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Page 21

Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Oct.-Nov.-Déc. 2010

honte et battre leur coulpe:

“Que nous avons

donc été bêtes de ne pas faire pour nos chô-

meurs, hier, ce que nous faisons pour ces

mêmes individus devenus employés de la

plus grande tuerie organisée de l’histoire.”

Le non-sens financier

Il n’y avait pourtant pas besoin d’une guer-

re pour s’apercevoir que le monde souffrait

d’une crise purement artificielle. Élu président

pour la première fois en 1932, Roosevelt trou-

vait la situation absurde. Il disait:

“Je n’admettrai jamais que dans ce pays,

15 millions d’hommes défilent sans travail et

meurent de faim devant des greniers remplis

de trois années de récoltes invendues.”

Et Roosevelt essaya d’y remédier par ses

plans à teinte socialiste, quand il aurait dû ins-

tituer le Crédit Social. Mais pour tout ce qui

concernait la finance, il s’en remettait à son

secrétaire du Trésor, Morgenthau. Un jour que

M. J. J. Harpell, de Garden City Press (Ste-

Anne-de-Bellevue), accompagnant M. Da-

mien Bouchard dans une visite à Washington,

voulut parler de monnaie et de crédit avec le

président Roosevelt, celui-ci demanda à M.

Harpell s’il comprenait quelque chose dans

cette affaire de crédit. M. Harpell répondant

qu’il croyait, en effet, en comprendre passa-

blement, le président lui dit:

“Vous avez de la chance, et je vous en-

gage à aller voir monsieur Morgenthau. Moi,

je n’y vois que du bleu et je m’en remets en-

tièrement à mon secrétaire du Trésor, qui me

dit qu’il faut procéder prudemment en ma-

tière monétaire.”

Si

«prudemment»

que la grande républi-

que comptait encore 12 millions de chômeurs

aux États-Unis lorsque vint la guerre en 1939.

Sans entrer immédiatement dans le conflit,

les États-Unis bénéficièrent de la «piqûre» de

la guerre en devenant l’arsenal des Alliés. Et

après Pearl Harbor, avec son pays en pleine

guerre, Roosevelt dénonça de nouveau le

non-sens financier

, déclarant qu’il ne permet-

trait pas au «

financial nonsense»

d’entraver

l’utilisation de tous les matériaux et de toute

la main-d’oeuvre disponibles pour la poursui-

te de la guerre.

La guerre elle-même, d’ailleurs, était

l’aboutissement de conditions ayant leur ori-

gine dans le non-sens, financier. Un banquier-

économiste français, Alexandre St-Phalle, di-

sait récemment (Jeune Patron, nov. 1956):

“Le tragique entêtement des financiers

orthodoxes qui prétendent que la monnaie

est une marchandise, a été la cause princi-

pale de la crise 1929-1939. Crise grave, puis-

qu’elle a engendré directement la deuxième

guerre mondiale.”

On sut bien, pour la guerre, passer outre

au credo des orthodoxes. La guerre fut finan-

cée tout de suite, par de l’argent de chiffres,

portant le nom d’argent

scriptural

(argent

d’écriture), prenant naissance dans les livres

de banque, d’un trait de plume, sans attendre

une once de plus de métal jaune. On faisait fi

de l’articulation de la monnaie à l’or, et autres

balivernes vénérées, propres surtout à hyp-

notiser une humanité qu’on veut tenir sur la

table d’opération ou sous les dictats des

maîtres de la finance.

Il fallait faire la guerre: l’obstacle d’argent

disparaissait.

Pourquoi ne sait-on plus où trouver de

l’argent lorsque, au lieu de financer une tue-

rie, il s’agit de permettre à des enfants, à des

familles, à des vieillards, d’être nourris, vêtus,

logés, soignés convenablement ?

“La monnaie, dit encore St-Phalle, doit

s’accorder à la production et aux marchandi-

ses en circulation.”

La question

Où prendre l’argent

n’a donc

plus de sens quand n’existe pas la question

de savoir

Où trouver les produits

.

Louis Even

Journal Vers Demain, 15 janvier 1957

(

suite de la page 20)

Où prendre l’argent?

Le livre le plus intéressant, le moins coûteux, et

le plus apprécié. Offrez-le à vos proches. Ils vous

seront reconnaissants de leur avoir fait connaître la

réponse à la crise économique actuelle.

116 pages. Prix 5$ 2$ pour les frais postaux au

Canada, les autres pays 5$.

Pèlerins de saint Michel

1101 Principale, Rouge-

mont, QC, J0L 1M0

Canada Tél: 450 469 2209

- Fax: 450 469 2601

info@versdemain.org www.versdemain.org

Un livre qui émerveille tout le monde

Offrez-le à vos amis

Homme de Vérité, il a reconnu la Vérité

Léandre Carré décédé

Léandre Carré,

est

décédé au Labrador,

le 24 juillet, à l’âge de

84 ans. Ses funérailles

et son inhumation ont

eu lieu au Labrador

même, là où feue son

épouse l’attendait. A-

vant de déménager à

cet endroit, ils demeu-

raient à St-Hyacinthe,

près de Rougemont.

Léandre Carré a connu

notre Mouvement en

1952. Il était chauffeur

d’autobus à St-Hya-

cinthe. En montant sur

son autobus, une dame lui a remis un exemplaire

du journal Vers Demain. A partir de ce moment,

il s’est mis à fréquenter les assemblées et à se

joindre toutes les fins de semaines aux équipes

de porte en porte pour recueillir de l’abonnement

au fameux journal Vers Demain qui l’avait conquis.

