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ments à une plus forte collaboration réciproque. La

sagesse et la prudence nous suggèrent de ne pas

proclamer trop hâtivement la fin de l’État (comme

certains groupes financiers occultes le souhaite-

raient). Lié à la solution de la crise actuelle, son

rôle semble destiné à croître,

tandis qu’il récupère nombre

de ses compétences. Il y a aussi

des nations pour lesquelles la

construction ou la reconstruc-

tion de l’État continue d’être un

élément clé de leur développe-

ment.»

Plus loin dans l’encyclique,

au paragraphe 57, Benoît XVI ex-

plique justement qu’un gouver-

nement mondial unique avec un

seul dirigeant serait dangereux et

totalitaire, et il oppose à la centra-

lisation extrême son contraire, la

décentralisation, ou subsidiarité

(un principe de la doctrine sociale

de l’Église qui enseigne que les niveaux supérieurs de

gouvernements ne doivent pas faire ce que les niveaux

inférieurs, plus près de l’individu, peuvent faire):

«Pour ne pas engendrer un dangereux pouvoir

universel de type monocratique, la “gouvernance”

de la mondialisation doit être de nature subsidiai-

re, articulée à de multiples niveaux et sur divers

plans qui collaborent entre eux. La mondialisation

réclame certainement une autorité, puisque est en

jeu le problème du bien commun qu’il faut poursui-

vre ensemble; cependant cette autorité devra être

exercée de manière subsidiaire et polyarchique

pour, d’une part, ne pas porter atteinte à la liberté

et, d’autre part, être concrètement efficace.»

Pour ne pas être malhonnêtes, et sembler faire

dire au Pape ce qu’en réalité il n’a pas dit, les mé-

dias qui ont rapporté la nouvelle auraient dû citer

le paragraphe 67 en entier, dès le début:

«Face au

développement irrésistible de l’interdépendance

mondiale, et alors que nous sommes en présence

d’une récession également mondiale, l’urgence

de la réforme de l’Organisation des Nations Unies

comme celle de l’architecture économique et finan-

cière internationale en vue de donner une réalité

concrète au concept de famille des Nations, trouve

un large écho».

L’autorité mondiale ayant besoin de réforme,

dont parlait Jean XXIII dans

Pacem in terris

et Paul

VI dans

Populorum progressio

, ce sont les Nations-

Unies. Il ne s’agit pas de transformer les Nations-

Unies en un gouvernement mondial qui élimine les

États-nations, mais bien de créer un lieu de rencon-

tre international qui respecte le concept de «famille

des nations», chaque pays continuant d’exister et de

conserver sa souveraineté.

Comme Michael O’Brian écrivait récemment

dans

Lifesitenews.com

: «L’encyclique de Benoît XVI

ne vise ni plus ni moins qu’à encou-

rager un accroissement de la coo-

pération internationale, une enten-

te mutuelle entre les nations pour

créer des agences pour administrer

les intérêts que ces pays partagent

pour le bien commun de l’huma-

nité. Il n’encourageait certainement

pas la création d’un super-État

mondial, car dans ses autres écrits

et discours il a fortement critiqué

une telle forme de gouvernement,

contrairement à la Note du Conseil

Pontifical Justice et Paix qui dit qu’il

en fait la promotion. En fait, tant

Jean-Paul II que Benoît XVI ont plu-

sieurs fois mis en garde contre les

graves dangers inhérents à un tel projet.»

Jean-Paul II et la mondialisation

Le 17 mai 2001, le Pape Jean-Paul II parlait ainsi

de la mondialisation aux 300 participants d’une ren-

contre promue par la fondation italienne «Éthique et

économie».:

«Il n’y a pas de doute qu’il s’agit d’un phéno-

mène qui offre des perspectives de croissance et

de grande production de richesses, mais beaucoup

admettent qu’en soit, la mondialisation n’assure

pas l’équité de la distribution des biens entre ci-

toyens d’un même pays ni entre les citoyens de

différents pays. En réalité, la richesse produite de-

meure souvent concentrée entre un petit nombre

de mains avec comme conséquence une ultérieure

perte de souveraineté des États nationaux déjà suf-

fisamment faibles dans les régions en voie de déve-

loppement, et débouche sur un système mondial

gouverné par quelques centres aux mains de par-

ticuliers. Le libre marché est, certes, un trait indu-

bitable de notre époque. Mais il existe cependant

des besoins humains impératifs, qui ne peuvent

être laissés à la merci de cette perspective, avec le

risque d’être absorbés.»

Jean-Paul II concluait que

«l’homme doit être le

protagoniste et non l’esclave des mécanismes de

la production», et qu’à bien y regarder, la «mondia-

lisation est un phénomène intrinsèquement ambi-

valent, à mi-chemin entre un bien potentiel pour

l’humanité et un danger social aux graves consé-

quences.»

