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ginité consacrée ou de célibat doivent toujours lutter

pour être chastes dans leurs pensées, leurs attitudes

et leurs actions. La chasteté veut créer un «espace» qui

libère le coeur humain afin qu’il brûle d’amour pour

Dieu et pour toute l’humanité. … La vie consacrée et

le célibat sont un «oui» à l’amour, que les personnes

appelées doivent essayer de vivre avec enthousiasme.

Cultiver et restaurer la chasteté dans sa vie

Comme catholiques, nous sommes appelés à

donner aux autres l’exemple d’une vie chaste. En

sachant apprécier le don de notre corps et en aidant

les autres à se respecter vraiment, nous montrons à

Dieu l’amour que nous avons pour lui.

Le jeune qui désire être chaste ou reprendre un

mode de vie chaste a la possibilité de prendre sa

croix et de suivre Jésus. Le Seigneur nous a promis

d’être toujours là pour nous aider. Il ne nous aban-

donne pas mais nous devons être disposés à recevoir

son assistance.

Recours à la prière et aux sacrements

Jésus nous a demandé de prier sans cesse. C’est

extrêmement important pour quiconque s’efforce

de pratiquer la vertu de chasteté. Le seul moyen de

réussir est de s’unir au Christ par une vie de prière

soutenue. Ce qui inclut des prières à la fois simples

et profondes comme «Jésus, aide-moi»; des prières

plus officielles comme le chapelet; et l’appel à Marie,

notre mère, et aux autres saints et saintes, bienheu-

reux et bienheureuses pour qu’ils nous aident par

leur intercession.

Les sacrements de la Réconciliation et de l’Eucha-

ristie nous aident dans notre cheminement vers une

vie chaste. Si nous commettons un péché d’impu-

reté, seuls ou avec quelqu’un d’autre, le sacrement

de la Réconciliation nous communique le pardon de

Dieu et son amour miséricordieux. Tout ce que nous

avons à faire, c’est de nous approcher du trône du

Dieu de miséricorde en regrettant sincèrement notre

geste, en confession, et nous sommes assurés du

pardon de tous nos péchés. Nous pouvons repartir à

neuf dans l’espérance.

Le sacrement de l’Eucharistie est le sommet de

notre foi parce que, par ce sacrement, nous sommes

unis intimement à Jésus Christ en recevant son corps,

son sang, son âme et sa divinité par la Sainte commu-

nion. Son corps nous nourrit et sanctifie notre corps.

Ce que la chasteté exige de nous

La chasteté est un défi constant. La chasteté ex-

prime le respect de la personne et sa capacité de se

donner. Elle nous assure d’être aimés pour nous-mê-

mes et d’aimer l’autre pour lui-même/ elle-même, et

non seulement pour le plaisir que nous en recevons.

Dans une culture qui veut tout avoir tout de sui-

te, la chasteté enseigne l’attente... Vivre chastement,

c’est ne pas céder aux pressions des amis …

D’ailleurs, même si la pornographie est omnipré-

sente, l’asservissement et la dépendance qu’elle pro-

voque, même sur Internet, ne doivent être ni sous-es-

timés ni pris à la légère.

La chasteté exige une discipline constante. On

doit avoir des priorités: Dieu d’abord et tout le reste

suivra. Vivre chastement, c’est vivre selon le projet

de Dieu sur nous…

La chasteté est un défi constant

Vivre chastement aujourd’hui, c’est aller à contre-

courant ! Nous sommes appelés à suivre Jésus à l’en-

contre de la culture actuelle. Pour trouver la sérénité

et la joie, il faut vivre conformément à la volonté de

Dieu. Il nous a créés à son image, et si nous suivons

ses commandements, nous allons connaître le bon-

heur. Jésus n’a pas dit que ce serait facile. En fait, Il

a dit «Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il

renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me

suive.» (Mc 8,34)

La chasteté est un défi mais elle n’est pas impos-

sible. Nous pouvons nous entourer d’amis qui veulent

aussi vivre chastement, de gens qui peuvent nous

soutenir en chemin.

Nous pouvons nous habiller modestement,

conscients d’avoir été créés à l’image et à la ressem-

blance de Dieu et sachant que notre corps est sacré.

Nous pouvons choisir nos loisirs, rechercher ce qui

élève l’esprit humain en exprimant

la vérité, la beauté et

la bonté.

Et surtout, nous pouvons vivre en union avec

le Christ en recevant régulièrement les sacrements;

en

particulier le sacrement de la Réconciliation.

La pratique de ce sacrement, non seulement pour

confesser nos péchés d’impureté, mais pour discuter

de nos tentations avec un guide spirituel, peut aider

à purifier notre esprit et notre coeur. Elle pourra nous

enseigner l’humilité dont nous avons besoin pour

accepter notre faiblesse tout en nous dispensant la

force du Seigneur pour grandir dans la chasteté.

