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Leçons: 2, 3 et 4

Le scandale de la

pauvreté en face de

l’abondance,

a été

l’occasion de dire

que la rareté a cédé la

place à l’abondance

des biens depuis

bien longtemps. Le

problème désormais

est comment gère-

t-on   cette nouvelle

donne? Les biens pourrissent malheureusement face

à des besoins insatisfaits du fait du manque d’un ins-

trument, d’un ticket appelé argent, on dirait même que

les biens sont volontairement interdits aux hommes.

L’argent qui ne devrait être qu’un moyen, un véhi-

cule pour faire passer les produits du producteur au

consommateur, un signe pour faciliter les échanges,

et qui n’est donc pas la richesse en lieu et place des

produits qui sont la véritable richesse, est devenu

par la force des choses, le maître !

Le problème est que les banques créent l’argent

sous forme de dette:

quand un emprunteur arrive au

guichet d’une banque et que le banquier consent à lui

octroyer un crédit, la banque selon les explications

de Gabriel KOUBANG, crée l’argent qui n’existait pas

auparavant. Le faisant, la banque use de son pouvoir

(système de couvertures fractionnaires) de prêter dix

fois le montant de papier-monnaie qu’elle détient.

(

Dans les pays industrialisés, les banques peuvent

prêter indéfiniment plus que le numéraire qu’elle

possède.

)

Tout l’argent en circulation dans le monde, cor-

respond à une dette équivalente et doit retourner à

la banque, affublé d’un intérêt injustifié. De ce fait,

l’argent naît par l’emprunt et meurt par le rembour-

sement à la banque. Au Moyen-Âge en effet, l’orfèvre

devint banquier car il représentait une sûreté pour les

avoirs des Souverains et des gros négociants. Il rece-

vait en dépôt contre un reçu à titre de preuve pour

le propriétaire, l’or dont seulement 10% étaient rede-

mandés par les dépositaires. C’est sur la différence

qu’il s’est appuyé pour prêter à intérêt, devenant ainsi

banquier avec une tendance à supprimer l’usage de

l’argent-monnaie pour pérenniser (

prolonger

) le sys-

tème inique qui lui est favorable.

La solution au problème des dettes, un argent

sans dette créé par la société

: apprendre que l’ar-

gent n’est pas la richesse, mais un signe qui donne

droit à la véritable richesse que sont les produits, a

été difficile à admettre, encore plus l’a été la possi-

bilité pour une société de créer sa propre monnaie !

Mais il a fallu leur expliquer que pour le Crédit Social,

l’argent n’est qu’une question de chiffres, une simple

comptabilité…

Cependant pour y parvenir, il faut la mise enœuvre

d’un système trinitaire à travers la création d’un

Office National de Crédit, qui fonctionnerait comme

une banque centrale dont le rôle est de mettre en

adéquation, la production et l’argent en circula-

tion dans le pays:

une monnaie libre de dette et

libre d’intérêt, c’est-à-dire créée par la société pour

la satisfaction des besoins vitaux,

un dividende

social à tous comme part de l’héritage commun placé

directement entre les mains du consommateur,

un

escompte ou rabais compensé qui jouerait un rôle

stabilisateur, afin que les consommateurs absorbent

toute la production selon leur capacité à payer, et

que les producteurs soient en mesure d’assurer la

quantité de production nécessaire !

Leçons 5, 6, 6-B et 8

Le dividende, comme

solution au manque chro-

nique de pouvoir d’achat:

Gabriel KOUBANG s’est

évertué à expliquer qu’il

ne suffit pas de financer la

production, il faudrait aussi

financer la distribution pour

que les biens atteignent

les besoins. Après avoir

démontré que les salaires

distribués par la produc-

tion ne suffiront jamais à

payer les biens produits

(C.H. DOUGLAS a prouvé

en effet que jamais A n’achètera A+B), il a donné le

coup de semonce en affirmant que la politique de

plein emploi prônée par les gouvernants actuels de

nos pays, n’est que pure aberration car on ne pourra

jamais y parvenir. La véritable solution est donc le

Crédit Social qui distribuerait le dividende en vue de

garantir le pouvoir d’achat à chaque homme, cohé-

ritier de la technologie, des inventions et des res-

sources naturelles.

