Table of Contents Table of Contents
Previous Page  16-17 / 48 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 16-17 / 48 Next Page
Page Background

à apprécier le grand amour de

Dieu pour nous et à reconnaî-

tre cet amour à tous les instants

de notre vie. La prière est vrai-

ment le secret qui nous permet

de marcher avec Dieu. Il nous

guide en retour chaque jour et Il

ne nous abandonnera pas. Nous

apprenons à moins compter sur

nos propres capacités en deve-

nant plus capables de prendre

conscience de «la force incom-

mensurable» de notre Dieu. No-

tre vie prend alors une tout autre

signification.

Quand je suis incapable

d’accomplir les tâches qui de-

vraient être faites et que nous

semblons être en retard dans

nos cours, quand la vaisselle

non lavée s’accumule dans

l’évier, quand le linge sale débor-

de des mannes, quand survient

un accident inattendu ou des

mésaventures fréquentes, je ne

me sens plus aussi débordée. Je

ne pensais vraiment pas comme

ça jusqu’au jour, récemment,

où notre chien ‘Siberian Husky’,

Tika, a apporté le canard du voi-

sin avec sa bouche dans la cour.

Les coins-coins retentissants et

la lutte du canard pour se libérer nous a vite dérangés.

Toute la famille a commencé à courir dans toutes les

directions pour essayer de l’attraper — et celui qui a

toujours possédé un Husky saura que sa plus grande

joie est d’avoir quelqu’un qui court après lui. Il n’est

pas nécessaire de dire, que cet incident a causé beau-

coup d’agitation et plusieurs heures de perte d’étude,

mais quand le coupable a été finalement arrêté, et que

le canard, grandement secoué mais sain et sauf, est

retourné chez son propriétaire, nos cours ont été en-

richis par l’addition d’une grande histoire qui a fait un

sujet de composition.

Dieu a un plan pour nos enfants et Il guidera cha-

cun d’entre eux dans la direction qu’Il veut. Il pourvoira

à ce qu’ils ont besoin pour accomplir le plan qu’Il a

tracé pour chacun d’eux. Il demande seulement no-

tre participation avec l’aide de sa grâce. Aujourd’hui

notre fils Michael travaille dans l’entreprise familiale.

Lui et sa femme, Kaitlyn, ont eu leur premier enfant,

en octobre. Gaétan étudie pour devenir architecte à

l’Université du Massachusetts. Eric a terminé un an

d’Université en Floride et consacre aussi du temps

pour aider à l’entreprise familiale. Marie est notre nou-

velle secrétaire et suit des cours au collège commu-

nautaire régional. Les trois plus jeunes: Aimie, Emilie et

Matthew reçoivent encore l’enseignement à la maison.

Je remercie humblement le bon Dieu pour toutes les bé-

nédictions qu’Il a accordées à notre famille. Nos enfants

ont un grand amour pour Dieu. Ils ont tous gardé la Foi

et ils partagent cette Foi avec les gens qui les entourent.

Ils aiment le prochain et nous en sommes fiers. Je sais

que si c’était à refaire, je choisirais encore l’école à la

maison.

Que la Sainte Famille de Nazareth, Jésus, Marie

et Joseph veillent sur toutes les familles et spéciale-

ment sur celles qui font l’école à la maison encore

cette année, ainsi que celles qui ne font que commen-

cer! Que Jésus, Marie et Joseph soient nos modèles

de sainteté, de bonté et de patience, qu’ils bénissent

chaque famille, afin que nous travaillions à bâtir nos

propres “églises domestiques… où les enfants rece-

vront la première annonce de la foi… de la grâce et

de la prière… des vertus et de la charité chrétienne”

(Catéchisme de l’Église Catholique-1666), en devenant

des «lumières» dans ce monde de ténèbres, pour tous

ceux qui ont «perdu la voie», et l’espérance pour l’ave-

nir de l’Église.

Anne-Marie Jacques

L’école à la maison

aimait s’asseoir et écouter pendant que Michael récitait

ses leçons et nous avons constaté qu’il saisissait tout

ce que son frère aîné apprenait. (C’est souvent un des

grands avantages de l’école à la maison.) Je travaillais

en même temps avec les deux, et ils ont été capables

de terminer ensemble leur première année. Graduelle-

ment, nous avons commencé à travailler avec notre fils,

Éric, et ensuite avec notre fille Marie, de sorte qu’au bout

de six ans, nous avions notre local d’enseignement à la

maison. Nous travaillions sur les sujets les plus diffici-

les le matin, et nous gardions les sujets les plus faciles

pour l’après-midi. La plupart du temps, nos journées se

passaient assez bien, même avec tout le travail habituel

d’une maison comptant plusieurs jeunes enfants.

Au début, quand nous avons commencé l’école à

la maison, je traçais mon propre programme scolaire.

Je me suis procuré des livres sur différents sujets, et

j’ai aussi emprunté des livres et du matériel des autres

familles qui font l’école à la maison. Cela m’a aidée de

faire l’école à la maison très convenablement. Mais

comme le temps avançait et que les demandes deve-

naient plus grandes, nous avons choisi des program-

mes scolaires par correspondance qui sont disponibles

pour les familles qui font l’école à la maison, aux Etats-

Unis. Il était important pour nous d’avoir des livres et ac-

cessoires scolaires catholiques. Alors nous avons choisi

“Seton Home Study” afin de pouvoir enseigner toutes

les matières dans un esprit catholique.

