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Une grande bienfaitrice

Maria Saputo Monticciolo décédée

Les Pèlerins de

saint Michel expri-

ment leurs sincères et

chaleureuses condo-

léances aux familles

Saputo et Monticciolo et s’unissent à leurs prières

pour le repos de l’âme de cette si charitable et si

aimable Maria.

Elle

est décédée paisiblement le 6 avril 2011, à

l’âge de 71 ans, après un courageux combat de 2

ans contre le cancer.

Son père Giuseppe Saputo a fondé la fromagerie

Saputo avec ses 8 enfants, Maria était l’aînée des

filles. C’était une entreprise familiale qui a prospéré

grâce à leur travail ardu. Maria était d’une grande

charité, humilité et simplicité, très accueillante.

Elle avait une grande dévotion envers l’Imma-

culée; à chaque année en la fête du 8 décembre,

elle faisait porte ouverte et recevait tous ceux qui

voulaient venir partager le petit pain traditionnel,

avec fromage. C’était une tradition qu’elle tenait

de sa grand-mère. Lorsqu’elle quitta l’Italie pour le

Canada, sa grand-maman lui a donné un petit pain

lui promettant que si elle partageait avec les autres,

elle ne manquerait jamais de pain elle-même.

Les Pèlerins de saint Michel faisaient partie de

ses invités pour cette fête en l’honneur de l’Imma-

culée. Ils repartaient les bras chargés de cadeaux

(fromage, pain, chocolat, fleurs pour la «Madonina»

de notre chapelle, etc.); un don généreux pour

l’Oeuvre accompagnait le tout.

Elle avait également une grande dévotion envers

saint Joseph. Ses funérailles ont eu lieu dans la

crypte de l’Oratoire Saint-Joseph

Dans son témoignage, sa fille Caterina, accom-

pagnée de ses deux frères, remercia sa mère de

les avoir élevés avec de bons principes chrétiens

et de bonnes valeurs morales.

Les Pèlerins de saint Michel garderont un sou-

venir ineffaçable de Maria Saputo Monticciolo et

de tous les membres de sa famille. Nous sommes

assurés qu’elle reçoit maintenant le centuple de

toutes ses charités en contemplant son Dieu face à

face au milieu de tous les anges et les saints, pour

l’éternité.

Nous continuons nos prières pour elle, pour son

mari Giuseppe et la famille.

Arrivederci !

Marcelle Caya,

Pèlerine de saint Michel

De bons Samaritains pour l’Oeuvre

M. et Mme Essiembre décédés

Madame Amable Essiembre est décédée le 24

novembre 2010, à l’âge de 84 ans et 11 mois.

Son mari, monsieur Amable Essiembre, l’a

rejointe dans l’Au-delà, le 21 janvier 2011, âgé de

83 ans et 10 mois.

Ils étaient autrefois de Kapuskasing, Ontario. Ils

ont fini leurs jours à Ottawa. Ils étaient très géné-

reux. De bons Samaritains qui accueillaient les

Pèlerins de saint Michel dans leur maison et leur

offraient les repas et les couchers. J’ai été hébergé

moi-même de très nombreuses fois chez eux.

Quel aide pour le Mouvement que ces couples

plantés ici et là à travers le pays qui accueillent

chaleureusement les Pèlerins. Nos profondes

sympathies à tous les membres de la famille. et

nous continuons à prier pour leurs chers défunts.

Gérard Migneault, Pèlerin de saint Michel

Jean Tétrault, père de Patrick, de Sherbrooke,

est décédé vendredi dernier, le 20 mai. Nous avons

recommandé le cher défunt aux prières des Pèlerins

de saint Michel dans leurs chapelets et leur messe

du matin. Et nous offrons à notre confrère Patrick,

nos plus profondes sympathies. Que notre sainte

Mère la Vierge Marie accueille dans ses bras son fils

Jean et intercède pour lui auprès de Dieu le Père.

Roger Lavarière, de Sherbrooke,

est décédé le

20 mai à l’âge de 83 ans. Il fut jadis un grand apôtre

de Vers Demain, sortant toutes les fins de semaine

au porte en porte avec la vigilante équipe du temps

des apôtres de Vers Demain de sa ville, pour abon-

ner les familles à notre fameux journal. Il consacrait

aussi au même apostolat plusieurs soirées sur se-

maine. Il fut également un grand distributeur de cir-

culaires. Prions tous pour le repos de son âme. Dieu

lui rendra sûrement le centuple de ses charités.

«La jeunesse qui pourra résoudre la question

monétaire fera plus pour le monde que toutes les

armées de l’histoire.» — Henry Ford

mais quelqu’un, pas un fantôme, mais une présence

ravissante, je me sens aimé d’un amour totalement

gratuit et sans retour...

C’est très clair et déterminant. Moi qui étais chef

de projets, voilà que je tombe radicalement dans un

projet qui n’est pas le mien. Alors là, je n’étais pas inté-

ressé et je réponds spontanément: prends un autre!

