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Le 27 octobre 2011, 25 ans après la première ren-

contre du Pape Jean-Paul II avec les représentations des

différentes religions à Assise, en Italie, le pape Benoît

XVI a rencontré au même endroit les représentants des

religions du monde, pour une «Journée de réflexion, dia-

logue et prière pour la paix et la justice dans le monde».

Dans son discours prononcé en la basilique Sainte-Ma-

rie-des-Anges (voir photo), le Saint-Père a expliqué que la

véritable religion n’est pas cause de violence, mais qu’au

contraire, la violence provient de l’absence de Dieu:

Nous savons que souvent le terrorisme est motivé re-

ligieusement et que justement le caractère religieux des

attaques sert de justification pour la cruauté impitoyable,

qui croit pouvoir reléguer les règles du droit en faveur du

« bien » poursuivi. Ici la religion n’est pas au service de la

paix, mais de la justification de la violence.

La critique de

la religion, à partir

des Lumières, a à

maintes reprises

soutenu que la re-

ligion fut cause de

violence et ainsi

elle a attisé l’hos-

tilité contre les

religions. Qu’ici la

religion motive de

fait la violence est

une chose qui, en

tant que person-

nes

religieuses,

doit nous préoc-

cuper profondé-

ment. D’une façon

plus subtile, mais

toujours cruelle,

nous voyons la

religion comme cause de violence même là où la violen-

ce est exercée par des défenseurs d’une religion contre

les autres. Les représentants des religions participants

en 1986 à Assise entendaient dire – et nous le répétons

avec force et grande fermeté : ce n’est pas la vraie nature

de la religion. C’est au contraire son travestissement et il

contribue à sa destruction. (…)

Comme chrétien, je voudrais dire à ce sujet : oui, dans

l’histoire on a aussi eu recours à la violence au nom de

la foi chrétienne. Nous le reconnaissons, pleins de honte.

Mais il est absolument clair que ceci a été une utilisation

abusive de la foi chrétienne, en évidente opposition avec

sa vraie nature. Le Dieu dans lequel nous chrétiens nous

croyons est le Créateur et Père de tous les hommes, à

partir duquel toutes les personnes sont frères et sœurs

entre elles et constituent une unique famille. La Croix du

Christ est pour nous le signe de Dieu qui, à la place de

la violence, pose le fait de souffrir avec l’autre et d’aimer

avec l’autre. Son nom est « Dieu de l’amour et de la paix

» (2 Co 13, 11). C’est la tâche de tous ceux qui portent

une responsabilité pour la foi chrétienne, de purifier conti-

nuellement la religion des chrétiens à partir de son centre

intérieur, afin que – malgré la faiblesse de l’homme – elle

soit vraiment un instrument de la paix de Dieu dans le

monde.

Si une typologie fondamentale de violence est

aujourd’hui motivée religieusement, mettant ainsi les reli-

gions face à la question de leur nature et nous contraignant

tous à une purification, une seconde typologie de violen-

ce, à l’aspect multiforme, a une motivation exactement

opposée : c’est la conséquence de l’absence de Dieu, de

sa négation et de la perte d’humanité qui va de pair avec

cela. Les ennemis de la religion – comme nous l’avons

dit – voient en elle une source première de violence dans

l’histoire de l’humanité et exigent alors la disparition de la

religion. Mais le « non » à Dieu a produit de la cruauté et

une violence sans

mesure, qui a été

possible

seule-

ment parce que

l’homme ne re-

connaissait plus

aucune norme et

aucun juge au-

dessus de lui, mais

il se prenait lui-

même seulement

comme

norme.

Les horreurs des

camps de concen-

tration montrent

en toute clarté les

conséquences de

l’absence de Dieu.

Toutefois, je

ne voudrais pas

m’attarder ici sur

l’athéisme prescrit par l’État; je voudrais plutôt parler de

la « décadence » de l’homme dont la conséquence est la

réalisation, d’une manière silencieuse et donc plus dan-

gereuse, d’un changement du climat spirituel. L’adoration

de l’argent, de l’avoir et du pouvoir, se révèle être une

contre-religion, dans laquelle l’homme ne compte plus,

mais seulement l’intérêt personnel. Le désir de bonheur

dégénère, par exemple, dans une avidité effrénée et inhu-

maine qui se manifeste dans la domination de la drogue

sous ses diverses formes. Il y a les grands, qui avec elle

font leurs affaires, et ensuite tous ceux qui sont séduits et

abîmés par elle aussi bien dans leur corps que dans leur

esprit. La violence devient une chose normale et menace

de détruire dans certaines parties du monde notre jeu-

nesse. Puisque la violence devient une chose normale, la

paix est détruite et dans ce manque de paix l’homme se

détruit lui-même. L’absence de Dieu conduit à la déchéan-

ce de l’homme et de l’humanisme.

Benoît XVI

La violence est causée par l’absence de Dieu

La banque Goldman Sachs est surnommée aux

Etats-Unis «Government Sachs » tant elle est influen-

te sur le gouvernement américain. Le secrétaire au

Trésor de Clinton, Robert Rubin, qui procéda à la dé-

régulation financière, venait de Goldman Sachs. Tout

comme le secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson,

qui transféra aux Etats les dettes pourries des ban-

ques, lors de la crise financière.