Voici ce que le Pape Léon XIII mentionne dans son

encyclique «Militantis Ecclesiae»:

“Il est nécessaire

que non seulement l’instruction religieuse soit don-

née aux jeunes à certaines périodes, mais que tou-

tes les autres matières scolaires soient imprégnées

de la piété chrétienne”. Nous trouvons que l’école

Seton accomplit cela magnifiquement et ce pro-

gramme répond aux besoins de notre famille.

A un moment donné, mon mari a dû changer d’em-

ploi et ce nouveau travail a nécessité des déplacements

pendant une période de deux ans, avant que nous

soyons installés dans notre propre maison. Pendant

cette transition, nous avons accueilli notre petite Aimie,

et 18 mois plus tard, le bébé Emilie. Quand le mois de

septembre est arrivé, je savais que nous aurions un

plus grand défi à surmonter avec l’école à la maison.

Avec nos quatre élèves, nous avions un bébé naissant

et une autre bambine qu’il fallait tenir occupée.

En plus de l’école, nous courons aussi aux petites

affaires familiales de notre maison et il y a des journées

que le téléphone sonne littéralement sans arrêt. Ajou-

tez aussi les occupations du lavage, nettoyage, des

grosseries, repas à préparer, les rendez-vous chez le

médecin, le dentiste, tous les travaux ordinaires d’une

famille nombreuse… avec les choses imprévues: inon-

dation inattendue dans le sous-sol, réveil d’un essaim

d’abeilles dans la chambre des filles, voyages à l’urgen-

ce pour poignet fracturé, un os cassé… Je suis accou-

tumée à ces distractions, mais avec ces nombreuses

interruptions la durée des cours était continuellement

modifiée et nous étions sérieusement en retard. Or,

quand Mathieu est né en 2001, j’étais portée à douter

que nous allions continuer à faire l’école à la maison.

Une fois, quelqu’un m’a dit que “l’école à la maison

n’était pas pour les cœurs faibles”. Ceci peut paraître

très vrai en certaines périodes, mais le Pape Jean-Paul

II dans une lettre aux familles nous a dit que:

“… la fa-

mille se trouve au centre d’une grande bataille entre

le bien et le mal, entre la vie et la mort, entre l’amour

et tout ce qui s’oppose à l’amour. C’est à la famille

qu’est confiée la tâche de lutter d’abord pour libérer

les forces du bien, dont la source se trouve dans le

Christ Rédempteur de l’homme. Il faut faire en sorte

que chaque foyer s’approprie ces forces, afin que…

la famille soit forte de Dieu ”.

(Février 2, 1994)

Quand Notre-Seigneur a réprimandé la sœur de La-

zare et de Marie en lui disant: “Marthe, Marthe, tu t’in-

quiètes et t’agites pour beaucoup de choses…” (Luc 10

:40) Il ne reprochait pas à Marthe de se plaindre parce

qu’elle avait trop de choses à faire ou bien parce que

Marie ne l’aidait pas; il a plutôt essayé de lui faire remar-

quer que ses préoccupations la distrayaient de lui et de

son message d’amour.

…Aujourd’hui avec les nombreux et différents cours

que nous pouvons choisir et avec le nombre incalcu-

lable de ressources disponibles, la tâche de l’école à

la maison est devenue plus facile et plus accessible

à ceux qui veulent s’y engager. Comme parents il est

important que nous nous efforcions d’approfondir no-

tre amour pour Notre-Seigneur et de nous approcher

toujours plus près de Lui, et nous avons besoin de Lui

demander chaque jour d’accroître en nous la foi, l’espé-

rance et la charité, afin que nous soyons capables d’ap-

porter Jésus aux autres — spécialement aux membres

de notre propre foyer — en reconnaissant en nous ces

charismes qui sont de vrais dons du Saint-Esprit et sont

donnés à chacun d’entre nous selon notre état de vie.

Le Pape Jean-Paul II dit ailleurs dans sa Lettre aux

Familles:

“Les parents sont les premiers et les prin-

cipaux éducateurs de leurs propres enfants, et ils

ont aussi une compétence fondamentale dans ce

domaine; ils sont éducateurs parce que parents”.

Par conséquent, enseigner à nos enfants est un

droit et un privilège, de même qu’un devoir. Pour que

l’école à la maison soit un succès, il est absolument né-

cessaire d’avoir une vie forte de prière. C’est pour cette

raison que dès que nous avons commencé l’école à la

maison, nous avons assisté quotidiennement à la mes-

se et récité le soir le Rosaire et le chapelet Saint-Michel

avec nos enfants. La confession est aussi un sacrement

très important et nous essayons d’aller à confesse men-

suellement et même chaque semaine quand c’est pos-

sible, car c’est dans ce sacrement que nous apprenons

(suite de la page 15)

La famille Jacques: Yves et Anne Marie (centre) avec leurs enfants, de

gauche à droite: Marie, Matthew, Aimie, Eric, Gaétan, Emilie, Michael

et sa femme, Kaitlyn. Ils font tous de l’apostolat pour MICHAEL et

VERS DEMAIN.

16

VERS DEMAIN Janvier-février 2011

VERS DEMAIN Janvier-février 2011

www.versdemain.org www.versdemain.org

17