Une voix me répond: “Je t’aime! ” Je me décide d’al-

ler à un office du matin; l’évangile du jeune homme

riche m’interpelle profondément: “Viens, suis-moi ! ”

Dans ma tête, ça n’a aucun sens, mais mon cœur pro-

fond me dit que c’est en plein ça…

J’ai le sentiment que ce n’est pas

l’appel, c’est l’amour ! Après une

semaine vécue au monastère, le

Père Thomas me conseille d’aller

voir ma mère. En la voyant, je lui

apprends que Dieu est entré dans

ma vie. Ma mère pleure et elle

m’avoue que ça fait 25 ans qu’elle

prie pour que je trouve Dieu. Cette

histoire, c’est la grâce du baptême,

on sous-estime cette grâce…mais

de là à apprendre à ma mère que

je rentre au monastère, la surprise

est plus grande pour elle, elle

trouve que ça n’a aucun sens!

Ici au monastère, tout me parle ! J’y suis depuis

19 ans. Je vis avec la certitude que je fais ici ce que

Dieu veut que je fasse. Il n’y a rien de perdu… tout

est utile ! Voilà, ma conversion… un retournement du

cœur, pour moi, en obéissant à cet appel, tout le cours

de mon existence est infléchi par quelqu’un d’autre

que moi. C’est ma même vie qui se continue… mais

tout autrement. Je n’étais pas malheureux, je suis tout

simplement plus heureux et libre. Je réalise que ce qui

me manquait, c’est l’amour authentique. Dieu m’invite

à aimer et à donner en retour. Je n’ai pas de connais-

sances de Dieu, mais j’ai une expérience de Dieu.

Je suis l’exemple parfait que la prière existe… je

sais que, dans le plan de Dieu, toute prière à sa raison

d’être, elle est relation et dialogue amoureux. Le

silence est une prière. Je suis à la foi solitaire et soli-

daire, et je vis avec la certitude que je suis ici, et tout

aussi intimement lié à mes frères et sœurs du monde

entier. Jésus me dit: “Sois mes mains ! Soulage l’autre

par ta présence, ton écoute, ton entraide”.»

Voilà ! Que c’est beau et bon de croiser ce grand

frère qui témoigne hautement d’un Christ ressuscité.

Une fois de plus, comment ne pas croire profondé-

ment à ces vies consacrées qui s’enracinent dans

l’essentiel ! 

Monik Faucher

Article de Mme Monik Faucher, tiré de la revue

diocésaine «L’Envoi de Saint-Hyacinthe» d’avril 2011. Publié

avec la permission de l’auteur et du bon Frère Charbel. Un

bel exemple à suivre pour les jeunes dégoûtés de la vie sans

Dieu, et pour les mères qui prient pour la conversion de leur

fils. Confiance, Dieu a son heure. Th.T

Il y a des rencontres qui s’apparentent à des visites

de Dieu dans nos vies ! C’est ainsi que Claire Dumesnil

et moi nous avons vécu ce rendez-vous avec le frère

Charbel. L’Objectif premier de notre entrevue visait un

tout autre thème à préparer pour le mois de mai. Mais

voilà que d’emblée, le «mystère»

d’une vocation nous intrigue et

s’impose à nous comme un cadeau

inespéré. Mes mots ne sont que

trop pauvres pour traduire tout le

rayonnement qui traverse le regard

et la vie de cet homme de Dieu.

Après avoir trop brièvement résumé

son parcours, j’emprunterai ses

propres mots qui coulent de source

lorsqu’il nous partage son vécu.

Loin de lui l’idée de devenir

moine un jour ! Tout jeune, il ne

croit ni à Dieu, ni à diable. Devant

un avenir prometteur, il plonge à

plein dans les aventures qui s’offrent à lui. Informa-

ticien de profession, il saisit l’opportunité d’aller tra-

vailler dans ce domaine au Koweït; il séjourne là de

1985 à 1990. C’est en janvier de cette même année

que se déclare la guerre du Golfe. Avec d’autres tra-

vailleurs de divers pays, il a été pris en otage, per-

sonne ne pouvait sortir hors du pays. Il a donc été

reclus et pris en otage dans son propre appartement

pendant 4 mois; il n’a pas hésité à cacher chez lui des

amis dont la vie était encore plus en danger que la

sienne.

Rapatrié et suite à tous ces événements boulever-

sants, il juge bon de prendre une année sabbatique

au pays. Il cherche une auberge pour s’y réfugier et se

reposer. Suite à une consultation, il est plus qu’étonné

lorsque trois amis totalement différents sont unani-

mes à lui conseiller d’aller à l’abbaye de Rougemont.

Il s’y rend pour une semaine sans aucune conviction.

Pour la suite de sa belle histoire, j’emprunte ses

propres mots, mais vous êtes malheureusement

privés de la sérénité lumineuse qui émane de lui. Le

frère Charbel se raconte ainsi: «C’est alors que ma

vie bascule pour de bon ! Pour la première fois dans

toute mon existence, je ne suis pas seul. Il y a quel-

que chose, je me sens devant sa présence. Je prends

alors conscience que ce n’est pas quelque chose,

La grâce d’une rencontre avec le Frère Antoine Marie Charbel

Moine de l’Abbaye Notre-Dame de Nazareth à Rougemont

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VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2011

VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2011

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