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Oct.-Nov.-Déc. 2010

Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

(suite en page 21)

Toujours cette question-là

Quand vous demandez de doubler les al-

locations familiales, d’augmenter la pension

de vieillesse, d’étendre la portée d’application

de la pension aux invalides, on vous répond:

“On est tous pour ça. On ne demanderait pas

mieux. Mais où prendre l’argent ?”

Vous n’entendez jamais objecter:

“Mais où

trouver les produits pour en permettre plus

aux enfants, aux vieillards, aux invalides ?”

C’est pourtant de produits que vivent les

enfants et leurs parents, les vieux, les infir-

mes. L’argent de l’allocation ou de pensions,

c’est seulement pour pouvoir obtenir des pro-

duits et des services.

* * *

Lorsque vous représentez à votre Conseil

municipal l’urgence d’un aqueduc, d’égouts,

de pavages, le Conseil vous fait répondre:

“Nous comprenons cette urgence. Nous

avons des plans tout prêts. Mais, où prendre

l’argent ?”

On ne vous fait pas dire:

“C’est très bien;

mais où trouver des ingénieurs, des bras, des

matériaux?”

C’est pourtant avec des matériaux, des

bras, des ingénieurs, qu’on réaliserait ces

projets. L’argent n’a pas d’autre but que de

permettre d’utiliser ces moyens, qui existent.

* * *

Si votre paroisse a besoin d’une église,

qu’attend-elle pour la construire, sinon l’ar-

gent ?

Matériaux, architectes, entrepreneurs, ma-

çons et autres ouvriers spécialisés — tout ce

qu’il faut pour bâtir existe.

La preuve que toutes ces choses-là exis-

tent, c’est que, une fois hommes et matériaux

mis à l’ouvrage, l’église sera bâtie en un ou

deux ans; tandis que, la plupart du temps,

on prendra encore une vingtaine d’autres an-

nées, ou davantage, pour trouver l’argent qui

représente le montant de ces matériaux et de

tout ce travail.

C’est la même chose avec nos commis-

sions scolaires.

* * *

Au fils de cultivateur qui est de trop sur la

terre paternelle exploitée par son frère plus

âgé, dites qu’il y a des terres neuves à ouvrir

sur son bon sol en Abitibi, où des terres aban-

données à mettre en rendement dans la pa-

roisse voisine, il vous répondra:

“J’aimerais

bien cela. Mais où prendre l’argent pour me

procurer un tracteur, de la machinerie agri-

cole, des animaux, de la graine de semence,

pour faire revivre cette vieille terre près d’ici,

ou pour tailler une ferme neuve en forêt ?”

Le garçon ne vous répliquera jamais:

“C’est bien beau; mais où trouver un trac-

teur, des animaux, des semences ?”

Il sait

parfaitement où trouver ces choses-là, les

vraies choses qu’il lui faudrait. Mais l’argent

qu’il demande seulement pour se procurer

ces choses qui existent, où le prendre?

Là où il y en a

Où prendre l’argent ?

Un voleur vous répondrait:

“Il faut prendre

l’argent là où il y en a, à condition évidem-

ment de réussir à le prendre”.

Et l’art du vo-

leur consiste à trouver les moyens de prendre

sans être pris lui-même, s’il tient à rester vo-

leur et non pas à devenir prisonnier.

Votre Conseil municipal est un peu dans

le même cas. Il lui faut prendre l’argent là où

il y en a. Mais pour lui, l’opération porte un

autre nom: au lieu de s’appeler «voler», elle

s’appelle «taxer». Et l’art du taxateur consiste

à être capable d’en prendre le plus possible

sans gâter complètement la source, ou sans

outrer tellement les contribuables que ceux-ci

en mettent un autre à sa place à la première

occasion.

Les gouvernements supérieurs ne procè-

dent pas autrement. Celui de Québec aime à

répéter qu’il n’a pas d’autre argent que celui

qu’il peut tirer là où il y en a: du public par les

taxes, ou de manipulateurs d’argent par des

emprunts, avec promesse de taxes à venir

pour tout rapporter et un peu plus au mani-

pulateur.

Le gouvernement fédéral, pourtant consti-

tutionnellement souverain en matière d’ar-

gent, se comporte de la même manière. C’est

lui qui nous a si souvent répondu:

“On vou-

drait bien hausser les allocations familiales,

mais nos finances ne le permettent pas. Où

prendrait-on l’argent ? Il faudrait taxer da-

vantage et les contribuables se trouvent

déjà surtaxés.”