Son épouse l’appuyait. Ils étaient tous les deux de

grands apôtres de Vers Demain. Leurs garçons,

Robert et Vincent, ont sacrifié des années de leur

jeunesse à plein temps dans l’apostolat de Vers

Demain. Devenu veuf, M. Carré a partagé son

temps entre le Labrador chez son fils Vincent, à

Québec, chez sa fille, et surtout à Rougemont où il

passait de longs mois chaque année pour aider les

Plein-Temps. Homme adroit en tout, il fut d’un pré-

cieux secours dans tous les domaines à partir de

l’électricité, la mécanique, la menuiserie, jusqu’à

la cuisine et le ménage, il servait aussi de chauf-

feur, cela jusqu’au dernier mois avant sa mort.

Jamais il n’a été ébranlé dans ses convictions.

Il était un homme de vérité et il a reconnu la vérité

dans le Crédit Social après l’avoir étudié, il lui est

resté fidèle jusqu’à la fin. Ce sont avec des hom-

mes et des femmes de cette trempe, que le Mou-

vement a été solidement bâti.

Que Dieu accorde à Léandre Carré, ce bon et

fidèle serviteur le centuple de ses charités, en l’ac-

cueillant près de lui dans son Royaume de vérité,

de charité et de lumière.

Madame Jean-Rock Potvin, (Noëlla Duchesne)

est décédée le 2 octobre 2010, à l’âge de 86 ans et

9 mois. Elle était la

mère de Jude Potvin,

Pèlerin

de saint Michel à plein temps. Mme Potvin demeu-

rait à Québec, autrefois à Desbiens. Ses funérailles

ont eu lieu le 7 octobre 2010, en la fête du saint

Rosaire.

Elle est décédée dans le beau mois du Ro-

saire, en la fête des saints Anges, le premier samedi

du mois.

C’est notre grande espérance que, portée

par les saints Anges, elle ait été accueillie amou-

reusement dans les bras de notre Sainte Mère la

Vierge Marie, Reine du Rosaire, au Ciel, notre Pa-

trie céleste où tout est lumière, vérité, joie et bon-

heur. Nos sincères sympathies à Jude et à tous les

membres des familles Potvin et Duchesne ! Nos

prières les accompagnent.

Thérèse Tardif

Mme Pierrette Lampron-Lyonnais,

de Ste-Sé-

raphine d’Arthabaska, est décédée en octobre. Elle

nous a quittés jeune encore. Elle était si aimable,

si charitable, nous l’aimions beaucoup. Dieu aussi

aime les personnes aimables, il aimait sa Pierrette

encore plus que nous et il avait hâte de l’avoir en

sa compagnie et de la rendre heureuse près de

lui. C’est la joie de la grande rencontre définitive

et éternelle.

Nous nous souvenons de M. et Mme Edmond

Lampron. Soutenus par tous leurs enfants, ils ont

été les porte-flambeaux du journal Vers Demain

dans leur région et ils le sont encore dans le cime-

tière où le drapeau de Vers Demain flotte encore

sur leur tombe. Parce qu’ils étaient charitables et

parce qu’ils aimaient les pauvres, ils avaient bien

compris le Crédit Social et ils savaient que c’était

la vraie solution au problème de la pauvreté dans

le monde. Grâce à eux et à leur dévouement, Vers

Demain aujourd’hui, va porter l’espoir de la libé-

ration aux pauvres de tous les pays d’Afrique et

dans plusieurs pays pauvres du monde.

Pierrette avait hérité du coeur charitable de ses

parents, elle a soutenu et soigné sa chère maman

dans les moments difficiles de sa vieillesse. Elle

recevait toujours bien aimablement les Pèlerins

de saint Michel. Tous les membres de la famille

Lampron ont leur visage gravé dans l’oeuvre de

Vers Demain.

Nos sincères sympathies à la famille ! Que la

Vierge Marie reçoive Pierrette dans ses bras de

Mère.

Thérèse Tardif

Madame Joseph Viens (

Ghislaine Prud’homme)

a quitté cette terre, âgée de 84 ans, le 3 octobre,

dans le beau mois du Rosaire. Il n’y a pas de doute

que c’est Notre-Dame du Saint Rosaire qui est

venue la cueillir. Que de Rosaires, madame Viens

a récités dans sa vie avec son époux Joseph et

ses chers enfants. Elle était d’une distinction

et d’une délicatesse exquises, elle incarnait la

douceur, l’amabilité, la charité, et l’humilité.

Bien unie à son mari, elle hébergeait et recevait

à sa table les Pèlerins de passage à Ste-Angèle.

Toujours accrochée au bras de son époux, elle

assistait à toutes nos assemblées et nos congrès

à Rougemont et ailleurs. Bel exemple d’un couple

uni !

Les Viens ont été parmi nos familles les plus

dévouées pour l’Oeuvre de Vers Demain, par

l’apostolat, par la distribution des circulaires et par

de multiples autres services.

Dimanche le 24 octobre, à l’occasion de l’as-

semblée mensuelle des Pèlerins de saint Michel,

la sainte Messe a été célébrée pour le repos de

l’âme de madame Viens.

Prions pour nos chers défunts