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Mgr Basile Mvé Engone, salésien, archevêque de

Libreville, Gabon:

Je suis très content d’avoir pris part à cette semaine

d’étude des Pèlerins de saint Michel, sur le Crédit

Social... Cela m’a permis de mieux comprendre un peu

le fonctionnement de la finance. On voit ça de loin mais,

on ne voit pas comment c’est organisé, comment ça

fonctionne.

Je remercie Louis Even et tous les Pèlerins de saint

Michel qui poursuivent sa mission, mission de faire en

sorte que l’homme et la femme prennent leur présent

et leur futur en main, dans la dignité, pour lutter contre

la pauvreté, en appliquant le Crédit Social. Cela m’a

beaucoup intéressé de voir le lien qu’il a mis entre le

Crédit Social et la Doctrine Sociale de l’Église pour nous

aider, pour aider l’homme, pour aider le chrétien à mieux

s’engager dans cette lutte contre la pauvreté: cette lutte

pour s’approprier les biens que Dieu donne à tous les

hommes pour qu’ils puissent satisfaire leurs besoins

quotidiens. Cela m’a permis aussi de comprendre le

caractère vicieux et inhumain de l’argent...

L

’expérience que j’ai vécue est une expérience qui

me conforte dans la lutte que nous menons pour rendre

la vie de l’homme plus humaine, plus belle, plus riche.

Je me dis que ce combat, nous pouvons le gagner,

mais pas seuls, mais en collaboration, dans l’unité,

ensemble... Ce que nous proposent les Pèlerins de saint

Michel, c’est de faire en sorte que l’homme ne soit plus

mis de côté, sur le bord de la route, mais qu’il soit là sur

le chemin et qu’il soit lui-même l’acteur de son propre

développement, et qu’il participe à ce développement.

Mgr Louis Portela Mbuyu, évêque de Kinkala,

Président de la conférence épiscopale du Congo et de

l’ACERAC (Association des Conférences Épiscopales

de la Région der l’Afrique Centrale):

Merci pour l’enseignement reçu; cet enseignement

lève le voile sur les arcanes qui marquent notre monde

économique et social dans le monde entier… Cela

mérite une mobilisation des cœurs, des vies, de tout

le monde. Ce que vous faites ici a besoin d’être plus

connu et mieux connu, et a besoin d’être répandu un

peu partout… Le problème est tellement important et

urgent que nous n’avons plus le temps de dormir. C‘est

vraiment un mystère d’iniquité que des gens puissent

se plaire dans la souffrance des autres, dans la misère

des autres. Ce n’est pas humain, l’homme n’a pas été

créé pour cela; c’est diabolique, c’est satanique.

Félicitations d’avoir choisi de combattre, de lutter

pour cette cause, parce que cette cause n’est pas

la cause d’une catégorie spéciale, c’est la cause

qui concerne l’humanité tout entière. Nous savons

qu’aujourd’hui le monde est sous la coupe de ces

magnats de la finance qui cherchent justement à faire

le gouvernement mondial, qui cherchent à exercer une

domination mondiale pour combattre l’humanité. En

lisant d’ailleurs toutes ces révélations de John Perkins

où on dit que dans un pays particulier, il s’agit de

l’Indonésie, Perkins a été envoyé pour voir comment

investir, comment les puissances financières aux Etats-

Unis du FMI, de la Banque Mondiale peuvent investir,

mais on lui dit que, bien sûr, on va lancer, construire

des routes, des centrales électriques, mais le pays

va être criblé de dettes et que justement, grâce à ces

dettes, ce pays sera à la merci de ce que nous voulons.

C’est pour dire que ce ne sont pas de petites choses, ce

sont des choses graves.

Et donc merci, je rends grâce à Dieu pour cela, à

Louis Even, à Mme Gilberte Côté-Mercier, à M. Gérard

Mercier et enfin à tous les fondateurs et à vous tous.

Merci de vous avoir engagés sur ce chemin de la justice.

Je suis admiratif par rapport à tous les gens qui sont ici.

Et les témoignages que j’ai entendus, hier, des dames

et des messieurs, m’ont beaucoup frappé, beaucoup

touché. On sent que ce sont des personnes qui croient

à une cause, et qui s’y sont engagées et qui veulent s’y

engager jusqu’au bout. Il y a eu certainement beaucoup

d’épreuves. C’est une évidence; eh bien, malgré ces

épreuves, on ne peut que vous dire: Gardez les yeux

fixés sur Jésus-Christ, comme le dit l’épître aux

Hébreux (12:1,2), nous avons à courir l’épreuve qui nous

est proposée. Que le Seigneur donne à chacun de vous,

surtout les jeunes, d’aller jusqu’au bout, parce que c’est

la cause même de Jésus-Christ...

Ce que vous faites relève de l’annonce de l’Évangile.

Donc, ce n’est pas seulement un engagement social et

économique. C’est vraiment l’annonce de l’Évangile.

Dans le synode 1971, les Pères synodaux l’avaient

rappelé en disant que le combat pour la justice et pour

la transformation du monde fait partie intégrante de

l’annonce de l’Évangile. Et donc votre engagement,

c’est l’annonce de l’Évangile que vous êtes en train de

faire. Alors quelle perspective!

Je suis heureux d’entendre ce qui a été dit, par

exemple, que ce soit aux États-Unis ou en Pologne,

que de plus en plus, vous avez même des universités

qui prennent en compte cette étude du Crédit Social.

Messe à l’église de Rougemont durant la semaine d’étude

VERS DEMAIN octobre-novembre-décembre 2011

www.versdemain.org

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