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C’est un devoir et une obligation pour tout chré-

tien de travailler à l’établissement de la justice et d’un

meilleur système économique, et le Pape dit bien que

«personne n’est dispensé de collaborer à cette tâche».

Et cela, même si cette tâche s’avère difficile, écrit Jean-

Paul II (il ne peut en être autrement, car en attaquant le

monopole des contrôleurs de l’argent et du crédit, on

attaque la plus grande puissance de ce monde).

Malgré les incompréhensions, les contradictions et

et les oppositions de toutes sortes, il ne saurait y avoir

de place pour le découragement, puisque cette tâche

est «urgente et nécessaire», comme il a été dit précé-

demment:

«Celui qui voudrait renoncer à la tâche, difficile,

mais exaltante, d’améliorer le sort de tout l’homme

et de tous les hommes, sous prétexte du poids trop

lourd de la lutte et de l’effort incessant pour se dépas-

ser, ou même parce qu’on a expérimenté l’échec et le

retour au point de départ, celui-là ne répondrait pas à

la volonté de Dieu créateur.»

(Jean-Paul II, Encyclique

Sollicitudo Rei Socialis

, n. 30.)

L’amour du prochain

La raison la plus fondamentale pour laquelle cha-

que chrétien se doit de travailler pour l’établissement

d’un meilleur système économique, c’est qu’on sera

jugé justement sur ce qu’on aura fait pour nos frères et

soeurs dans le besoin, Jésus Lui-même s’étant identi-

fié à ceux qui souffrent: «

Chaque fois que vous l’avez

fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi

que vous l’avez fait»

(Mt 25, 40). La foi chrétienne nous

enseigne à voir le Christ dans chacun de nos frères, et

d’aimer notre prochain comme on aime le Christ.

Bien sûr, il y a bien des manières de venir en aide

à nos frères dans le besoin: donner à manger à ceux

qui ont faim, donner à boire à ceux qui ont soif, loger

les sans-abri, visiter les malades et les prisonniers, etc.

Certains enverront des dons à des organismes de chari-

té, que ce soit pour aider des pauvres d’ici ou du Tiers-

Monde. Mais si ces dons peuvent soulager quelques

pauvres pendant quelques jours ou quelques semai-

nes, cela ne supprime pas pour autant les causes de la

pauvreté.

Ce qui est infiniment mieux, c’est de corriger le pro-

blème à sa source, de s’attaquer aux causes mêmes

de la pauvreté, et de rétablir chaque être humain dans

ses droits et sa dignité de personne créée à l’image de

Dieu, ayant droit à un minimum de biens terrestres. Et

rendre à chacun ce qui lui est dû, c’est justement ce en

quoi consiste la justice:

«Plus que quiconque, celui qui est animé d’une

vraie charité est ingénieux à découvrir les causes de

la misère, à trouver les moyens de la combattre, à

la vaincre résolument. Faiseur de paix, il poursuivra

son chemin, allumant la joie et versant la lumière et

la grâce au coeur des hommes sur toute la surface

de la terre, leur faisant découvrir, par-delà toutes les

frontières, des visages de frères, des visages d’amis.»

(Paul VI, Encyclique

Populorum Progressio

sur le déve-

loppement des peuples, n. 79)

Louis Even avait découvert la cause de la misère du

peuple — la création et le contrôle de l’argent par les

banques privées et aussi le moyen de combattre cette

escroquerie: l’éducation du peuple.

Pour s’assurer que le message authentique du

Crédit Social puisse atteindre la population, et surtout

parce que son coeur était rempli d’une grande charité

envers son prochain, Louis Even alla jusqu’à quitter son

emploi en plein milieu de la crise économique, en 1935,

pour fonder son propre journal, «Vers Demain», et don-

ner tout son temps et tout son être à la cause de la

justice, se faisant littéralement «pèlerin» sur les routes

du pays pour faire connaître à ses frères et soeurs la

grande lumière du «crédit social», son exemple et son

dévouement entraînant d’autres apôtres à sa suite.

Louis Even n’était pas seulement un génie, mais

aussi un apôtre incomparable, et c’est pour cela que

le mouvement qu’il a fondé a su passer à travers tou-

tes les persécutions imaginables, le don de soi étant

plus fort que tous les millions des banquiers. «Il n’y a

pas de plus grand amour que de donner sa vie pour

ceux qu’on aime», est-il écrit dans l’Evangile, et c’est

réellement ce que Louis Even a mis en pratique: il n’a

pas seulement prêché la charité et la justice, mais il a

aussi vécu ce qu’il a prêché.

Les Papes ont dit que le changement des structu-

res économiques ne s’obtiendra que par l’éducation et

l’apostolat, par le don de soi et les sacrifices consentis

par amour pour le prochain, et c’est exactement la for-

mule que Louis Even a mise de l’avant avec son Oeuvre

des «Pèlerins de saint Michel»:

«Ces attitudes et ces ‘structures de péché’ ne peu-

vent être vaincues — bien entendu avec l’aide de la

grâce divine — que par une attitude diamétralement

opposée: se dépenser pour le bien du prochain.»

(Jean-Paul II, Encyclique

Sollicitudo Rei Socialis

, n. 38.)

