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mie pour s’attacher à son épouse qu’il a appris à

respecter et l’enfant a été accepté comme un don

de Dieu. Le catholicisme a civilisé les peuples bar-

bares.

L’Occident chrétien

“Nos sociétés, en Occident, dit Mgr Chaput,

sont chrétiennes de naissance et leur survie

dépend de la pérennité des valeurs chrétiennes.

Nos principes fondamentaux et nos institutions

politiques sont fondés, dans une large mesure,

sur la morale de l’Évangile et sur la conception

chrétienne de l’homme et du gouvernement. Nous

parlons ici non seulement de la théologie chré-

tienne ou des idées religieuses, mais des bases

de nos sociétés: le gouvernement représentatif et

la séparation des pouvoirs; la liberté de religion

et de conscience; et ce qui est le plus important,

la dignité de l’être humain.”

Le peuple canadien-français a survécu grâce à

l’influence bienfaisante de l’Église. Par le miracle du

berceau et en respectant les lois saintes du mariage,

il s’est multiplié et croissait en âge et en sagesse. La

Constitution canadienne de 1867 qui est demeurée

intacte pendant un siècle, avant qu’elle subisse des

modifications par des influences maçonniques, por-

tait les empreintes du christianisme. Les droits de la

famille et de l’Église étaient respectés. Le christianis-

me était protégé et pouvait s’épanouir librement. Il en

était ainsi aux Etats-Unis. Aujourd’hui on se moque de

la famille nombreuse, stable et unie d’autrefois. Les

gouvernements fragilisent la cellule familiale en légi-

férant contre elle. Il en résulte une forte dénatalité.

Le relativisme

…l’indifférence envers notre passé chrétien,

dit encore Mgr Chaput, contribue à l’indifférence

envers la défense de nos valeurs et de nos insti-

tutions à l’heure actuelle. Ce qui me conduit au

second gros mensonge avec lequel nous vivons

aujourd’hui: celui selon lequel il n’existe pas de

vérité immuable.

“Le relativisme est aujourd’hui la religion

civile et la philosophie publique de l’Occident. Là

encore, les arguments en faveur de ce point de

vue peuvent sembler convaincants. Étant donné

le pluralisme du monde moderne, il peut

paraître raisonnable que la société veuille

affirmer qu’aucun individu, aucun groupe,

n’a le monopole de la vérité; que ce qu’une

personne considère comme bon et désirable

peut ne pas l’être pour quelqu’un d’autre; et

que toutes les cultures et toutes les religions

doivent être respectées comme étant d’une

valeur égale.

“Dans la pratique, toutefois, nous constatons

que, s’il n’y a pas une croyance en des principes

moraux et des vérités transcendantes qui soient

permanents, nos institutions et notre langage

politiques deviennent des instruments au service

d’une nouvelle barbarie. Au nom de la tolérance

ous en arrivons à tolérer la plus cruelle des into-

lérances; le respect des autres cultures en arrive

à nous imposer le mépris pour la nôtre; l’ensei-

gnement du «vivre et laisser vivre” justifie que les

forts vivent au détriment des faibles.”

C’est au nom de la tolérance, au nom du pluralisme,

que le gouvernement du Québec a imposé le laïcisme

scolaire à toutes les écoles privées et publiques, en

rendant obligatoire un Cours d’Éthique et de Culture

religieuse embrassant toutes les religions païennes.

Et la religion catholique est noyée dans ce fouillis. Au

nom du pluralisme, on nous demande de sacrifier no-

tre foi au profit des musulmans, des hindous et des

bouddhistes. Nous devons combattre pour sauvegar-

der l’héritage chrétien qui nous a été légué.

Transformer des églises en mosquées

Il est même question en Belgique, un pays ma-

joritairement catholique, de transformer les églises

catholiques en mosquées ou pour d’autres usages

destinés à des mouvements philosophiques. Paul

Furlan, ministre du gouvernement de la région belge

de Wallonie, propose même qu’il y ait une église pour

chaque pays et non une église pour chaque paroisse,

une église ouverte à tous les cultes. Tout cela au nom

du pluralisme, au nom de la tolérance. C’est un as-

saut infernal contre l’Église catholique fondée par No-

tre-Seigneur Jésus-Christ. Il est temps de s’ouvrir les

yeux. Les catholiques doivent se convertir.

