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Vers Demain mars-avril 2011

Date de parution: mars 2011

1$ le numéro

Périodique, paraît

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Publié par l’

Institut Louis Even

Pour la Justice Sociale

Canada et Etats-Unis, 4 ans ...........20.00$

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Rédactrice-en-chef: Thérèse Tardif

Rédacteurs:

Yvette Poirier, Alain Pilote

Photos et caricatures:

Jude Potvin

Bureau et adresse postale

Maison Saint-Michel,

1101 rue Principale

Rougemont, QC. Canada J0L 1M0

Tél.: Rougemont (450) 469-2209

Fax: Rougemont (450) 469-2601

Tél.; Région de Montréal (514) 856-5714

www.versdemain.org info@versdemain.org

Imprimé au Canada

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Dépôt légal - Bibliothèque Nationale

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pour le règne de Jésus

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l’action vigilante des pères de

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Table des matières

3  Au pays des Martyrs canadiens

. Louis Even

8  Décès de Dollard Leclerc.

Thérèse Tardif

9 Crédit Social et prière.

Abbé R. Mwamba

10 Contre l’euthanasie.

Dr. François Primeau

12 Missionnaires en France.

Gustavo Martinez

14

Dieu, le Père de tous les hommes.

GCM

17 Communion précoce établie par Pie X.

YP

18 Comment administrer un pays?

Alain Pilote

21

Conquis au Crédit Social.

Mgr G. Mulumba

22 La fureur des modes.

Jacques d’Arnoux

24 Le christianisme en Europe et en Amérique

Yvette Poirier

26 L’avenir du monde est en jeu.

Benoît XVI

28 Crise voulue, crise prévue.

Louis Even

30 Canonisation du Frère André.

Benoît XVI

30 Béatification de Sa Sainteté Jean-Paul II

31 La taxe punit les propriétaires

. Louis Even

Au pays

des

Martyrs

canadiens

V

oici une page émouvante de l’histoire du

Canada à l’époque des saints Martyrs ca-

nadiens. Nous tirons de larges extraits d’un

article de Louis Even publié dans le journal Vers De-

main de septembre 1966:

Parler des missions huronnes nous reporte aux

années 1615 à 1650. Le Père récollet Le Caron entre­

prit son premier voyage missionnaire au pays des

Hurons, en 1615. Il fut le premier à célébrer la messe

en Ontario. Le 12 août 1615, à Carhagouha, dans

la paroisse appelée aujourd’hui, Lafontaine, cette

messe fut célébrée en présence de Champlain, de

14 autres Français et d’environ 600 Autochtones qui

ne connaissaient encore rien du message du Christ.

Une croix de granit a été érigée en cet endroit pour

commémorer l’événement.

L’ordre mendiant des Récollets étant trop pauvre

pour soutenir une mission si lointaine et si dénuée

de tout, les Jésuites prirent la relève en 1625. Le

Père Jean de Brébeuf pénétra en Huronie en 1626,

étudia la langue, fit quelques catéchumènes. Mais

les Kirke, traîtres français passés au service de l’An-

gleterre, s’étant emparés de Québec en 1629, Bré-

beuf fut expulsé du pays et dut repasser en Europe.

Il revint en Nouvelle-France, avec d’autres Jésuites,

quatre ans plus tard, après que Québec eût été

rendu à la France; il retrouvait ses Hurons en 1634.

L’Eglise a placé huit martyrs canadiens sur les

autels. Mais ce n’est pas seulement leur martyre

aux mains de la barbarie iroquoise qui sanctifia

ces apôtres. Toute leur vie de missionnaire fut une

continuelle ascension de sainteté dans les voies de

la Croix. Et les vies de leurs confrères non martyri-

sés aussi.

Hurons et Iroquois

Lorsque Champlain ouvrit à la France la terre

canadienne, il y trouva des indigènes de mœurs

nomades, comme les Algonquins et les Montagnais,

qui vivaient de la pêche, de la chasse et de fruits

par

Louis Even

——————————

de plantes sauvages. D’autres, les

Hurons, étaient plus sédentaires,

vivant en villages organisés; aux pro-

duits de la pêche et de la chasse, ils en

ajoutaient tirés du sol, surtout du maïs (blé d’Inde),

des courges, des citrouilles. Comme leurs méthodes

de culture étaient fort primitives, leur sol s’épuisait  et

ils devaient changer de lieu tous les dix ou douze

ans. Ces Hurons étaient  alors au nombre d’environ

25,000. Ils se montrèrent accueillants pour les Fran-

çais.

Iroquois

Plus au sud, dans l’actuel Etat de New York, vi-

vaient les Iroquois, de race apparentée aux Hurons,

eux aussi mi-cultivateurs. Mais Hurons  et  Iroquois

étaient alors frères ennemis. L’amitiédesHurons pour

les Français fit des Iroquois des ennemis des colons

venus de France. Les Iroquois furent  d’ailleurs exci-

tés dans cette voie, et  armés, par les colons hollan-

dais et protestants de Manhattan (New York) et par

les colons, eux aussi protestants, de la Nouvelle-

Angleterre. Les incursions iroquoises étaient tou­

jours à craindre par les Français établis sur les rives

du Saint-Laurent. Même les établissements plus au

nord, comme ceux de la Huronie, n’étaient pas à

l’abri des entreprises guerrières des Iroquois.

Les premiers missionnaires de la Huronie s’é­

tablirent à Carhagouha… à l’actuelle paroisse de

Lafontaine et ensuite dans les régions de Midland,

Lafontaine, Penetang, Orillia, Barrie, Collingwood.

Malgré le dévouement des missionnaires et les

sentiments amicaux des Hurons, les conversions

furent lentes à venir dans les premières années. Les

seuls baptisés étaient des enfants ou des vieillards

au seuil de la mort. C’est en 1637 seulement que,

pour la première fois, put être baptisé un adulte en

bonne santé. Mais d’autres suivirent; et les nou-

veaux chrétiens se faisaient les auxiliaires des mis-

sionnaires pour en gagner d’autres autour d’eux.

En 1639, le Père Jérôme Lalemant, oncle du

martyr Gabriel Lalemant, fit construire le centre de

Sainte-Marie, où les missionnaires pourraient venir

(suite en page page 4)

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