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Dans les archives de Radio-Canada, nous lisons

ce qui suit concernant le déclin des fermes familia-

les au Canada:

«En moins d’un demi-siècle, les fermes fami-

liales du Canada sont passées de petites exploi-

tations autosuffisantes à de véritables entreprises

industrielles. Les agriculteurs doivent désormais

acquérir toute une machinerie, et parfois recruter

de la main-d’oeuvre extérieure, pour continuer à

vivre de leurs récoltes ou de leur élevage. De nom-

breux fermiers baissent les bras devant les coûts

élevés de la pratique agricole....»

De 1951 à 2006, le nombre de fermes au Canada

est passé de 623 000 à 229 293.

Les statistiques rapportent aussi qu’il y avait

165 000 fermes au Québec en 1941, et qu’en 2001,

il n’y en avait plus que 32 139, 5 fois moins.

La situation est grave. Les Canadiens ne sont plus

propriétaires de leur sol, un grand nombre d’entre

eux ne possèdent plus un seul pouce de terre dans

le pays défriché et rendu fécond par leurs ancêtres.

Nos fermes familiales, notre sol, sur lequel

nos Canadiens pouvaient être maîtres chez eux et

élever des familles nombreuses, qui permettaient à

notre peuple de survivre et de grandir, ce sol nous a

été enlevé. Nous ne sommes plus, Canadiens, que

des locataires, des dépouillés, des dépossédés,

des expropriés. II en reste bien quelques-uns qui

sont encore propriétaires de fermes, mais plusieurs

d’entre eux ne le sont que de nom, car ils les doi-

vent aux banques. Le petit nombre de fermiers res-

tant sont obligés de travailler jour et nuit pour aller

porter, à la fin de l’année, tout le fruit de leur labeur

aux banques et, le plus souvent, ils ne réussissent

qu’à payer les intérêts car ils ont dû emprunter des

banques pour se procurer la grosse machinerie

nécessaire pour cultiver de si grandes étendues

de terre. Et c’est ainsi que la véritable richesse (la

richesse réelle, la production, notre sol) se concen-

tre dans quelques mains, laissant un grand nombre

de personnes en chômage vivoter comme des

parias dans les villes.

Le Canada, colonie des financiers

Le Canada n’appartient plus aux Canadiens, il ap-

partient aux financiers, aux fabricants d’argent. Nos

ancêtres étaient propriétaires de leurs fermes et de

par Thérèse Tardif

Les fermiers

dépossédés de leur sol

leurs maisons. Nous nous sommes laissés dépouiller,

déposséder, ruiner par un

système d’argent-dette qui

a remis toutes nos richesses entre les mains des

tyrans de la Haute Finance.

Hommes et femmes de coeur, nous avons le

devoir de défendre nos enfants et notre sol.

Ces magnats de la finance ont le droit de vie ou

de mort sur chacun de nous, sur chacune de nos

fermes, sur chacun de nos peuples.

Le peuple canadien-français est menacé de dis-

paraître, tellement la courbe démographique va en

descendant. Un génocide national voulu et organisé

par les contrôleurs d’argent. Les fermes familiales

étaient les meilleures protectrices des familles et de

la patrie. Mais le requin de la Haute Finance a réussi

à les avaler presque toutes.

Et le génocide est international, mondial. Allez

aux Etats-Unis, allez en France et dans d’autres

pays, vous verrez que là aussi les peuples se sont

fait voler leurs fermes et leur sol. Là aussi, les fer-

miers qui restent sont archi-endettés, et les faillites

ne se comptent plus. Tous les peuples de la terre

sont tenus par les tentacules de la pieuvre de la

Haute Finance qui veut les étouffer et les faire dispa-

raître. Le démon n’a pas d’autre but, il hait l’homme,

le système d’argent est son arme par excellence

pour tenir tous les peuples sous sa domination et

pour tuer ceux qui ne suivent pas ses consignes.

Les financiers ne nous font pas la guerre avec

des armes à feu pour s’emparer de nos biens, de

notre sol, de nos pays. Non, ils nous dépossèdent

par les taxes, les impôts, les intérêts, les restrictions

de crédit, l’inflation, enfin par leur système financier

d»argent-dette.

Tous les pays sont devenus des colonies des fi-

nanciers, et tous doivent leur payer tribut. Nos gou-

vernements eux-mêmes, avec leurs fonctionnaires,

ne travaillent que pour nous collecter des taxes, des

impôts pour les remettre en intérêts aux financiers.

L’ex-ministre des Finances du Canada, Michael

Wilson, l’a avoué, en 1986, dans un dépliant qu’il

avait fait distribuer, dans le temps, dans tous les

bureaux de

poste du pays: il a déclaré: «Aujourd’hui,

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VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2011

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