Un régime de force

Mgr Chaput mentionne que Richard Weaver, un

philosophe américain, spécialiste des questions

sociales, écrivait:

“«Je suis absolument convaincu que le relati-

visme finira par aboutir à un régime de force». Il

avait raison. Il y a une sorte de «logique interne»

qui conduit le relativisme à la répression. C’est

ce qui explique le paradoxe des sociétés occi-

dentales qui peuvent prêcher la tolérance et le

respect des diversités tout en sapant de manière

(suite en page 26)

Le christianisme a façonné l’Europe et l’Amérique

———————

Mgr Charles Chaput nous invite à combattre le laïcisme

Il y a cinquante

ans, les Etats-Unis,

à 80% chrétiens,

ont adopté aveu-

glement la politique

de la séparation de

l’Église et de l’État

en même temps

que le lancement de

la Révolution Tran-

quille au Québec.

L ’ é p i s c o p a t

américain souffre

de plus en plus de

l’empiètement de

l’État sur les droits

de l’Église en ma-

tière de liberté. Ac-

tuellement, un réveil s’élève au sein des évêques des

Etats-Unis contre la politique d’une séparation dras-

tique entre l’Église et l’État. L’archevêque Charles J.

Chaput, ofm. cap, évêque de Denver, Colorado, est

en tête du combat avec l’appui de dizaines d’évê-

ques dont le Cardinal Francis George, archevêque de

Chicago et président de la conférence des évêques

des Etats-Unis, l’archevêque de New-York, Timothy

Dolan, l’archevêque de Los Angeles, José H. Gomez

et quelques autres.

Aux Etats-Unis, comme au Canada, l’acharnement

contre l’Église catholique s’accentue considérable-

ment. Le dénigrement anticlérical lancé en Amérique

du Nord depuis 1960, les nombreuses critiques contre

les œuvres de l’Église ont pour but de contrecarrer

l’influence de l’Église sur la place publique.

Le 24 août 2010, à Spisske Podhradie, en Slova-

quie, Mgr Chaput a donné une conférence sous le titre

«Vivre dans la vérité», à l’association des chercheurs

en droit canonique de Slovaquie et à la Conférence

des évêques de ce pays. C’est un appel à la résis-

tance contre la vague du relativisme.

Nous nous contenterons, en y intercalant des com-

mentaires, de citer quelques paragraphes parlant sur

le relativisme. Nous avons tiré des passages de la

traduction des extraits du texte anglais de cette com-

munication, extraits publiés par le vaticaniste Sandro

Magister, Source:

http://chiesa.espresso.repubblica.it/

:

Vivre dans la vérité

“Deux des plus gros mensonges dans le

monde actuel sont, en premier lieu, que le chris-

tianisme a été d’une importance relativement

mineure dans le développement de l’Occident et,

en second lieu, que les valeurs et les institutions

occidentales peuvent perdurer sans être enraci-

nées dans les principes moraux chrétiens.

“On minimise parfois le passé chrétien de l’Oc-

cident avec les meilleures intentions du monde,

parce que l’on désire favoriser une coexistence

pacifique au sein d’une société pluraliste. Mais

on le fait plus souvent pour marginaliser les chré-

tiens et pour neutraliser le témoignage public de

l’Église.

“L’Église doit révéler et combattre ce men-

songe. Être Européen ou Américain c’est être

l’héritier d’une profonde synthèse chrétienne de

l’art et de la philosophie grecs, du droit romain et

de la vérité biblique. Cette synthèse a donné nais-

sance à l’humanisme chrétien qui soutient toute

la société occidentale.” — Mgr Chaput

C’est le christianisme qui a civilisé l’Europe et

l’Amérique. L’Europe chrétienne a été façonnée par

les Moines. Aujourd’hui, on déforme l’histoire des pays

chrétiens. Dans les écoles et universités du Québec

on enseigne que les fondateurs de notre pays et les

missionnaires sont venus exploiter les autochtones et

leur voler le pays, alors qu’ils sont venus implanter le

christianisme.

Aux Etats-Unis, comme au Canada, de nombreu-

ses communautés religieuses ont contribué à bâtir une

civilisation pacifique en y convertissant les autochto-

nes qui s’entredéchiraient entre tribus. Les hommes

indigènes maltraitaient les femmes et l’infanticide

était fréquent. Les missionnaires ont fondé des hôpi-

taux, des orphelinats pour les enfants abandonnés,

des pensionnats et des écoles parmi les peuplades

indiennes. Ces grandes charités et l’enseignement

du catholicisme ont conquis les cœurs endurcis et

les mœurs se sont adoucies. Les indigènes se sont

convertis. L’homme a cessé de pratiquer la polyga-

par

Yvette Poirier

Mgr Charles J. Chaput, ofm

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VERS DEMAIN mars-avril 2011

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