Table of Contents Table of Contents
Previous Page  27 / 48 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 27 / 48 Next Page
Page Background

pour combattre l’ignorance. Il est vrai que le diable

mène son travail, trompe certaines personnes et

les amène à exploiter les autres, à vivre du sang des

autres, et comme le dit le Psalmiste quand ils mangent

leur pain c’est Son peuple qu’ils mangent. C’est cela

qui existe réellement. Mais je crois qu’au fond du cœur

de chaque personne, il y a quelque chose de bon. Et

notre ministère consisterait à fortifier en nous cela et à

nous employer à déraciner ces forces du mal que nous

voyons autour de nous, spécialement dans le domaine

particulier qu’est celui de la finance.

Cela repose justement sur la cupidité de chacun.

Saint Paul dit: «La racine de tous les maux, c’est l’amour

de l’argent» (1 Timothée 6, 19). Et effectivement c’est

cela. Et Jésus justement nous demande: Que sert à

l’homme de gagner l’univers s’il le paie de son âme?

Alors ma résolution personnellement, c’est d’aller

combattre cette ignorance, d’abord en faisant un

compte rendu fidèle de ce que j’ai vécu ici… Nous

mettrons à la disposition les documents pédagogiques

qui nous ont été fournis ici, et qui sont vraiment faciles

à lire: un ensemble de dix leçons qu’on n’est pas obligé

de tout éplucher en une soirée.

Mgr Pierre Célestin Tshitoko Mamba, évêque de

Luebo, en RDC, membre de la Commission épiscopale

pour l’apostolat des laïcs:

Merci pour l’invitation à suivre une semaine d’étude

sur le Crédit Social. Je voudrais remercier toute l’équipe

de direction de nous avoir invités ici et d’avoir organisé

cette semaine d’étude. Et je voudrais aussi remercier

tous les Pèlerins pour les sacrifices consentis pour

rendre agréable notre séjour ici. Nous avons vécu un

temps formidable de fraternité. Nous avons pu nous

parler sincèrement comme des frères. Je vous dis au

nom de toute l’équipe, ici, un très grand merci. Nous ne

sommes pas déçus; nous avons été enrichis.

Quand j’ai eu Vers Demain pour la première fois chez

moi, je suis tombé sur la fable de «L’Île des Naufragés».

A la fin, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi les

habitants de l’île se fâchaient contre le banquier qui leur

avait prêté l’argent. Je trouvais tout à fait normal qu’il

puisse demander des intérêts après. Mais c’est ici (durant

cette semaine d’étude) que je viens de comprendre le

système bancaire que nous avons, un système qui est là

pour appauvrir les citoyens de ce monde.

J’ai compris que le système que nous avons,

le système d’argent-dette, c’est ce système qui

est responsable de notre pauvreté, de la

pauvreté de la planète. J’ai compris aussi

pourquoi nos gouvernements dans nos pays

éprouvent beaucoup de difficultés à pouvoir

nous sortir de la misère: il sont endettés et

ils ne s’en sortent pas. Une solution pour

sortir de cette misère, c’est la doctrine du

crédit social; j’en suis maintenant convaincu

et j’en remercie notre professeur Pilote de

nous avoir éclairés. Ce qui m’a aussi frappé

et édifié, c’est sa connaissance de la doctrine

sociale de l’Église.

L’analyse du système financier actuel m’a permis

de comprendre des réalités de mon diocèse... Je crois

que le Crédit Social est une des solutions importantes

pour humaniser notre planète, mais cela n’est pas facile

parce que nous n’avons pas tous, les mêmes valeurs.

Ceux qui ne partagent pas les mêmes valeurs que

nous, sont apparemment plus forts que nous. Et on l’a

dit à maintes reprises, c’est une lutte contre le Dragon.

Et cela nous demande beaucoup de courage. C’est

pour cela que je vous dis, comme Jean-Paul II: «N’ayez

pas peur.» N’ayez pas peur parce que le Christ est avec

vous. Le Christ demeure à jamais.

Père Jean Marie Kouassi, Secrétaire Général

Adjoint, Archevêché d’Abidjan:

Depuis quelque temps, la nouvelle trouvaille

terminologique à la mode est PPTE (pays pauvres très

endettés) ... Nos états africains, pour ne parler que de

ceux-là, afin de pouvoir bénéficier de la remise de leurs

dettes, doivent satisfaire les cruelles et inhumaines

exigences des bailleurs de fonds, pour être éligibles, et

ce n’est pas toujours gagné, à l’initiative PPTE.

C’est dire en d’autres termes que pour bénéficier

de la remise de nos dettes, nos états doivent passés

par l’humiliation. Cela devrait choquer plus d’un, quand

nos pays se réjouissent d’être éligibles à cette initiative

PPTE. L’on me dira que l’objectif final reste l’annulation

de la dette. Mais dites-moi, a-t-on vraiment besoin de

toutes ces mesures inhumaines? Nos pays, nos états,

ont-ils besoin de cette dé-classification, de tous ces

Projets d’ajustements structurels (PAS) pour voir leurs

dettes effacées ? D’ailleurs, n’ont-ils pas déjà payés

cette dette sous la forme d’intérêts composés qu’ils ne

cessent de rembourser par le même canal des PAS ?

En vérité, le trait commun de ces PSD, PVD, PE

et autres PPTE, c’est que ce sont des pays dont la

dette, à moins d’une opération quelconque du Saint

Esprit, ne pourrait jamais disparaître d’elle-même!

Cependant, devrons-nous désespérer? C’est ici que

nous mesurons toute l’importance de cette semaine

d’étude qui nous dit avec force: non, vous n’êtes pas

autorisés à désespérer parce qu’il est trop tard pour être

pessimiste. Dites-moi, entendez-vous comme moi le

chant d’espérance qui monte de cette semaine d’étude?

Entendez-vous comme moi, le chant d’espérance que

fredonnent les Bérets Blancs et qui nous dit que le

plus beau est à venir, tant que le Christ continuera de

s’adjoindre des apôtres !

VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2011

www.versdemain.org

27