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U

ne équipe de Rédemptoristes du Sanc-

tuaire de Sainte-Anne de Beaupré a publié

un feuillet intitulé «L’euthanasie et le suicide

assisté ne sont-ils pas des actes de charité?». Voici

ce qui est écrit:

On continue de tuer la vie. L’avortement est

désormais légalisé. Un avortement est souvent

appelé thérapeutique alors qu’on élimine les nais-

sances d’enfants trisomiques et tant d’autres, sou-

vent après un diagnostic génétique prénatal; c’est

l’eugénisme ou tout simplement la fin brutale d’une

grossesse.

La civilisation de la mort gagne du terrain en

certains pays par la législation du suicide assisté.

Le Pape Jean-Paul II n’hésitait pas à s’y opposer

publiquement. Le Catéchisme de l’Église catholi-

que stipule: «La coopération volontaire au suicide

est contraire à la loi morale” (No 2282). Le suicide

assisté n’est-il pas une forme d’euthanasie ? Au

point de vue éthique, c’est la même chose.

Le suicide assisté, c’est l’action délibérée de se

donner la mort avec l’aide d’un médecin — ou d’une

autre personne qui fournit des médicaments ou

d’autres moyens permettant le suicide. Ce méde-

cin — ou cette autre personne — joue un rôle actif

pour provoquer la mort.

Dignité d’enfant de Dieu

Il faut «mourir dans la dignité», dit-on. Mais

quelle dignité?... Notre vraie dignité n’est-elle pas

d’être enfant de Dieu ? L’être humain ne perd pas

sa dignité d’enfant de Dieu parce qu’il est mou-

rant… Il faut mourir «dans le respect d’une telle

dignité… dans le plus parfait respect de sa spi-

ritualité, de sa dignité d’homme, de croyant, de

chrétien» (Père Verspieren). C’est là aussi le désir

des Juifs et de tant d’autres pour qui le respect

de la vie est absolu et sacré. C’est là l’œuvre de la

vraie charité.

Le suicide assisté met en cause la valeur de la

vie humaine. Nous ne voulons pas être dupes de

la désinformation qui veut nous apitoyer sur le sort

des personnes souffrantes en présentant une solu-

tion simpliste. De nos jours, la pression peut s’exer-

cer sur les malades et les personnes âgées pour

qu’ils acceptent l’euthanasie ou le suicide assisté,

pour qu’ils meurent avec ‘dignité’, expression fort

ambiguë. Parfois, la question d’héritage n’est pas

sans exercer une influence. Tous les handicapés

risquent de devenir les prochaines victimes.

Le suicide assisté n’est-il pas une forme d’euthanasie ?

Dieu seul est le Maître de la vie

L’euthanasie et l’aide au suicide ne doivent pas

être décriminalisées. Ce serait une atteinte grave à

la vie et à la dignité humaine, car la vie est sacrée.

Dieu seul est le Maître de la vie.

Saint Augustin, décédé en 430, écrivait des

paroles très actuelles encore aujourd’hui: «Il n’est

jamais licite de tuer un autre, même s’il le voulait,

et plus encore s’il le demandait…» (

Lettre 204

).

Nous ne soutenons pas, par ailleurs, qu’il faille

se livrer à un acharnement thérapeutique, à des

traitements disproportionnés, pour conserver en

vie certains malades. Il y a différence entre tuer

une personne et la laisser mourir de mort naturelle.

Une grave violation de la loi de Dieu

Le Pape Jean-Paul II a lancé un «appel pas-

sionné» pour sauvegarder «la valeur sacrée de la

vie humaine». «Je confirme que l’euthanasie est

une grave violation de la loi de Dieu», déclara-t-il.

«Avec l’autorité conférée par le Christ à Pierre et à

ses successeurs, en communion avec tous les évê-

ques de l’Église catholique, je confirme que tuer

directement et volontairement un être humain

innocent est toujours gravement immoral… Rien

ni personne ne peut autoriser que l’on donne

la mort à un être innocent, fœtus ou embryon,

enfant ou adulte, vieillard, malade incurable ou

agonisant. Personne ne peut demander ce geste

homicide pour soi ou pour un autre confié à sa

responsabilité, ni même y consentir, explicite-

ment ou non. Aucune autorité ne peut légitime-

ment l’imposer, ni même l’autoriser. Dans le cas

d’une loi intrinsèquement injuste, comme celle

qui admet l’avortement ou l’euthanasie, il n’est

jamais licite de s’y conformer» (

L’Évangile de la

vie

, Nos 57, 65, 73).