Pas de justice sans Dieu

Jean-Paul II parlait aussi de la nécessité de la grâce

divine dans ce combat pour la justice, et c’est ce que

Louis Even a compris depuis le tout début: pas de jus-

tice possible sans Dieu. D’ailleurs, le crédit social est

plus qu’une simple réforme monétaire: c’est un systè-

me basé sur l’ordre voulu par Dieu pour la société. Dou-

glas a déjà dit que le «crédit social», c’est la confiance

qu’on puisse vivre en société, que la société puisse

nous fournir les biens et les services. Autrement dit,

c’est la confiance qu’on ne se fera pas tirer sur la rue,

qu’on ne se fera pas voler par son voisin, etc.: si les Dix

Commandements de Dieu ne sont pas respectés, pas

d’ordre ni de vie possibles dans la société.

Mais l’aide divine est surtout nécessaire quand on

sait que le but réel des financiers, c’est l’établissement

d’un gouvernement mondial qui comprend la destruc-

tion du christianisme et de la famille, et que les promo-

teurs de ce «nouvel ordre mondial» sont en fait menés

par Satan lui-même, dont le seul objectif est la perte

des âmes. Déjà C.H. Douglas écrivait ce qui suit en

1946, dans la revue

The Social Crediter

de Liverpool:

«Nous sommes engagés dans une bataille pour le

christianisme. Et il est surprenant de voir de combien

de façons cela est vrai en pratique. Une de ces façons

passe presque inaperçue, sauf dans ses dérivations —

l’emphase placée par l’Eglise catholique romaine sur

la famille, et l’effort implacable et constant des com-

munistes et des socialistes — qui, avec les Financiers

internationaux, forment le véritable corps de l’Anti-

christ — pour détruire l’idée même de la famille et lui

substituer l’Etat.»

Et Louis Even écrivait sur le même sujet, en 1973:

«Dans un engagement contre la dictature financière,

on n’a pas seulement affaire à des puissances terres-

tres. Tout comme la dictature communiste, tout com-

me la puissante organisation de la franc-maçonnerie,

la dictature financière est sous les ordres de Satan.

Les simples armes humaines n’en viendront pas à

bout. Il y faut les armes choisies et recommandées par

Celle qui vainc toutes les hérésies, par Celle qui doit

écraser définitivement la tête de Satan, par Celle qui a

déclaré Elle-même à Fatima que son Coeur Immaculé

triomphera finalement. Et ces armes, ce sont la consé-

cration à son Coeur Immaculé marquée par le port de

son Scapulaire, le Rosaire et la pénitence.»

La Croisade du Rosaire

C’est là qu’on voit toute l’importance et la grandeur

de la «Croisade du Rosaire» instituée par Louis Even,

qui consiste à visiter les familles pour dire une dizaine

de chapelet avec elles, et ensuite leur présenter le jour-

nal «Vers Demain». Louis Even, étant lui-même consa-

cré à Marie depuis l’âge de 17 ans, a compris toute

l’importance de la dévotion à la Très Sainte Vierge pour

les temps actuels.

La Croisade du Rosaire de porte en porte est une

école incomparable qui forme des apôtres qui appren-

nent à se donner par amour pour leur prochain. C’est

par notre exemple que les gens voient que notre mes-

sage est quelque chose de vrai. En plus de porter aux

gens la belle lumière du Crédit Social, nous solidifions

les gens dans leur foi catholique, ce qui est plus qu’ur-

gent en face de toutes les sectes qui circulent et font

des ravages.

En passant, les Pèlerins de saint Michel ou «Bérets

blancs» ne sont pas une secte, ils n’ont inventé aucune

religion: ce sont des catholiques romains qui prêchent

la fidélité à tous les enseignements du Pape Benoît XVI.

Aucun secteur de la vie en société ne doit être fer-

mé à l’enseignement du Christ: tous les systèmes exis-

tants doivent être soumis aux règles morales, et mis au

service de la personne humaine, y compris les systè-

mes économiques et financiers. Jean-Paul II déclarait

par exemple à Fluëli, Suisse, le 14 juin 1984:

«

En tant que société démocratique, veillez attenti-

vement à tout ce qui se passe dans ce puissant mon-

de de l’argent ! Le monde de la finance est aussi un

monde humain, notre monde, soumis à la conscience

de nous tous; pour lui aussi il y a des principes éthi-

ques. Veillez donc surtout à ce que vous apportiez une

contribution au service de la paix du monde avec vo-

tre économie et vos banques et non une contribution

— peut-être indirecte — à la guerre et à l’injustice!»

En résumé, le combat de Vers Demain est le com-

bat pour le salut des âmes, il ne fait que répéter ce que

le Pape et l’Eglise demandent: une nouvelle évangé-

lisation — rappeler les principes chrétiens de base à

des chrétiens qui les ont malheureusement oubliés ou

qui ont cessé de les mettre en pratique — et une res-

tructuration des systèmes économiques. Etre un Pèle-

rin de saint Michel dans l’Oeuvre de «Vers Demain» est

donc la vocation la plus urgente et la plus nécessaire de

l’heure. Qui, parmi nos lecteurs, auront la grâce de ré-

pondre à cet appel, à cette vocation? Qu’elle est donc

grande et importante, l’Oeuvre de Louis Even !

Alain Pilote

Le message de l’Institut Louis Even est maintenant diffusé dans le monde entier avec des millions de tirés à part

distribués gratuitement (via containers) en plus de dix langues, grâce aux dons de nos bienfaiteurs.

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VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2012

VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2012

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