Quand cela est nécessaire, le dividende fait

accroître l’argent en circulation dans le pays et le

place directement entre les mains des consomma-

teurs

, car le pouvoir d’achat selon les explications de

Louis FAHE, dépend à la fois de l’argent aux mains

de l’acheteur et du prix du produit mis en vente.

Moins les prix sont élevés, plus le pouvoir d’achat ou

la capacité à payer de l’acheteur est élevé(e) et vice

versa. C’est pourquoi, il a affirmé que toute grève ou

revendication salariale est forcement désastreuse,

dans la mesure où la hausse des salaires provoque

l’inflation et n’apporte rien au pouvoir d’achat du

consommateur. D’où la nécessité d’ajuster les prix

pour éviter toute possibilité d’inflation, pouvant

éroder le pouvoir d’achat.

M. Louis FAHE s’est indigné face au comportement

des dirigeants des pays qui, pour la construction d’un

pont, font l’étude de faisabilité, vont en forte déléga-

tion tous frais payés (billlets d’avion 1ère classe-hôtels

5 étoiles) pour aller emprunter auprès des institu-

tions financières à intérêts, des

chiffres qu’ils peuvent créer

eux-mêmes. Alors qu’avec le

Crédit Social, pour financer

un pont, le gouvernement par

le canal de l’Office National de

Crédit créerait sine die, l’argent

nécessaire à la réalisation de

l’ouvrage. Et puisque dans ce

système, l’argent émis sans

dette n’est que le reflet de la

réalité, il apparaît avec tout

nouveau produit et disparaît

quand celui-ci est consommé.

Par exemple, pour un pont

construit pour une durée de 50

ans et ayant coûté 50 milliards

à l’état, il faudra que chaque

année, 1 milliard soit retiré de

la circulation jusqu’à ce qu’au

bout de la 50ème, tous les 50

milliards soient retournés à

leur source.

Le Crédit Social, véritable démocratie économi-

que, a de réels avantages comparatifs. Comme en

politique, il est loisible au peuple de choisir librement

en démocratie économique. Le bulletin de vote du

consommateur, c’est sa capacité de payer, son pou-

voir d’achat, son billet dont seul il est le maître. La

différence est qu’en démocratie politique, si on vote

pour A, B peut sortir vainqueur et on est perdant,

ou même si A pour lequel on a voté sort vainqueur,

on n’a pas gagné pour autant pour la simple raison

que ce n’est pas évident que A fera ce pourquoi on a

voté pour lui. Dans les deux cas, on est perdant. Or

en démocratie économique, on a toujours le candidat

pour lequel on a voté. Si avec sa capacité de payer on

rentre dans un magasin et demande un costume gris-

chiné, c’est cela qu’on obtiendra, si on va à la crois-

santerie et commande des pains au chocolat, c’est ce

qui sera servi mais jamais autre chose. Donc ici, on a

toujours le candidat pour lequel on a voté.

En outre en politique, quand il y a 102 partis politi-

ques, il y a autant de clivages et jamais ce peuple ne

pourra s’entendre.

C’est la raison pour laquelle nous ne sommes pas

intéressés par la politique qui divise un même peuple

afin de régner sur lui, car à tous égards, la démocratie

économique est plus efficace que la démocratie poli-

tique: 1er - on obtient au quotidien le candidat pour

lequel on vote; 2ème - on n’attend pas de consacrer

un seul jour sur 1825 pour laisser le peuple mourir de

faim pendant les 1824 autres jours durant les cinq ans

de mandat. En conclusion de ces 3 leçons, le Crédit

Social n’est pas un parti politique

mais, une finance saine et effi-

cace car le véritable but recher-

ché par le Crédit Social, est de

donner à chaque consomma-

teur la capacité de commander

la production des biens dont il a

vraiment besoin. Seule la démo-

cratie économique peut réaliser

cet idéal de vie.

De nos jours en effet, il est

triste de voir que ni le peuple

ni les gouvernants que nous

voyons et que nous avons dans

nos pays, n’ont la réalité du pou-

voir qui a été usurpé depuis des

lustres, par la nébuleuse finan-

cière.

Les discussions à ce sujet

ont été très âpres, car beaucoup

de jeunes en Afrique ne jurent

que par la politique, mais les

explications détaillées sur l’efficacité de la démocratie

économique ont fini par les convaincre que le salut de

l’humanité entière, se trouve dans l’issue du combat

du Crédit Social.

Gabriel KOUBANG

Les Africains ont compris que le

Crédit Social les sortirait de la pauvreté

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