Mark Carney, gouverneur de

la Banque du Canada, provient aussi de

Goldman Sachs. Le 4 novembre 2011,

il a été nommé à la tête du Conseil de

stabilité financière, chargé par le G20

de superviser et d’appliquer les poli-

tiques de réglementation du secteur

financier mondial.

Pour que l’euro, la monnaie unique

européenne, fonctionne, il faudrait que

tous les pays d’Europe aient une politique

budgétaire commune, et abandonnent le peu qui

leur reste de souveraineté. C’est l’objectif visé depuis

le tout début avec la création de l’Union européenne:

ce qui était d’abord une union strictement commer-

ciale (le Marché Commun, ou Communauté économi-

que européenne), s’est transformé en 1993 en Union

européenne, où tous les pays membres ont dû abolir

leurs barrières tarifaires et laisser aux technocrates

(non élus) de la Commission Européenne à Bruxelles

le soin de décider des politiques fiscales et monétai-

res de ces pays. Et depuis 1999, la plupart des pays

membres de l’Union européenne ont abandonné leur

monnaie nationale pour partager une seule monnaie

commune, l’euro. José Manuel Durão Barroso, prési-

dent de la Commission européenne, déclarait récem-

ment :

«L’avenir de l’Europe passe par davantage d’in-

tégration. Cette crise a provoqué une accélération

de l’histoire et nous devons être prêts aujourd’hui

à prendre les mesures qui avaient été envisagées

pour demain seulement.»

L’objectif de ce coup d’état bancaire est d’exploi-

ter la crise de l’euro comme moyen de créer un su-

per-État fédéral européen qui transférera à la Com-

mission Européenne à Bruxelles tous les pouvoirs

que les nations européennes actuelles possèdent

encore. Les mondialistes ont déjà commencé ce pro-

cessus, en plaçant deux de leurs pions non-élus pour

remplacer les premiers ministres démocratiquement

élus de Grèce et d’Italie.

Tout le monde sait que la Grèce ne pourra jamais

rembourser ses dettes, mais on continue de lui prê-

ter pour l’endetter davantage. Comme les pièces

d’un jeu de dominos, tous les pays vont

tomber un après l’autre, et c’est non seu-

lement l’euro qui va éclater, mais aussi le

dollar américain, car les États-Unis ont une

dette record, et des records de pauvreté

extrême :

Les agences de presse rapportaient le

4 novembre dernier que selon le plus récent

recensement, 20 millions et demi de per-

sonnes vivent dans l’extrême pauvreté aux

États-Unis. C’est presque 7 % de la popula-

tion. Il s’agit d’un record en 35 ans, soit depuis que

ces statistiques sont compilées. Le recensement qua-

lifie de « très pauvre » une personne célibataire qui

gagne moins de 5570 dollars et une famille de qua-

tre personnes qui gagne 11 157 dollars ou moins par

année.

Pourquoi sommes-nous dans un tel chaos? C’est

parce que les gouvernements empruntent à intérêt,

des banques privées, de l’argent qu’ils pourraient

emprunter sans intérêt de leurs propres banques

centrales. En 2007, les pays membres de l’Union

européenne ont été assez stupides pour inclure dans

la nouvelle Constitution européenne (article 123 du

Trait de Lisbonne) cette interdiction de se financer par

leur banque centrale. Les banques commerciales, par

contre, peuvent emprunter de l’argent de la Banque

centrale européenne à un taux de 1,25%, et ensuite

prêter ce même argent aux gouvernements nationaux

à des taux de 5, 6% ou même davantage…

La seule solution logique est que les nations re-

prennent leur droit souverain d’émettre leur propre

argent, sans dette, en faisant de l’argent un comp-

tabilité exacte, un reflet fidèle des réalités écono-

miques, comme il a été expliqué plusieurs fois dans

d’autres articles de Vers Demain.

En laissant à des compagnies privées, les ban-

ques commerciales, la fonction de créer l’argent pour

le pays, les États, selon les mots du Pape Pie XI dans

son encyclique

Quadragesimo anno

, sont devenus

les valets des puissances financières, au lieu d’être

les serviteurs du bien commun:

«L’Etat, qui devrait

gouverner de haut, comme souverain et suprême

arbitre, dans le seul intérêt du bien commun et de la

justice, est tombé au rang d’esclave et est devenu le

docile instrument de toutes les passions et de tou-

tes les ambitions de l’intérêt.»

Alain Pilote

u

Citation de David Rockefeller, tirée de son

autobiographie MEMOIRS, en page 405:

«Quel-

ques-uns croient même que nous (la famille

Rockefeller) faisons partie d’une cabale secrè-

te travaillant contre les meilleurs intérêts des

États-Unis, caractérisant ma famille et moi en

tant qu’internationalistes et conspirant avec

d’autres autour de la Terre pour construire une

politique globale plus intégrée ainsi qu’une

structure économique — un seul gouvernement

mondial si vous voulez. Si cela est l’accusation,

je suis coupable et fier de l’être.»

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VERS DEMAIN janvier-février 2012

VERS DEMAIN janvier-février 2012

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