Il faut faire face au nouveau défi de la légali-

sation de l’euthanasie et du suicide assisté. Il ne

suffit pas, a dit le pape Jean-Paul II, de s’y oppo-

ser, mais «il faut également engager la société

et les structures mêmes de l’Église à une digne

assistance aux mourants». Il s’agit d’améliorer le

confort de tous les mourants, vieillards, cancé-

reux, sidéens, etc. ainsi que celui de leurs familles.

Peter Sacco, un des distributeurs les

plus dévoués du journal “Michael” aux

Etats-Unis, est décédé le 11 novembre

2011, à l’âge de 76 ans. Il y a environ 35

ans, M. Sacco a connu l’Œuvre de Vers

Demain.

Il a compris l’Oeuvre de Vers Demain

et l’importance de faire de l’apostolat.

Lui et Salvatore Barresi, Jr., ont orga-

nisé un groupe de jeunes pour distri-

buer des circulaires “Michael” de porte

en porte dans Everett, Massachusetts,

et la région, à toutes les fins de semaine. Comme

ils avaient acquis de l’expérience, M. Sacco et M.

Barresi, ces deux apôtres géants, partaient tous les

deux en vélo et lançaient des circulaires aux portes

et distribuaient 2,000 à 3,000 circulaires à chaque

sortie, des circulaires religieuses et aussi sur le

Crédit Social.

Durant la semaine, des membres de la famille

et des amis venaient à la maison de M. Sacco pour

préparer les circulaires pour l’assaut de distribu-

tion de la fin de semaine, en mettant un élastique

autour de chaque circulaire enroulée. Alors chaque

samedi et chaque dimanche matin, après la messe,

quand la température le permettait, cette équipe

sortait pour distribuer des circulaires dans les rues

de l’ouest du Massachusetts, dans le

sud du Maine, dans le sud du New

Hampshire, au nord du Rhodes Island.

Ils ont réussi à distribuer plus de

cinq millions de circulaires dans une

période de 33 ans. M. Sacco était

un homme de prière. Sept jours par

semaine, à 4 heures du matin, il se

levait pour faire deux heures de prière

dans sa cuisine, ensuite il se rendait

à l’église pour ouvrir les portes, faire

une autre heure sainte et assister à la

Messe. Et il récitait toujours le Rosaire

quand il conduisait sa voiture. Il était un pilier de

l’Oeuvre de Vers Demain dans la région du Massa-

chusetts.

En attendant de le voir de l’autre côté du voile,

nous lui exprimons nos adieux par ces mots: «Quel

apostolat incomparable, vous avez accompli de

votre vivant, M. Sacco !»

Melvin Sickler

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tre-Dame à Fatima, etc. Indiquez le nombre

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sirez.

Je veux .......... circulaires

Les violeurs doivent être condamnés à soutenir

et à voir à l’éducation de l’enfant, fruit de leur viol,

jusqu’à ce que cet enfant soit en mesure de voir à sa

propre indépendance et la femme violée, elle, doit

être aidée à subvenir à ses besoins pendant et après

sa grossesse.

La peine doit être infligée au violeur et non pas à

la femme violée. Après l’avortement sur demande,

certaines femmes sont rendues à employer l’avorte-

ment comme une méthode de contraception radi-

cale. Et tous les contribuables payent pour cette

pratique. Et ce qui est le pire dans cette décadence

généralisée, c’est qu’on en arrivera à l’euthanasie

sur demande. Nous en appelons à toutes personnes

douées d’intelligence et de volonté d’assumer ses

responsabilités.

Les défenseurs de la vie

par Me André Morais, ex-président du

Front commun pour le respect de la vie

L

L’avortement, un crime en tout temps

Prières pour le repos de l’âme d’Armand Moreau,

décédé le 10 octobre 2012, à l’âge de 88 ans. Il était un

fervent créditiste, un bienfaiteur. Il assistait aux assem-

blées deRougemont et deMontréal.

Peter Sacco est parti pour l’Au-delà

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VERS DEMAIN janvier-février 2012

VERS DEMAIN janvier-février 2012

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