Là où il n’y en a pas

L’argent, c’est le droit d’utiliser ce qui est

utilisable. Pour le consommateur, c’est le droit

d’obtenir les produits qui sont devant lui et

le sollicitent. Pour des gouvernements, c’est

le droit d’utiliser des moyens de production

pour réaliser des projets publics.

Quand le public consommateur est insuffi-

samment muni de pouvoir d’achat, et quand

en même temps le gouvernement n’a pas

assez d’argent pour procéder à ses program-

mes, public et gouvernement se trouvent bê-

tement pris.

Et cela est arrivé. On a même vu le gouver-

nement souverain du Canada — et les gou-

vernements d’autres pays aussi, en même

temps — rester en face de ce vide pendant

toute une décade, la crise des années ‘30.

De toutes ces années-là, les orignaux, les

ours, les chevreuils, les siffleux, tous les ani-

maux de nos bois, gros et petits, continuaient

à profiter de ce qu’ils trouvaient devant eux.

Pas de crise pour eux, quand la nourriture

abonde. Ce genre de crise — rester ventre

vide devant des greniers pleins — c’est, pa-

raît-il, le privilège d’êtres doués de raison !!!

... Parce que: Où prendre l’argent ? Questions

que seuls se posaient des hommes civilisés.

Où prendre l’argent ? Où prendre le droit

de toucher aux produits qui s’entassaient au

lieu de s’écouler ? Où prendre le droit de pro-

duire davantage pour des besoins non com-

blés quand tant de bras mendiaient de l’em-

ploi ?

Les gens n’ayant plus d’argent, le gou-

vernement ne pouvait pas leur en prendre.

S’adresser aux réservoirs d’épargnes ? Réser-

voirs sonnant le creux quand des gens man-

quant d’argent ne sauraient épargner. Problè-

me apparent sans issue.

Et pourtant, on en est sorti un jour, et com-

me sous le coup d’une baguette magique.

Quand? Le jour où la guerre mondiale No 2

vint donner une piqûre à des humains stupi-

dement affamés devant l’abondance et mo-

mifiés devant des facilités de production sans

précédent.

Mais comment a-t-on pu sortir de là sans

argent ? — On en est sorti avec de l’argent.

Et comment a-t-on pu trouver de l’argent,

quand il n’y en avait plus nulle part ? — En al-

lant en chercher là où il n’y en avait pas.

La veille de la déclaration de guerre, Mac-

kenzie King disait ne pouvoir trouver cinq

sous pour les chômeurs. Le lendemain de la

déclaration de guerre, il trouvait tout l’argent

voulu pour changer les chômeurs en soldats

ou en producteurs de munitions de guerre.

Pas d’argent en août: sécheresse depuis

dix ans. Fontaine d’argent en septembre, et

tant qu’il en faudra pour six années de guer-

re.

Donc l’argent a surgi là où il n’y en avait

pas.

Voilà bien un soufflet retentissant donné à

tous les luminaires de l’économie orthodoxe,

qui avaient taxé de fous et de menteurs les

créditistes quand ils disaient:

“L’argent, ça se crée, ça se crée d’un trait

de plume, et il est criminel de laisser des êtres

humains dans les privations rien que par re-

fus de ce trait de plume.”

De quoi aussi faire les chefs de gouverne-

ments souverains d’alors baisser la tête de

Où prendre l’argent ?

par

Louis Even

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Superstition, injure contre Dieu

Le Nouvel Âge initie ses adeptes aux prati-

ques occultes: idolâtrie, superstition, sorcellerie,

magie noire… Toutes ces injures envers notre

Créateur sont des transgressions contre le pre-

mier commandement de Dieu.

Le premier commandement deDieuque nous

avons appris par cœur: «Un seul Dieu tu adore-

ras et aimeras parfaitement» est exprimé ainsi

dans l’Exode 20,2): «Tu n’auras pas d’autres

Dieu devant moi.» Dans le Compendium du Ca-

téchisme catholique au numéro 445, il est écrit

que dans ce premier commandement, «Dieu in-

terdit la superstition, qui est une déviance au

culte dû au vrai Dieu et qui s’exprime encore

sous diverses formes de divinisation, de magie,

de sorcellerie et de spiritisme».

Voici d’autres informations tirées de divers

catéchismes:

«La superstition est le péché de

ceux qui accordent à un être créé ce qui n’ap-

partient qu’à Dieu seul. Attendre de certaines

choses, des effets qu’elles n’ont pas la vertu de

produire est de la superstition, parce que ces

effets n’étant pas produits naturellement, sont

l’œuvre du démon, il y a un pacte au moins ta-

cite…»