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La taxe foncière

C’est de la taxe foncière que nous voulons trai-

ter. Cela doit bien intéresser une foule de gens —

ceux qui taxent, et encore plus ceux qui sont taxés.

Donc, une multitude car, premièrement, tous ceux

qui possèdent une propriété sont taxés, et deuxiè-

mement, ceux qui ne sont que locataires en paient

tout de même indirectement leur part, car elle est

incluse dans le montant chargé pour le loyer.

Je possède une ferme. Elle peut produire des

choses pour moi et ma famille; aussi pour lemarché,

car j’ai besoin de vendre pour pouvoir acheter des

choses que ma ferme ne peut pas produire. Ou

bien, pour une raison ou une autre, elle est laissée

improductive. Production abondante, production

faible, pas de production, peu importe, j’ai une taxe

à payer du seul fait que je suis propriétaire. C’est

même une taxe douée d’une vertu de croissance

remarquable, tous les cultivateurs le savent bien.

Taxe sur un capital

La taxe

foncière n’a rien à voir avec la produc-

tion ni avec le revenu. Ce n’est pas un impôt sur

le revenu, c’est une taxe sur la propriété. J’ai à la

payer simplement parce que je suis propriétaire.

C’est une taxe sur le capital, parce que ma ferme

est un capital. Or, taxer le capital est une chose

absurde. Si vous avez une poule bonne pondeuse,

vous pouvez taxer son produit, prendre et manger

ses

oeufs. Mais si vous taxez la poule elle-même,

si vous la prenez et la mangez, vous êtes un imbé-

cile.

Ah ! les communistes sont bien pour cela, pour

la taxe sur la propriété, pour la taxe sur le capital,

parce qu’ils veulent supprimer les propriétaires; ils

veulent un régime sous lequel personne ne pos-

sède rien en propre; un régime sous lequel tout le

monde dépend du gouvernement, c’est-à-dire des

dirigeants du parti communiste, pour l’enrôlement

au travail et pour l’obtention des choses néces-

saires à la vie. Il faut être détraqué pour raisonner

comme les communistes quand on voit ce qui s’est

fait et se fait encore dans les pays soumis à un pou-

voir communiste. Mais, hélas ! dans nos pays non

communistes, on voit bien des gens dépossédés de

leur propriété, non pas au nom du communisme,

mais par la taxe foncière. C’est par milliers que l’on

compte ces victimes chez nous.

Nous, de l’école du Crédit Social authentique,

n’avons de respect pour aucune forme de taxes.

Nous soutenons qu’elles devraient toutes décroître

rapidement au lieu d’augmenter comme cela se fait

partout; nous ajoutons qu’elles pourraient même

disparaître complètement par l’application intégrale

d’une technique très simple modulant les mises

en circulation et les retraits du flot monétaire au

rythme de la production, tant publique que privée

d’une part et de la consommation, tant publique

que privée, d’autre part.

Mais dans un régime de taxes, comme c’est le

cas actuellement dans tous les pays organisés, la

taxe sur le revenu peut au moins offrir une certaine

justification, mais la taxe foncière, la taxe ne repo-

sant que sur la propriété, est totalement dénuée d’ar-

guments valables. Oh ! on avance bien en sa faveur

le caractère d’efficacité dans son prélèvement. Cela

veut dire qu’elle est la plus facile à percevoir, à cause

de la sanction attachée à son refus. Un revenu peut

se voiler; une propriété, non. Toute acquisition ou

transfert de propriété est dûment enregistré. De

plus, la sanction est là: si vous refusez la taxe, vous

jouez le sort de votre propriété.

Propriétaire dépossédé

Dans notre pays, trois années de retard à payer la

taxe foncière vous dépossèdent de votre propriété:

elle est «légalement» mise en vente aux enchè-

res. Cela signifie que le refus d’une taxe annuelle,

disons de $300, soit $900 de retard après trois ans,

vous fera perdre une propriété qui vaut peut-être

$15,000. Alors vous faites l’impossible pour trouver

l’argent, et si vous ne pouvez pas, vous êtes simple­

ment volé de votre bien. C’est efficace pour le per-

cepteur, mais l’efficacité n’est pas un critère de jus-

tice, sauf en «morale» communiste.

Ma ferme, je peux bien ne l’avoir pas défri-

chée moi-même, ni héritée. Je puis l’avoir acquise

en l’achetant, en la payant. Et payée avec de

l’argent que j’avais gagné et économisé. C’est

un placement, un «investissement» comme

on dit aujourd’hui en baptisant cet anglicisme.

