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dez le soleil ! » Personne ne pensait au soleil, qui ne

s’était pas montré de toute la matinée. Mais à l’excla-

mation de l’enfant, tout le monde leva la tête pour

voir ce qui se passait. C’est alors qu’une foule innom-

brable pu contempler à loisir, pendant une douzaine

de minutes, un spectacle grandiose, stupéfiant et

vraiment unique au monde !

«Tout à coup, les nuages se déchirent large-

ment, laissant voir une grande surface du ciel bleu.

Et dans ce vaste espace sans nuage, le soleil appa-

raît au zénith, mais avec un aspect étrange ! Aucun

nuage ne le voile, et cependant, tout en étant brillant,

il n’éblouit pas et on peut le fixer à volonté ! Tout le

monde contemple avec stupeur cette sorte d’éclipse

d’un nouveau genre.

Les mouvements du soleil

«Soudain le soleil tremble, s’agite, fait des mou-

vements brusques et finalement se met à tourner

vertigineusement sur lui-même comme une roue

de feu, lançant dans toutes les directions, comme

un projecteur gigantesque, d’énormes faisceaux de

lumière, tour à tour verts, rouges, bleus, violets, etc.;

et colorant de la façon la plus fantastique les nuages,

les arbres, les rochers, le sol, les habits et les visages

de cette foule immense qui s’étend à perte de vue !

Et pendant que la foule haletante contemple ce spec-

tacle saisissant, les trois enfants voient apparaître à

côté du soleil la Sainte Famille.

«Au bout de quatre minutes environ, le soleil s’ar-

rête. Un moment après, il reprend une deuxième fois

son mouvement fantastique et sa danse féérique de

lumière et de couleurs, tel le plus grandiose feu d’arti-

fice qui se puisse rêver. De nouveau, au bout de quel-

ques minutes, le soleil arrête sa danse prodigieuse

comme pour laisser reposer les spectateurs.

«Après une courte halte et pour la troisième fois,

comme pour donner aux assistants le loisir de bien

contrôler les faits, le soleil reprend, plus varié et plus

coloré que jamais, son fantastique feu d’artifice, sans

doute le plus grandiose et le plus pathétique que les

hommes aient jamais pu contempler sur la terre.

«Et pendant l’inoubliable douzaine de minutes que

dure ce spectacle unique et saisissant, cette foule

innombrable est là en suspens, immobile, extati-

que, presque sans respirer, contemplant ce drame

poignant, qui fut aperçu distinctement à plus de 40

kilomètres à la ronde: L’illustre poète portugais, Dr

Alfonso Lopes Vieira, témoigna l’avoir vu à 10 lieues

de Fatima, alors qu’il ne s’y attendait nullement.

Une crainte apocalyptique

«C’était le «grand miracle» promis qui se réali-

sait exactement au jour, à l’heure et à l’endroit dési-

gnés d’avance, et qui devait «obliger » les hommes

à croire à la réalité des apparitions et à obéir au

message que Notre-Dame du Rosaire leur appor-

tait du ciel !

« (…) C’est la chute vertigineuse du soleil qui fut

le point culminant du grand prodige, le moment

le plus pathétique et le plus divinement poignant

(…). En effet, au milieu de sa danse «effarante»

de feu et de couleurs, telle une roue gigantesque

qui à force de tourner se serait dévissée, voici

que le soleil se détache du firmament et, tombant

de côté et d’autre, se précipite en zigzag sur la

foule atterrée, irradiant une chaleur de plus en

plus intense (témoignage du Dr Domingos Pinto

Coelho: non seulement on voyait le soleil tomber

du ciel, mais on sentait l’augmentation progres-

sive de la chaleur avec l’approche du soleil, ce qui

sécha vite les habits trempés des spectateurs), et

donnant à tous les assistants l’impression nette

de la fin du monde prédite dans l’Évangile, où le

soleil et les astres se précipiteront en désordre

sur la terre !

«Alors, de cette foule épouvantée, s’échappe

soudain un cri formidable, une clameur intense,

traduisant la terreur religieuse des âmes qui se

préparent sérieusement à la mort, en confessant

leur foi et en demandant à Dieu pardon pour leurs

péchés. «Je crois en Dieu le Père Tout-Puissant »

s’écrient les uns. «Je vous salue Marie ! », s’ex-

clament les autres. «Mon Dieu, miséricorde ! »,

implore le grand nombre. Et d’un seul mouve-

VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2011

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