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par Melvin Sickler

M. Melvin Sickler a été le champion de l’abonne-

ment parmi les missionnaires à plein temps avec un

total de 3,667 abonnements. Voici des extraits de sa

conférence donnée pendant le Congrès de septembre

dernier:

N

os Directeurs ont choisi comme thème du

Congrès cette année: «Éduquons la population

sur les causes de la pauvreté pour la vaincre

résolument». Lors d’une tournée en Californie et au

Nevada cet été, mon compagnon et moi suivions les

développements sur la crise de la dette aux États-Unis,

dont la limite devait être relevée par la loi. On pouvait

voir tous ces politiciens et intellectuels se grattant la

tête, essayant de trouver une solution. Tout ce qu’ils

ont pu trouver, c’est d’emprunter davantage d’argent à

intérêt. Ou bien ils ont eu le cerveau lavé pour défendre

le système actuel tel qu’il est, ou bien ils appartiennent

à des organisations secrètes comme la Commission tri-

latérale ou les Bilderbergers, dont le but est d’amener

chaque pays à la faillite pour faciliter la venue d’un nou-

vel ordre mondial, avec un gouvernement mondial. Pas

un mot n’a été mentionné nulle part par ces politiciens

pour que les États-Unis abolissent le système d’argent-

dette de la Réserve fédérale américaine et pour que la

nation reprenne son pouvoir de créer sa propre mon-

naie sans intérêt. Toutes les décisions prises par les

politiciens l’ont été pour défendre le système d’argent-

dette tel qu’il existe.

Aujourd’hui, en 2011, la dette fédérale des Etats-Unis

s’élève à 15 trillions de dollars. En quelques années

seulement, les chiffres de la dette se sont multipliés

considérablement. Quand je suis allé en Californie, j’ai

rencontré un prêtre qui m’a dit que si nous prenions

tout l’argent du monde pour essayer de rembourser la

dette fédérale des États-Unis, nous ne pourrions pas la

payer. Croyez-vous que le peuple américain réussira à

rembourser cette dette? Je ne le crois pas non plus !

Il a même été prédit que des émeutes éclateront à tra-

vers les États-Unis si le dollar américain s’écroule.

Mais ici encore, si les citoyens étaient éduqués sur

cette question avec nos journaux et nos circulaires, ils

comprendraient la cause du problème et la solution

pour le corriger. Il serait alors inutile de faire des émeu-

tes, qui d’ailleurs ne résoudraient absolument rien ! Et

pour éduquer le peuple, nous avons besoin d’apôtres

qui ont des solutions, apôtres de bien penser, des apô-

tres qui n’ont pas

peur de sortir dans

le froid ou dans la

chaleur, des gens qui

n’ont pas peur de faire

des sacrifices, des gens

convaincus, des person-

nes qui forment une élite

qui a

appris à prendre ses responsabi-

lités pour

faire connaître la lumière du Crédit Social autour d’elle.

Nous ne faisons pas de l’apostolat pour nous-mê-

mes, pour récolter de bons résultats ou des honneurs.

Nous faisons cet apostolat parce que nous aimons

notre prochain pour l’amour de Dieu, parce que nous

nous soucions de nos frères et sœurs dans le monde

qui manquent de nourriture, qui sont exploités, et qui

ont droit aussi aux biens de la terre donnés par Dieu à

tous.

Les évêques d’Afrique, présents à notre congrès, ont

vraiment compris la cause de la pauvreté. Ils compren-

nent que des milliers meurent de faim chaque jour dans

leurs pays, non pas parce qu’il n’y a pas de nourriture,

mais parce que la population n’a pas le pouvoir d’achat

requis pour obtenir la nourriture.

Le dividende du Crédit Social

Quand le représentant du Ghana, à l’ouest de l’Afri-

que, est venu à notre semaine d’étude il y a quelques

années, il nous a dit: «Dans mon pays, nous n’avons

pas besoin de la nourriture de l’Ouest. Nous avons de

la nourriture. Ce que nous avons besoin, c’est du divi-

dende du Crédit Social afin que le peuple puisse ache-

ter la nourriture que nous avons.» Ici encore, c’est une

question d’éducation du peuple pour demander de cor-

riger le système financier.

Souvent je pense au Président John F. Kennedy qui

avait commencé à créer de l’argent sans dette appe-

lé «United States Notes» (billets des Etats-Unis), sans

intérêt, en les mettant en circulation dans son pays.

Kennedy avait fait quelque chose de très noble, très

honorable, mais il avait fait l’erreur d’avoir agi seul et

de n’avoir pas expliqué au peuple cette mesure. Alors,

tout ce que les financiers avaient à faire, c’était de se

débarrasser de Kennedy, et les Etats-Unis sont retour-

nés au même ancien système d’argent-dette, les billets

de la Réserve fédérale (Federal Reserve Notes), qui

sont tous empruntés avec intérêt.

L’Oeuvre missionnaire des

Pèlerins de saint Michel

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VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2011

www.versdemain.org