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Oct.-Nov.-Déc. 2010

Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

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Le Frère André, fondateur de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal

(

suite de la page 3)

sans remonter en pratique à l’unique terme du

culte liturgique chrétien, la Trinité, en passant

par l’humanité du Christ”. Aussi, peut-on trou-

ver sans peine parmi ses témoins au procès in-

formatif, des affirmations comme celle-ci:

Dévotion à la Passion de Notre-Seigneur

“Sa principale dévotion était à la Passion

de Notre-Seigneur. Il enseignait qu’il ne fal-

lait jamais séparer la dévotion à la Sainte

Vierge de celle de saint Joseph… Il était

aussi un dévot de la Très Sainte Vierge… Il

avait aussi une grande dévotion à Notre-

Dame des Sept-Douleurs… Toutes les autres

dévotions qu’il avait m’ont toujours semblé

basées sur la dévotion à la Passion de No-

tre-Seigneur.”

Un autre témoin rapporte encore:

“Il parlait souvent de la passion de Notre-

Seigneur, il avait une grande dévotion à saint

Joseph, à la Sainte Vierge, il faisait souvent

le chemin de la Croix, il avait une grande

dévotion eucharistique… Sa dévotion toute

spéciale était à la Sainte Eucharistie.”

Le saint équilibre de la dévotion chez le frère

André est souligné avec force par son témoin

le plus autorisé, le R.P. A.-F. Cousineau, alors

supérieur général, qui résume bien toute sa

pensée par cette remarque: “La formule bien

connue

Ad Jesum per Mariam

(À Jésus par

Marie) le Frère André semble la compléter par

la suivante:

Ad Jesum per Mariam et Joseph

(À Jésus par Marie et Joseph).

Une des plus fantastiques aventures

Une si riche dévotion et un si grand amour

envers saint Joseph ne devaient pas, dans

la pensée de Dieu, rester cachés aux yeux

des hommes. Cet humble frère, déjà courbé

par l’âge et la maladie, dénué de toutes les

ressources matérielles et, ce qui plus est,

sans instruction et sans protection, allait être

conduit par la main de Dieu et de saint Joseph

dans l’une des plus fantastiques aventures

spirituelles des temps modernes. Rien

d’étonnant à cela pour les yeux de la foi, car

c’est par des voies toujours aussi paradoxales

que Dieu fait davantage éclater sa puissance.

Le frère André aimait saint Joseph; c’est

bien la seule puissance qu’il possédait, comme

il le déclare lui-même un jour à l’archevêque

de Montréal, Mgr Bruchési, qui s’enquérait s’il

y avait du surnaturel (visions, révélations, etc.)

dans ses projets: “Il n’y a rien de tout cela. Je

n’ai que ma grande dévotion à saint Joseph;

c’est elle qui me guide et qui me donne entière

confiance”. Dieu allait jouer toutes les cartes.

À la sortie du noviciat, le jeune religieux

est nommé portier au Collège Notre-Dame;

ainsi sans le vouloir, il est mis en contact

avec tout le personnel de la maison, avec les

parents des élèves et les visiteurs de passage.

Discrètement, il parle à tous des bontés de

“son” saint préféré. Sa bonté, sa douceur, son

humilité lui gagnent le cœur des pauvres, des

malades et des affligés. Il leur recommande de

se confier à saint Joseph dans leurs peines. Il

prie avec eux.

Un jour, Dieu l’investit de la puissance de

guérir les malades; c’est alors une affluence

ininterrompue d’infirmes, si bien que le pauvre

frère, critiqué par les autorités, est obligé de

les rencontrer sur un terrain en face du collège

qu’on avait réussi à acheter en 1896, grâce à

l’intercession de saint Joseph. Là, le frère An-

dré avait placé une statuette du saint et il ve-

nait y prier avec des élèves et ses malades.

Érection d’un minuscule oratoire

Des épreuves de toutes sortes n’ébranlèrent

pas sa foi et sa confiance, comme d’ailleurs

durant toute sa vie. En 1904, il obtint la per-

mission d’y ériger un minuscule oratoire et

d’y continuer son apostolat, au cours de ses

temps libres. Les pèlerins ne cessent d’affluer

en ce lieu béni; aussi, un premier agrandis-

sement s’avère-t-il nécessaire en 1908 et, au

printemps de l’année suivante, le frère André

se voit nommé exclusivement à son œuvre.

À partir de ce moment, c’est un dévelop-

pement si prodigieux qui se produit que l’ar-

chevêque s’inquiète et institue une enquête;

rassuré par les conclusions, il laisse se poursui-

vre l’œuvre de Dieu. À la fin de 1917, la crypte

est ouverte au culte; sept ans plus tard, la pre-

mière pierre de l’église supérieure est bénite;

durant la crise du travail, les travaux furent in-

terrompus, mais pour reprendre avec un essor

accru après la mort du frère André, qui, avant

de partir, avait assuré que saint Joseph verrait

à aplanir toutes les difficultés.

Tout alla bon train et, lors des fêtes grandio-

ses du cinquantenaire en 1955, le pape Pie XII

daigna élever l’Oratoire au rang de Basilique

mineure et, quelques mois plus tard, en juillet,

il chargea le Card. Paul-Émile Léger, archevê-

que de Montréal, d’une légation spéciale pour

ceindre d’une couronne d’or la célèbre statue

de saint Joseph, jadis bénite par saint Pie X.

Quelle distance entre le minuscule oratoire

de 1904 et l’imposante basilique d’aujourd’hui

qui, comme un phare géant, s’élance vers le

ciel pour clamer bien haut la puissance di-

vine, donner rendez-vous à la prière de tout

un peuple et accrocher solidement l’espérance

d’un monde angoissé. Je m’en voudrais ici de

ne pas citer quelques extraits de l’éloquente

homélie du Cardinal Légat, le jour même du

couronnement:

“(Ce sanctuaire) n’est pas construit de

main humaine. Il n’est pas l’hommage de

la créature à son Créateur. Au contraire, il

est tombé du ciel sur cette montagne, semé

pierre à pierre par la Puissance de Dieu,

don du Créateur à la créature, port de sa-

lut où le Seigneur nous reçoit… Quand on

pense qu’une telle œuvre a été réalisée en

un demi-siècle par un homme dépourvu de

ressources humaines normalement requi-

ses à de tels développements, on comprend

que c’est Dieu qui a tout fait en ce lieu. Au-

dessus de cette montagne, on dirait qu’il a

ouvert le ciel pour planter comme son signe

à lui, cet Oratoire gigantesque dont on ne

peut comprendre comment il se tient là. Ce

miracle de pierre, il est le signe de la puis-

sance et de la bonté de Dieu”.

Si le frère André a été choisi comme la

vraie pierre d’angle de ce colossal “prie-Dieu

sur la montagne”, c’était surtout, dans le plan

de Dieu, pour mettre enfin dans une lumière

L’Oratoire Saint-Joseph a commencé dans cette

maison vers 1875, où était le Collège Notre-Dame.

Le portier, âgé de 30 ans. ac-

cueillait les malades .

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(

suite en page 5)

La première chapelle à St Joseph

érigée au Mont-Royal en 1904