Depuis toujours, on recommande l’épargne. Et,

aujourd’hui, nos gouvernements et nos sociologues

nous prêchent l’investissement, le placement de

fonds, pour aider au développement économique de

notre pays. Demandez à notre premier ministre qué-

bécois s’il passe bien des semaines sans nous prê-

cher l’investissement. Peut-être pour avoir moins à

trotter, car comme ses devanciers, quand l’argent lui

manque pour son programme de développements

et qu’il ne peut plus taxer des contribuables mis à

sec, il va s’agenouiller devant les financiers étrangers

La taxe foncière punit les propriétaires

par

Louis Even

(suite en page 32 )

«Puisse l’exemple du frère André inspirer la vie chrétienne canadienne !»

Voici ce que le Pape Benoît XVI déclarait au sujet du Saint Frère

André durant son homélie pour la canonisation du plus récent saint

canadien, sur la Place Saint-Pierre à Rome, le 17 octobre 2010:

Frère André Bessette, originaire du

Québec, au Canada, et religieux de la

Congrégation de la Sainte-Croix, connut

très tôt la souffrance et la pauvreté. Elles

l’ont conduit à recourir à Dieu par la prière

et une vie intérieure intense. Portier du col-

lège Notre Dame à Montréal, il manifesta

une charité sans bornes et s’efforça de sou-

lager les détresses de ceux qui venaient se

confier à lui. Très peu instruit, il a pourtant

compris où se situait l’essentiel de sa foi.

Pour lui, croire signifie se soumettre libre-

ment et par amour à la volonté divine. Tout

habité par le mystère de Jésus, il a vécu la

béatitude des cœurs purs, celle de la recti-

tude personnelle. C’est grâce à cette sim-

plicité qu’il a permis à beaucoup de voir Dieu. Il fit construire l’Oratoire

Saint Joseph du Mont

Royal dont il demeura le

gardien fidèle jusqu’à sa

mort en 1937. Il y fut le

témoin d’innombrables

guérisons et conver-

sions. «Ne cherchez pas

à vous faire enlever les épreuves» disait-il, «demandez plutôt la

grâce de bien les supporter». Pour lui, tout parlait de Dieu et de sa

présence. Puissions-nous, à sa suite, rechercher Dieu avec sim-

plicité pour le découvrir toujours présent au cœur de notre vie !

Puisse l’exemple du Frère André inspirer la vie chrétienne cana-

dienne !

Plusieurs Pèlerins de saint Michel du

Canada et d’autres pays étaient

présents à Rome pour la canonisation.

Grande nouvelle ! Jean-Paul II sera béatifié le 1er mai

Benoît XVI présidera la cérémonie de béatification de Jean-Paul II

le 1er mai prochain, dimanche de la miséricorde divine. Le Vatican en

a fait l’annonce le 14 janvier dernier, alors que Benoît XVI approuvait

le décret reconnaissant comme miraculeuse la guérison de la maladie

de Parkison, en 2005, de Sr Marie-Simon-Pierre Normand, religieuse

de l’Institut des petites sœurs des maternités catholiques de la commu-

nauté d’Aix-en-Provence, en France. C’est Jean-Paul II lui-même qui

avait établi la fête de la miséricorde divine en avril 2000, lors de la ca-

nonisation de Soeur Faustine Kowaslka de Pologne, qui avait reçu de

Jésus des révélations à ce sujet. Jean-Paul II déclarait le 17 août 2002,

lors de sa visite au sanctuaire de la divine miséricorde à Cracovie, voi-

sin du couvent où vécut Soeur Faustine: «C’est pourquoi, aujourd’hui,

dans ce sanctuaire, je veux confier solennellement le monde à la Di-

vine Miséricorde. Je le fais avec le désir que le message de l’amour mi-

séricordieux de Dieu, proclamé ici à travers sainte Faustyna, atteigne

tous les habitants de la terre et remplisse leur coeur d’espérance. Que

ce message se diffuse de ce lieu dans toute notre Patrie bien-aimée

et dans le monde. Que s’accomplisse la promesse solide du Seigneur

Jésus; c’est d’ici que doit jaillir “l’étincelle qui préparera le monde à sa venue ultime”.»

Photo: CNS/Paul Haring

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VERS DEMAIN mars-avril 2011

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