Table of Contents Table of Contents
Previous Page  34-35 / 48 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 34-35 / 48 Next Page
Page Background

Etats-Unis

:Un sémi-

nariste déclaré mort

est sorti du coma par

l’intercession du cardi-

nal Van Thuan.

Un séminariste d’ori-

gine vietnamienne, dé-

claré mort deux fois,

est sorti du coma: un

fait inexpliqué par la

science, alors que son

entourage avait invo-

qué l’intercession du

cardinal vietnamien

Francois-Xavier Nguyen

Van Thuan (17 avril 1928-

16 septembre 2002), dont la cause de béatification

est en cours. Le fait est rapporté par l’agence mis-

sionnaire italienne «AsiaNews».

La famille de Joseph Nguyen, fils d’émigrés viet-

namiens, était en effet amie du défunt archevêque.

Les parents ont donc naturellement eu recours à

son intercession pendant les 32 jours de coma de

leur fils, en 2009.

Joseph Nguyen était en service à l’hôpital quand

il s’est senti mal. On a cru qu’il avait la grippe. Il

est revenu se soigner dans sa famille, mais la situa-

tion s’est aggravée. Le 1er octobre, il a éprouvé de

graves difficultés respiratoires. Hospitalisé, il a subi

une trachéotomie.

Après 32 jours de coma, et en l’absence d’ac-

tivité cardiaque ou cérébrale, les médecins ont

rédigé le certificat de décès. Mais il est sorti du

coma, de façon inexpliquée du point de vue de

la science médicale actuelle. On lui avait annoncé

comme diagnostic une pneumonie compliquée

par le virus grippal H1N1.

Il a aujourd’hui repris ses études au séminaire.

Il se souvient d’une «grande nuit de sommeil» pen-

dant laquelle il aurait eu deux «visions» du cardinal

Van Thuan, qu’il n’a jamais connu de son vivant. Il

décrit son état d’alors comme «séparation du corps

et de l’âme». Il ne se souvient pas des détails de

ces «rencontres» mais c’est peu après la seconde

«vision» qu’il est sorti du coma.

Abonnez-vous à Vers Demain

www.versdemain.org info@versdemain.org

Canada:

Prix 5.00$, 1 an — 20.00 $, 4 ans

1101 Principale, Rougemont, QC,

Canada J0L 1M0

Tél.: 450 469-2209 - Fax 450 469-2601

Tél.: Montréal 514 856-5714

Europe prix: Surface, 1 an 9 euros

2 ans 18 euros — 4 ans 36 euros

Avion, 1 an 12 euros - 4 ans 48 euros

France

:

Libellez vos chèques à l’ordre de:

Pèlerins de saint Michel

5 de la Forêt, 67160 Salmbach, France

C.C.P. Nantes 4 848 09 A

Tél/Fax 03.88.94.32.34

Belgique

:

Libellez et adressez

vos chèques à: Joséphine Kleynen

C.C.P. 000-1495593-47

215 Chaussée de Mons, 1er étage

1070 Bruxelles, Belgique. Tél.02/522 29 84

Suisse

:

Libellez et adressez vos chèques à:

Thérèse Tardif C.C.P. 17-7243-7

Centre de traitement, 1631-Bulle, Suisse

Adressez vos lettres par courriel

Changement d’adresse

Si vous avez changé d’adresse ou le ferez prochaine-

ment c’est très important de donner votre nouvelle ad-

resse à votre maître de poste pour qu’il puisse nous

en informer. Autrement le bureau de poste nous re-

tournera votre journal Vers Demain avec la mention:

déménagé, adresse inconnue,” et il nous chargera 95

sous pour chaque journal retourné.

Miracle pour la cause de S. Em. le Cardinal François-Xavier Van Thuan

par Louis Even

L’initiateur de la doc-

trine et des propositions

du Crédit Social, l’in-

génieur écossais — et

homme de génie — C.

H. Douglas, publia son

premier livre sur le sujet

en novembre 1919. Il inti-

tula ce livre

Economic

Democracy

(Démocratie

économique). C’est plus

tard seulement que sa

doctrine reçut le nom de

Crédit Social. Les deux

appellations conviennent

d’ailleurs parfaitement à la doctrine économique de Dou-

glas. Il s’agit bien, en effet, du Crédit de la société (crédit

social), propriété de la société, dont le monnayage doit

servir la société et ses membres, non pas les endet-

ter ou les rationner. Mais il s’agit aussi d’une véritable

démocratie économique.

