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de Crédit exactement de la même manière que la

monnaie de banque d’aujourd’hui. Cette nouvelle

monnaie favorise en réalité le consommateur, mais

à la condition qu’il achète; elle va au marchand à la

condition que la vente ait été faite. C’est une mon-

naie qui écoule la production en abaissant le prix et

satisfait tout le monde: l’acheteur, le vendeur et le

producteur qui ne demande pas mieux qu’à écouler

sa production.

Le dividende national

 Le dividende national, comme son nom l’impli-

que, est la distribution d’un dividende, d’une somme

d’argent représentant un surplus ou le revenu d’un

capital, à tous les membres de la société — donc à

chaque homme, femme et enfant du Canada.

 Ce dividende est fondé sur l’existence de l’hé-

ritage culturel, ou capital social appartenant à tout

le monde, capital consistant dans les découvertes et

inventions de la science. Ce capital prend une part

de plus en plus grande dans la production, tandis

que le labeur humain y prend une part de plus en

plus petite. Le travail doit être récompensé, mais le

capital aussi, même le capital social. Nous sommes

tous héritiers des accumulations des générations

passées, tous capitalistes, et tous nous avons droit

au moins à un dividende suffisant pour nous sous-

traire à l’indigence.

Conclusion

 Pour comprendre la possibilité de l’applica-

tion du régime monétaire préconisé par le Crédit

Social, il ne faut pas perdre de vue que le monde

est entré dans l’ère de l’abondance; que, s’il y a

des pauvres, ce n’est pas parce qu’il y a des riches,

mais parce que l’abondance n’est pas distribuée.

Il n’est donc aucunement besoin de dévaliser les

riches en faveur des pauvres, il suffit de mettre

de la technique dans le système monétaire, de ne

pas se contenter de dire que la monnaie est faite

pour l’homme, mais d’établir un système qui la

met, nécessairement au service de l’homme, de

tous les hommes.

Louis EVEN

Le 4 ctobre 2010, M. Robert Roy, talentueux

sculpteur de St-Jean Port-Joli, Québec, qui fut

pendant plusieurs années Pèlerin à plein temps

de l’Oeuvre de Vers Demain, est venu apporter à

Rougemont son dernier chef-d’oeuvre, une statue

de Louis Even, scupltée dans la pierre.

INTENTION DE PRIERE POUR

JANVIER 2011, de Benoît XVI

CITE DU VATICAN, 30 DEC 2010 (VIS).

L’intention de prière générale pour l’Apos-

tolat de la Prière du Saint Père Benoît XVI

pour le mois de janvier 2011 est la sui-

vante: “Pour que les richesses de la terre

soient préservées, valorisées, et disponi-

bles à tous en tant que don précieux de

Dieu aux hommes”.

(suite de la page 23)

Voici de larges extraits de la conférence donnée,

le 20 septembre 2010, par le Cardinal Peter Kodwo

Appiah Turkson, président du Conseil pontifical Justice

et Paix, et chef de la délégation du Saint-Siège, à New

York, au sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement

sur les objectifs de développement du Millénaire (OSM),

Le Cardinal a rappelé qu’en

l’an 2000 tous les chefs d’Etat

des Nations Unies ont reconnu

que «la lutte internationale

contre la pauvreté devrait

s’étendre aux aspects «plus

spécifiquement ‘humains’ du

développement, comme l’éli-

mination de la pauvreté, la

promotion de l’instruction,

la garantie d’une assistance

sanitaire, les services sociaux

et les mêmes opportunités

d’emploi, le soutien à une ges-

tion responsable de l’environ-

nement».

Malgré des «signes en-

courageants» concernant

l’atteinte de ces objectifs,

a-t-il reconnu, «moins de

la moitié des pays frappés

de malnutrition chez les

enfants pourra se défaire de

cette plaie avant 2015», l’an-

née fixée au départ pour l’atteinte de ces objectifs.

Il reste encore beaucoup à faire pour entretenir et

renforcer la mobilisation politique, par le biais d’une soli-

darité économique et financière continue, pour garantir

l’accès aux ressources.

Il faut travailler sérieusement pour libérer les

pays pauvres de leurs dettes et éviter que ne se

vérifient certaines situations d’usure internatio-

nale qui ont caractérisé les dernières décennies du

XXème siècle

.

Le cardinal Turkson a donc proposé quelques

lignes d’action pouvant aider la communauté inter-

nationale à mettre fin à cette plaie de la pauvreté et

à garantir un monde plus juste pour tous.

«Les pays développés et les économies émergentes

devraient faire preuve de ‘générosité’ en gardant leurs

marchés ouverts, sans demandes excessives de réci-

procité commerciale, de manière à permettre aux pays

pauvres de progresser vers une indépendance écono-

mique et de favoriser leur développement économique

et social», a-t-il souligné.

«Un partage constant des connaissances dans des

domaines comme la science et la technologie doit éga-

lement être garanti aux pays pauvres afin qu’ils puissent,

à eux seuls, résoudre efficacement leurs problèmes

d’assistance sanitaire au niveau local et diversifier leur

production agricole et industrielle».

«Tous les gouvernements, que ce soit des pays

développés ou des pays en voie

de développement, doivent accep-

ter leur responsabilité en matière

de corruption et faire face au com-

portement déconsidéré, et parfois

immoral, du monde des affaires et

de la finance, face également à l’ir-

responsabilité et l’évasion fiscale,

de manière à garantir le domaine

de la loi et promouvoir les aspects

humains du développement ».

«Par ailleurs, sur leurs propres

territoires, les gouvernements,

qu’il s’agisse des pays dona-

teurs ou des pays bénéficiaires,

ne devraient pas interférer ou

entraver le caractère particulier

et l’autonomie des organisations

religieuses et civiles, mais encou-

rager respectueusement ces réali-

tés, les soutenir financièrement le

plus possible».

Pour toutes ces raisons le

cardinal a souligné que toute

tentative de se servir des Objec-

tifs de Développement du Millénaire pour répan-

dre et imposer des modes de vie égoïstes ou pire

encore, des politiques démographiques comme

moyen bon marché pour réduire le nombre des

pauvres, serait malveillant et guère clairvoyant.

L’ouverture moralement responsable à la vie

représente un riche bien économique et social, a-

t-il déclaré.

Les OSM devraient être utilisés pour combattre

la pauvreté et non pour éliminer les pauvres !

«Le Saint-Siège, a rappelé le cardinal Turkson, réaf-

firme sa conviction selon laquelle les hommes et les

femmes vivant aujourd’hui dans la pauvreté ne pourront

s’en sortir que si les OSM sont compris et poursuivis

en harmonie avec des standards moraux, objectifs et la

nature humaine».

Donnez aux pays pauvres un cadre amical au niveau

financier et commercial et aidez-les à promouvoir la

bonne gouvernance et la participation de la société

civile, et l’Afrique ainsi que les autres régions pauvres

du monde contribueront au bien-être de tous.

COMBATTRE LA PAUVRETÉ ET NON ELIMINER LES PAUVRES

SOUTIENT LE CARDINAL TURKSON

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VERS DEMAIN Janvier-février 2011

VERS DEMAIN Janvier-février 2011

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