Les saints, nos modèles

Chaque chrétienne, chaque chrétien est appelé à

la sainteté. Les «saints» et les «bienheureux» sont des

hommes et des femmes dont la vie était si évidem-

ment pénétrée de l’amour du Christ que le peuple de

Dieu a vu Jésus en eux; après que l’Église eut scruté

attentivement leur vie, ils ont été jugés dignes de notre

vénération et nous ont été proposés comme modèles.

Dans son message aux jeunes du monde pour la

Journée mondiale de la Jeunesse au Canada, le pape

Jean-Paul II disait:

«De même que le sel donne de

la saveur aux aliments et que la lumière éclaire les

ténèbres, de même la sainteté donne le sens plénier

à la vie, en en faisant un reflet de la gloire de Dieu.

Combien de saints, même parmi les jeunes, compte

l’histoire de l’Église !»

Évoquons quelques-uns de ces saintes et saints

qui furent des exemples frappants de pureté, de chas-

teté, de charité et de joie, de véritables temples de

l’Esprit Saint: saint Augustin, la Bienheureuse Kateri

Tekakouitha, le Bienheureux Pier Giorgio Frassati et

sainte Gianna Beretta Molla. Qu’ils aient vécu dans le

monde romain, en Amérique du Nord au dix-septième

siècle ou en Italie au siècle dernier, leur exemple et

leur témoignage nous donnent un même message

Saint Augustin (354-430)

Augustin était un homme de foi et de passion,

d’une grande intelligence et d’une charité pastorale

inlassable. Il a laissé une empreinte profonde sur la vie

culturelle, morale et théologique de l’Église. Fils d’un

père païen, Patricius, et d’une mère chrétienne pieuse,

Monique, il fut élevé dans la foi catholique. Mais, com-

me c’était souvent l’usage à l’époque, le petit Augustin

ne fut pas baptisé. Il eut une jeunesse turbulente. À

dix-sept ans, c’était un jeune homme intellectuelle-

ment agité, ambitieux et sexuellement actif.

Il noua une relation qui allait durer plus d’une dizai-

ne d’années avec une femme dont nous ne connais-

sons pas le nom. Parce qu’ils appartenaient à des clas-

ses sociales différentes, il ne l’épousa pas. Ils eurent

un fils, Adéodat, qu’Augustin aimait beaucoup mais

qui mourut avant d’arriver à l’âge adulte.

Augustin fut toujours fasciné et attiré par la per-

sonne de Jésus Christ, mais il fit bien des détours

avant de s’engager envers le Christ. Comme pour bien

des jeunes, sa démarche de conversion fut marquée

par un dur combat avec sa sexualité. Il savait que pour

être chrétien, il lui fallait vivre chastement. «Fais que

je devienne chaste et célibataire, mais pas tout de sui-

te ! », demanda-t-il un jour au Seigneur. Après un long

et difficile périple intérieur, et grâce aux prières de sa

mère, il fut finalement baptisé par saint Ambroise en

387, à Milan. Après sa conversion, il se sépara de celle

qui avait été sa partenaire pendant des années et pra-

tiqua le célibat.

Saint Augustin et sa mère sainte Monique

Augustin retourna ensuite dans son pays natal,

l’Afrique du Nord. Après y avoir fondé une commu-

nauté monastique, il fut ordonné prêtre, puis évêque

d’Hippone. Il fut un auteur prolifique, un penseur d’une

perspicacité psychologique et spirituelle sans égale et

un vigoureux défenseur de la vérité et de la beauté de

la foi catholique.

Mais surtout, saint Augustin dit aux jeunes ce que

saint Paul écrivait aux Philippiens: avec la grâce mi-

séricordieuse de Dieu,

«je peux tout supporter avec

celui qui me donne la force »

(Ph 4,13).

Bienheureux Pier Giorgio Frassati (1901-1925)

Pier Giorgio Frassati naquit en 1901 à Turin, en Ita-

lie. Il fut éduqué à la maison avant de fréquenter l’éco-

le publique puis un collège dirigé par les jésuites. À

l’âge de 17 ans, il entra dans la Société Saint-Vincent-

de-Paul et parvint à combiner de manière remarqua-

ble militance politique et travail pour la justice sociale,

piété et dévotion, humanité et bonté, sainteté et la vie

quotidienne.

Athlétique, beau garçon, débordant de vitalité,

toujours entouré d’amis qu’il inspirait par son exem-

ple, Pier Giorgio décida de ne pas devenir prêtre ou

religieux pour témoigner plutôt de l’Évangile comme

laïc. En fait, il tomba amoureux d’une jeune fille pleine

de vie et d’entrain, mais sans poursuivre la relation.

Il comprenait le sens de la chasteté et la mettait en

pratique dans toutes ses relations et ses amitiés. Dieu

avait donné à Pier Giorgio des avantages qui auraient

pu le pousser sur la mauvaise voie: famille fortunée,

belle prestance, santé robuste. Mais il choisit d’écou-

ter l’invitation du Christ:

«Viens, suis-moi»

(Lc 18,22).

Juste avant de recevoir son diplôme en ingénierie

minière, il contracta la polio; les médecins estimeront

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VERS DEMAIN mai-juin-juillet 2011

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