Demos, kratein

Dans l’ordre politique, le mot démocratie suggère

l’idée d’un gouvernement pour le peuple, d’un régime

politique dans lequel le peuple choisit lui-même, libre-

ment, ses gouvernants et peut leur laisser savoir ce qu’il

attend de la gestion de ses affaires publiques.

Pour un grand nombre de personnes, cependant,

le mot démocratie signifie surtout (et à peu près exclu-

sivement) les élections libres périodiques, pour choisir

les représentants du peuple pour un temps donné. Et,

pour ces personnes, la démocratie est parfaite quand le

suffrage est universel, quand tout le monde, quand tous

les adultes du moins, ont le droit de vote. Tout le monde,

voilà qui est peuple, demos. Et le pouvoir qu’a ce peuple

de choisir ses gouvernants, n’est-ce pas une preuve

qu’il a de l’autorité (kratein) puisqu’il la délègue?

Eh bien ! que l’on considère la démocratie sous l’un

ou l’autre de ces deux aspects, si l’on transporte ce

terme dans l’ordre économique, on verra qu’il convient

parfaitement au Crédit Social.

L’ordre économique

L’ordre économique, c’est celui des biens et des

besoins. Les activités économiques concernent la pro-

duction et la distribution des produits et des services,

dans le domaine privé et dans le domaine public.

Dans l’ordre politique, c’est au gouvernement et

aux corps publics que le citoyen exprime sa volonté et

demande des résultats.

Dans l’ordre économique, c’est au système produc-

teur de son pays que le consommateur exprime ses

demandes. A l’agriculture et aux industries connexes

de transformation, il de-

mande des produits ali-

mentaires. A l’industrie

du vêtement, il demande

des habits. Au bâtiment,

il demande son loge-

ment. Aux médecins et

aux hôpitaux, il demande

des soins en maladie. Et

ainsi de suite.

Le système produc-

teur, c’est l’ensemble

de toutes ces activités,

créatrices de produits

et de services. C’est la

capacité de produire.

Le consommateur obtient ce qu’il demande au sys-

tème producteur quand sa demande est accompagnée

de l’instrument qui la rend efficace: l’argent, le pouvoir

d’achat. Le pouvoir d’achat, c’est la capacité de payer.

La capacité de produire permet d’offrir des produits.

La capacité de payer permet d’obtenir ces produits.

L’une sans l’autre

Si la capacité de produire faisait défaut, ça ne ser-

virait à rien d’avoir la capacité de payer. Avec un sac

d’or, vous n’achèteriez pas un pain au Pôle Nord, parce

qu’au Pôle Nord, il n’y a pas de pain, ni de capacité d’y

produire du blé.

D’autre part, si la capacité de payer fait défaut en

face de la capacité de produire, la production arrête

dans la mesure où elle ne se vend pas. Elle arrête,

même s’il y a en face des besoins non satisfaits.

Dans notre pays de bonne production, c’est trop

souvent le cas. Manquant de capacité de payer, des

familles qui désirent les produits doivent se priver,

même si les produits sont là ou peuvent être faci-

lement là, à deux minutes de marche de la maison.

Les besoins ont beau crier, Ils ne sont écoutés que

s’ils peuvent payer.

Ce ne sont plus alors les besoins humains qui déter-

minent les activités économiques. C’est la présence ou

l’absence d’argent qui dicte les décisions.

On appelle cela une dictature, une dictature

financière, une dictature d’argent. La dictature

est le contraire de la démocratie, en économique

comme en politique. On ne peut parler de démocra-

tie économique quand l’individu, comme consom-

mateur, ne peut pas obtenir du système producteur

les biens qu’il est en droit d’en attendre. Se sent-il

traité démocratiquement, celui qui doit se priver

devant l’abondance, devant l’Immense capacité de

production, parce que la capacité de payer lui est

refusée?

Crédit Social: démocratie économique

Louis Even

Clifford Hugh Douglas

(suite en page 36)

34

VERS DEMAIN Janvier-février 2011

VERS DEMAIN Janvier-février 2011

www.versdemain.org www.versdemain.org

35