé,

c’est un holocauste à Satan

, qui blesse et fait trembler

le Seigneur. Je vis dans le Livre de Vie, comment notre

âme se formait, le moment où la semence parvient dans

l’oeuf. Une belle étincelle jaillit, une lumière qui rayonne

du soleil de Dieu le Père...

Et toutes les personnes que j’ai méprisées, haïes,

que je n’ai pas aimées ! Là aussi j’ai été une tueu-

se parce qu’on ne meurt pas seulement d’une balle

de revolver. On peut également tuer en haïssant, en

commettant des actes de méchancetés, en enviant et

en jalousant.

Pour ce qui est du

6ème commandement

, mon mari

fut le seul homme de ma vie. Mais l’on me donna de voir

qu’à chaque fois que je dévoilais ma poitrine et que je

portais des pantalons-léopards, j’incitais les hommes

à l’impureté et je les conduisais au péché. De plus, je

conseillais aux femmes trompées d’être infidèles à leur

mari, je prêchais contre le pardon et j’encourageais le

divorce. Je réalisais alors que les péchés de la chair sont

affreux et condamnables même si le monde actuel trouve

acceptable que l’on se conduise comme des animaux.

Quant au

7ème commandement

, ne pas voler, moi

qui me jugeais honnête, le Seigneur me fit voir que la

nourriture était gaspillée dans ma maison pendant que

le reste du monde souffrait de la faim. Il me dit: «J’avais

faim et regarde ce que tu as fait avec ce que je t’ai donné;

comme tu as gaspillé ! J’avais froid et vois comment tu

étais esclave de la mode et des apparences, jetant tant

d’argent dans des régimes pour maigrir. De ton corps, tu

en as fait un dieu ! »

Il me montra aussi que chaque fois que je critiquais

quelqu’un, je lui volais son honneur. Il aurait été plus faci-

le pour moi de voler de l’argent, car l’argent, on peut tou-

jours le restituer,

mais pas la réputation !

... De plus je

dérobais à mes enfants la grâce d’avoir une maman ten-

dre et pleine d’amour. J’abandonnais mes enfants pour

aller dans le monde, je les laissais devant la télévision,

l’ordinateur et les jeux vidéo; et pour me

donner bonne conscience, je leur achetais

des vêtements de marque. Comme c’est

horrible ! Quel chagrin immense !

Au cours de ce jugement sur les dix

commandements, l’on me montra que

toutes mes fautes avaient pour cause la

convoitise

, ce mauvais désir. Je me suis

toujours vue heureuse avec beaucoup

d’argent. Et l’argent devint une obses-

sion. C’est vraiment triste, car pour mon

âme les moments les plus terribles avaient

été ceux où j’avais disposé de beaucoup

d’argent. J’avais même pensé au suicide.

J’avais tant d’argent et je me trouvais seu-

le, vide, amère et frustrée. Cette obses-

sion de l’argent me détourna du Seigneur

et fit que je m’échappais de ses mains...

Quels trésors spirituels apportes-tu?

Ensuite le Seigneur me posa la question suivante:

«Quels trésors spirituels apportes-tu?»

Des trésors

spirituels? Mes mains sont vides !

«A quoi cela te sert-

il, ajouta-t-il, de posséder deux appartements, des

maisons et des bureaux si tu ne peux même pas m’en

apporter ne serait-ce qu’un peu de poussière? Et tu

croyais que tu avais réussi ? Qu’as-tu donc fait des

talents que je t’ai donnés? Tu avais une mission:

cette mission, c’était de défendre le Royaume de

l’Amour, le Royaume de Dieu»

. Oui, j’avais oublié que

j’avais une âme; aussi comment pouvais-je me souvenir

que j’avais des talents; tout ce bien que je n’ai pas su

faire, a blessé le Seigneur.

Le Seigneur me parla encore du

manque d’amour

et de compassion

. Il me parla également de ma mort

spirituelle. Le Seigneur me dit: «Ta

mort spirituelle a commencé lorsque

tu as cessé d’être sensible à ton pro-

chain. Je t’avertissais en te montrant

leur détresse. Lorsque tu voyais des

reportages, des meurtres, des enlè-

vements, la situation des réfugiés, tu

disais: ‘Pauvres gens, comme c’est

triste’. Mais en réalité, tu n’avais pas

mal pour eux, tu ne ressentais rien

dans ton coeur. Le péché a changé

ton coeur en pierre».

Vous ne pouvez imaginer

l’immensité de mon chagrin lors-

que mon Livre de Vie se referma.