Alain Pilote

u

Benoît XVI n’est pas pour

un gouvernement mondial

Depuis deux décennies l’Internet a pris une

importance exponentielle dans la vie de “l’homo

sapiens”. La planète terre ne peut plus s’en passer !

Ceux et celles qui n’ont pas l’Internet passent pour

des illettrés et des poussiéreux dinosaures; ces pau-

vres créatures sont ridiculisées et clouées au pilori

par notre société postmoderne, esclave du ‘piton-

nage’ électronique. Elles ont, paraît-il, tout simple-

ment refusé d’évoluer et de suivre la parade.

Dans un premier temps, il faut reconnaître que

le dieu Internet a

TOUT

révolutionné. Il n’y a

RIEN

dans notre monde païen, décadent et corrompu qui

ne fonctionne sans le “miracle” de l’Internet. De la

maternelle à l’université, c’est l’outil privilégié pour

la formation intellectuelle de notre jeunesse.

TOUS

les employeurs dans

TOUS

les domaines exigent la

connaissance et la capacité de naviguer sur l’Inter-

net. Beaucoup de personnes sont même devenues

«accrocs» à ce bidule de plus en plus empoisonné,

mais indispensable pour

TOUTES

les activités

humaines. Si l’Internet arrêtait de fonctionner, ce

serait le chaos social !

Maintenant, rêvons en couleur: si ce moyen de

communication était toujours utilisé à de nobles fins

de façon intelligente, ce serait un peu le paradis sur

terre. Alléluia ! Une merveille incroyable !

Enlevons nos œillères et ouvrons-nous les yeux.

Actuellement, près de 50% des «internautes» uti-

lisent la machine pour commettre et répandre le

MAL

sur

TOUTE

la terre: activités sexuelles, prosti-

tution, pédophilie, pornographie, détournement de

mineurs, fraudes, vols, menaces, destruction des

réputations, mensonges, terrorisme, propos hai-

neux, trafic de drogue, vol d’identité personnelle,

magouilles de tout acabit, etc. Tous les vices sont à

la portée de la main sur le net.

Les policiers confirment que les grandes orga-

nisations criminelles sont en train de prendre le

contrôle de l’Internet. Les forces de l’ordre ne

savent plus où donner de la tête, car il faudrait qu’el-

les soient trois fois plus nombreuses pour attaquer

ce diabolique problème et affronter à force égale la

terrible criminalité qui empoisonne le net.

SATAN A-T-IL PRIS LE CONTRÔLE DE L’IN-

TERNET? J’AI BIEN PEUR QUE OUI !

C’est maintenant très facile de trouver sur la toile

des renseignements pour fabriquer des bombes,

pour «euthanasier» une autre personne et pour se

suicider. Au début de l’année 2012, le journal La

Presse nous informait que ‘Facebook’ donne main-

tenant des recettes efficaces et très précises pour

provoquer un avortement. Sous prétexte que ces

enseignements sont très utiles aux femmes, surtout

dans les pays où l’avortement est interdit, on endort

le bon peuple qui reste silencieux et qui semble

accepter cette odieuse banalisation du meurtre des

bébés non encore nés.

Alors, que peut-on penser de l’Internet face à tous

ces sombres dérapages ? C’est tout à fait désolant et

déprimant de voir cet extraordinaire moyen de com-

munication sombrer de plus en plus entre les mains

des forces du mal. L’Internet, c’est quelque chose de

beau et d’utile quand on s’en sert pour faire le

BIEN.

Malheureusement dans notre monde en pleine

décadence, ce petit écran est devenu le rendez-vous

de plus en plus populaire des personnes biaisées,

tordues et criminalisées qui ne pensent uniquement

qu’à collaborer avec les forces du mal.

QUEL DOM-

MAGE !

Paul-André Deschesnes

Assemblées mensuelles

Maison de l’Immaculée, Rougemont

Chaque mois aux dates suivantes:

26 février, 25 mars, 22 avril

10 heures a.m.: Ouverture. Chapelet

Rapports des apôtres revenant de mis-

sion

Midi: dîner dans le réfectoire de la

Maison de l’Immaculée, chacun apporte

ses provisions.

1.30 à 4.30 heures p.m. Conférences

3.30 hres p.m. Confessions

5.00 hres p.m. Sainte Messe à la cha-

pelle de la Maison de l’Immaculée.

6.15 hres p.m. souper avec ses provisions

Aux réunions de Vers Demain, tous

se présentent modestement vêtus. Les

dames en robe non décolletée (pas plus

d’un pouce en bas du cou), à manches

dépassant le coude et à jupe couvrant les

genoux. Messieurs et dames en shorts ne

sont pas admis.

Qui contrôle l’Internet ?

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VERS DEMAIN janvier-février 2012

VERS DEMAIN janvier-février 2012

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