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dans les techniques de production,

de tout ce progrès, acquis, accumulé,

grossi et transmis d’une génération

à l’autre. C’est un héritage commun,

gagné par les générations passées,

que notre génération utilise et grossit

encore pour le passer à la suivante.

Ce n’est la propriété exclusive de per-

sonne, mais un bien communautaire

par excellence.

Et c’est bien là le plus gros facteur

de la production moderne. Suppri-

mez seulement la force motrice de la

vapeur, de l’électricité, du pétrole —

inventions des trois derniers siècles

— et dites ce que serait la production

totale, même avec beaucoup plus de

travail et de bien plus longues heures

par tous les effectifs ouvriers du pays.

Sans doute, il faut encore des pro-

ducteurs pour mettre ce capital en rendement, et

ils en sont récompensés par leurs salaires. Mais le

capital lui-même doit valoir des dividendes à ses pro-

priétaires, donc à tous les citoyens, tous également

cohéritiers des générations passées.

Puisque ce capital communautaire est le plus gros

facteur de production moderne, le dividende devrait

être capable de procurer à chacun au moins de quoi

pourvoir aux besoins essentiels de l’existence. Puis,

à mesure que la mécanisation, la motorisation, l’auto-

mation, prennent une place de plus en plus grande

dans la production, avec de moins en moins de labeur

humain, la part distribuée par le dividende devrait

devenir de plus en plus grosse.

Voilà une tout autre manière de concevoir la dis-

tribution de la richesse que la manière d’aujourd’hui.

Au lieu de laisser des personnes et des familles dans

la misère noire, ou de taxer ceux qui gagnent pour

venir au secours de ceux qui ne sont plus nécessités

dans la production, on verrait tout le monde assuré

d’un revenu basique par le dividende.

Ce serait en même temps un moyen, bien appro-

prié aux grandes possibilités productives modernes,

de réaliser dans la pratique le droit de tout être humain

à l’usage des biens matériels. Droit que chaque per-

sonne tire du seul fait de son existence. Droit fonda-

mental et imprescriptible, que Pie XII rappelait dans

son historique radio-message du 1er juin 1941:

«Les biens créés par Dieu l’ont été pour tous les

hommes et doivent être à la disposition de tous,

selon les principes de la justice et de la charité. Tout

homme, en tant qu’être doué de raison, tient en fait

de la nature le droit fondamental d’user des biens

matériels de la terre... Un tel droit individuel ne sau-

rait être supprimé en aucune manière, pas même

par l’exercice d’autres droits certains et reconnus

sur des biens matériels.»

Un dividende à tous et à chacun: voilà bien la

formule économique et sociale la plus radieuse qui

ait jamais été proposée à un monde dont le pro-

blème n’est plus de produire, mais de distribuer les

produits.

Nombreux, en plusieurs pays, ceux qui voient

dans le Crédit Social de Douglas ce qui a été

proposé de plus parfait pour servir l’économie

moderne d’abondance, et pour mettre les pro-

duits au service de tous.

Louis Even

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