J’avais de la peine pour Dieu, mon Père, de m’être

comportée de la sorte car, en dépit de tous mes pé-

chés, de ma saleté, de toutes mes indifférences et de

mes sentiments horribles, le Seigneur a cherché à

m’atteindre jusqu’au bout. Il m’a envoyé des person-

nes qui ont eu une bonne influence sur moi. Il m’a pro-

tégée jusqu’à la fin. Dieu mendie notre conversion !

Qui servez-vous? Dieu ou Satan?

Bien entendu, je ne pouvais pas le blâmer de me

condamner. De mon propre gré, j’ai choisi mon père, Sa-

tan, au lieu de Dieu. Lorsque le Livre de la Vie se refer-

ma, je remarquai que je me dirigeai vers un puits au fond

duquel il y avait une trappe.

Je levais les yeux et mon regard croisa celui de ma

mère. Avec une intense douleur, je criais vers elle: «Ma-

man, comme j’ai honte ! J’ai été condamnée, Maman. Là

où je vais, je ne te reverrai plus jamais ! » A ce moment,

une grâce magnifique lui fut accordée. Elle se tenait sans

bouger mais ses doigts se mirent à pointer vers le haut.

Deux écailles se détachèrent douloureusement de mes

yeux: l’aveuglement spirituel. Je revis alors en un instant

ma vie passée, lorsqu’un de mes patients me dit une fois:

«Docteur, vous êtes très matérialiste, et un jour

vous aurez besoin de ceci: en cas de danger immi-

nent, demandez à Jésus-Christ de vous couvrir de

son sang, parce que jamais Il ne vous abandonnera. Il

a payé le prix du Sang pour vous».

Avec une honte immense, je me mis à san-

gloter: «Seigneur Jésus, ayez pitié de moi ! Par-

donnez-moi, donnez-moi une seconde chance ! »

Et le plus beau moment de ma vie se présenta alors à

moi, il n’y a pas de mots pour le décrire. Jésus vint et me

tira du puits. Il me souleva et toutes ces horribles créa-

tures s’aplatirent au sol. Quand il me déposa, il me dit

avec tout son amour:

«Tu vas retourner sur terre, je te

donne une seconde chance».

Sauvée par les prières d’un étranger

Mais il précisa que ce n’était pas à cause des prières

de ma famille. «Il est juste de leur part d’implorer pour

toi. C’est grâce à l’intercession de tous ceux qui te sont

étrangers et qui ont pleuré, prié et élevé leur coeur avec

un profond amour pour toi».

Et je vis beaucoup de petites

lumières s’allumer, telles des peti-

tes flammes d’amour. Je vis des

personnes qui priaient pour moi.

Mais il y avait une flamme beau-

coup plus grande, c’était celle qui

me donnait le plus de lumière et de

laquelle jaillissait le plus d’amour.

J’essayais de distinguer qui était

cette personne. Le Seigneur me dit:

«Celui qui t’aime tant, ne te

connaît même pas». Il m’expliqua

que cet homme avait lu une coupu-

re de presse de la veille. C’était un

pauvre paysan qui habitait au pied

de la Sierra Nevada de Santa Marta (au nord-est de la

Colombie). Ce pauvre homme était allé en ville acheter du

sucre de canne. Le sucre avait été emballé dans du pa-

pier journal et il avait vu ma photo, toute brûlée que j’étais.

Lorsque l’homme me vit ainsi, sans même avoir lu

l’article en entier, il tomba à genoux et commença à san-

gloter avec un profond amour. Il dit: «Seigneur Dieu, ayez

pitié de ma petite soeur. Seigneur, sauvez-là. Si vous la

sauvez, je vous promets que j’irai en pèlerinage au Sanc-

tuaire de Buga (qui se trouve dans le Sud-Ouest de la

Colombie). Mais je vous en prie, sauvez-la».

Imaginez ce pauvre homme, il ne se plaignait pas

d’avoir faim et il avait une grande capacité d’amour car il

s’offrait de traverser toute une région pour quelqu’un qu’il

ne connaissait même pas ! Et le Seigneur me dit: «C’est

cela aimer son prochain».

Et il ajouta:

«Tu vas repartir (sur terre) et tu donne-

ras ton témoignage non pas mille fois, mais mille fois

mille fois. Et malheur à ceux qui ne changeront pas

après avoir entendu ton témoignage, car ils seront

jugés plus sévèrement, comme toi lorsque tu revien-

dras ici un jour; de même pour mes oints, les prê-

tres, car il n’y a pas pire sourd que celui qui refuse

d’entendre ! »

Ce témoignage, mes frères et soeurs, n’est pas une

menace. Le Seigneur n’a pas besoin de nous menacer.

C’est une chance qui se présente à vous, et Dieu merci,

j’ai vécu ce qu’il m’a fallu vivre !

Gloria Polo

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VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2012

VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2012

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