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Pourquoi la misère au sein de l’abondance?

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Lumineuses conférences

sur les problèmes de la crise économique

Maison de l’Immacuée, Rougemont

Chaque mois aux dates suivantes:

27 février. 27 mars.

10 heures a.m.: Ouverture. Chapelet

Rapports des apôtres revenant de mission

Midi: dîner dans le réfectoire de la Maison de

l’Immaculée, chacun apporte ses provisions.

1.30 à 4.30 heures p.m. Conférences

3.30 hres p.m. Confessions

5.00 hres p.m. Sainte Messe à la chapelle de la

Maison de l’Immaculée.

6.15 hres p.m. souper avec ses provisions

Aux réunions de Vers Demain, tous se pré-

sentent modestement vêtus. Les dames en

robe non décolletée (pas plus d’un pouce en

bas du cou) à manches dépassant le coude et à

jupe couvrant les genoux. Messieurs et dames

en shorts ne sont pas admis.

Journal Vers Demain

16 pages ou plus. 5 fois par année

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1101 rue Principale

Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

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él.: (450) 469-2209 — Fax (450) 469-2601

Tél.: Montréal (514) 856 5714

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l’Union Nord-Américaine, sur le Crédit Social, sur les

Apparitions de Fatima, Indiquez la quantité:

De l’argent nouveau ajouté à l’ancien, pour qu’il y

en ait assez en tout pour écouler toute la produc-

tion. Quoi encore? Que tout le monde reçoive sa

part de l’argent nouveau et qu’on cesse d’être en

pénitence à mesure que grossit la famille.

Beaucoup de production, beaucoup d’argent.

Production facile, argent facile. Production pour

tout le monde, argent pour tout le monde.

L’argent est fait pour écouler la production. Il

faut que l’argent soit en rapport avec la produc-

tion.

De l’argent rare dans un monde d’abondance,

ça fait souffrir pour rien. Les produits, les bonnes

choses faites pour les familles, ne se vendent pas;

on arrête d’en faire, c’est le chômage.

Augmenter l’argent, ajouter de l’argent nouveau

dans le pays, mettre cet argent entre les mains des

consommateurs, c’est augmenter immédiatement

les achats, c’est faire les produits se vendre, c’est

en fabriquer d’autres, c’est arrêter le chômage.

Cela ne fera de mal à personne, cela fera du

bien à tout le monde.

Cela peut se faire, puisque l’argent moderne se

fait avec de la comptabilité. Il suffit que le peuple

s’unisse et crée un office national de crédit et exige

que la comptabilité soit faite pour le bien du pays,

pour la prospérité et non plus pour la dette.

Réclamons la roue du Crédit Social. Puisque

les politiciens de partis ne veulent pas faire le

changement, que le peuple lui-même crée son

système d’argent, car c’est lui, le peuple, qui fait

les produits, le système d’argent pour représen-

ter ses produits, doit lui appartenir et le servir.

Louis Even

La plus grande banque alimentaire au Canada,

qui approvisionne en denrées plus de 200 orga-

nismes communautaires dans la région de Mon-

tréal, a en effet enregistré une hausse de 22 %

de sa clientèle par rapport à 2009, soit 25 230

nouveaux utilisateurs. Cette nouvelle clientèle

porte à 140 697 le nombre de personnes qui ont

recours aux banques

alimentaires dans l’île

de Montréal sur une

base mensuelle. La

ville de Trois-Rivières

compte moins d’habi-

tants que cela. La tris-

tesse de ces chiffres

se multiplie encore

quand on note que,

parmi les utilisateurs,

le nombre d’enfants

s’est accru de 35 %

pour atteindre 53 465,

soit assez de petits es-

tomacs pour peupler

environ 70 écoles pri-

maires de la province.

La situation en Afri-

que est pire encore.

C’est un devoir pour

nous, les catholiques,

de s’occuper du pro-

blème. Voici un écrit

de Louis Even sur cette question:

Pourquoi des affamés dans un pays à greniers

pleins, dans un pays qui regorge de nourriture ou

de moyens d’en avoir ?

Pourquoi des pieds mal chaussés, des habits

usés, dans un Canada où les fabricants de vête-

ments et de chaussures chôment parce que les

produits restent dans les magasins ?

Pourquoi des membres qui grelottent de froid

dans des taudis ou des cabanes délabrées, alors

que forêts, carrières et mines offrent du matériel

de construction, du bois de chauffage, du charbon

pour cent fois notre population; alors que char-

pentiers, maçons, ouvriers en bâtiment forment

une armée de chômeurs en quête d’emploi ?

Est-ce Hitler, est-ce l’Allemagne qui est la cause

de cela? Ou bien n’est-ce pas parce que l’argent

manque dans la poche de nos Canadiens et de

nos Canadiennes ?

La production de bonnes choses abonde au

Canada; mais le droit de les obtenir, l’argent, fait

terriblement défaut.

Notre char économique a deux roues: la roue

de la production, elle est grosse; la roue de l’ar-

gent, elle est petite.

L’argent forme le

pouvoir d’achat du

consommateur. Si l’on

n’a pas de quoi ache-

ter, inutile de produi-

re. C’est le chômage,

ce sont les secours di-

rects, c’est la dette, ce

sont les taxes.

Le gros financier

peut s’asseoir là-des-

sus, et crier sur le

peuple incapable de

conduire son char.

Comment peut-on fai

re avancer un cha-

riot qui a une roue

beaucoup plus petite

que l’autre? Il tourne

en rond; on sue, on

se désespère et on

n’avance pas.

Faut-il diminuer la

grosse roue? Non, on veut la production, on veut

de la nourriture, des habits, du logement; on veut

toutes ces bonnes choses-là.

C’est la petite roue qu’il faut changer. En placer

une aussi grosse que celle de la production.

Le gros financier ne veut pas, et c’est lui qui

mène nos politiciens. Changeons, une bonne fois

pour toutes. Envoyons promener les politiciens de

carrière, les valets de la haute finance, et prenons

la roue du Crédit Social pour fournir au peuple tout

l’argent qu’il faut pour acheter toute la production

de son pays dont il peut se servir.

La dette cessera, les taxes diminueront, on ne

nous mènera plus vers la guerre. Qui s’en plain-

dra?

Le peuple canadien prendra la place de l’exploi-

teur sans patrie, et on aura le moteur du progrès

pour conduire le char.

Qu’est-ce que réclame donc le Crédit Social ?

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VERS DEMAIN Janvier-février 2011

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