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Journal Vers Demain, 1101 rue Principale, Rougemont, QC, Canada — J0L 1M0

Tél.: Montréal (514) 856-5714; Rougemont: (450) 469-2209; Fax (450) 469-2601;

www.versdemain.org

Oct.-Nov.-Déc. 2010

Mme Pauline Marois, du Parti québécois,

une laïciste notoire, travaille non seulement

à la destruction de la race canadienne par la

promotion de l’avortement et de l’euthanasie,

mais elle est remplie de zèle pour introduire

l’avortement en Afrique.

Le 2 juin 2010, Mme Hayat-Hassan-Ali, une

Africaine résidente de la ville de Québec, a

adressé la lettre suivante à Mme Pauline Marois

et elle l’a fait parvenir à différentes autorités

religieuses et civiles du Québec et du Canada.

Quand cette lettre a été rédigée par Mme

Hayat-Hassan-Ali, c’était dans la période où

le Cardinal Ouellet, qui était encore parmi

nous, avait soulevé une polémique sur la place

publique, parce qu’il avait démontré sa position

ferme contre l’avortement. Mme Hassan-Ali

prend la défense du Cardinal Ouellet et veut

réveiller les consciences des Canadiens français

qui ne savent pas reconnaître tout le bien que

l’Église leur a fait par le dévouement inlassable

des religieux et religieuses.

Un grand merci à Mme Hayat-Hassan-Ali

pour ses exhortations ! Jadis nous avons

envoyé des missionnaires canadiens en

Afrique. A présent, nous avons besoin des

Africains pour nous évangéliser. Revenons

à nos racines religieuses et militons pour la

vie avant qu’il ne soit trop tard.

Yvette Poirier

par

Mme Hassan-Ali

Madame Marois,

L’Afrique est fière, elle est pour la vie. Si vous

partez une bataille pour l’avortement au nom de

la femme africaine, je ne suis pas d’accord.

Les femmes n’ont jamais demandé d’aide

pour se faire avorter parce que les enfants en

Afrique sont considérés comme une bénédiction

du ciel. Je suis la dix-huitième d’une famille, sans

compter mes cousins et mes cousines. J’ai tou-

jours mangé mes trois repas par jour. Avec un

morceau de pain, on est capable de partager en

Afrique.

L’Afrique est capable de prendre son destin

en main. Les femmes africaines veulent déci-

der elles-mêmes. La femme africaine est heu-

reuse de donner la vie, de mettre des enfants

au monde. En Afrique, on n’avorte pas des

femmes violées. Ce sont les grands-parents,

les frères et les sœurs, les cousins et cousines

qui gardent les bébés.

Si vous aimez tant l’Afrique et les femmes afri-

caines, ne mettez pas de pression sur nous. Nous

ne voulons pas tuer nos enfants. Nos enfants

sont notre richesse, la relève de notre continent.

L’impôt que je paye depuis plusieurs années, ce

n’est pas pour tuer, c’est pour protéger la vie.

Pourquoi cet argent ne viendrait-il pas pour sou-

tenir la famille et l’éducation des enfants ?

Favorisez donc la famille

Moi, je suis inquiète pour mon pays d’accueil.

Comment un peuple peut-il se construire un pays

s’il tue ses propres enfants ? Un pays qui n’a pas

de relève finit par mourir. Favorisez donc la fa-

mille ! Pourquoi les lois sont-elles si compliquées

relativement aux services d’adoption? Pourquoi

ne pas aider les filles à confier leurs enfants en

adoption? Pourquoi ne pas donner l’argent aux

femmes afin qu’elles puissent garder leurs en-

fants au lieu de payer si cher pour les faire avor-

ter ?

Comment allez-vous pouvoir donner la ci-

toyenneté québécoise à des immigrants quand

votre peuple est en train de mourir ? Dans dix ou

quinze ans, on n’aura plus assez de monde pour

travailler. En favorisant l’avortement, le peuple

va disparaître. Avec qui allez-vous construire vo-

tre pays… avec qui ?

J’appuie monsieur Harper à 100%. Je suis

d’accord avec le Premier Ministre du Canada qui

aide les familles et non l’avortement. Il veut uti-

liser l’argent des citoyens pour préserver la vie et

les enfants à naître. C’est clair !

Respectez-nous ! 

Ne comptez pas sur les gens des communau-

tés culturelles pour faire de la propagande pour

l’avortement et lutter contre le gouvernement

du Canada qui a refusé de donner l’argent pour

l’avortement. Ne faites pas de la politique sur

notre dos.

Quelle injustice ! Quelle insulte !

Pourquoi les pays colonialistes ne nous redon-

nent pas toutes les richesses qu’ils nous ont pri-

ses ? Nous sommes assez intelligents pour avoir

nos propres idées, nos propres valeurs culturel-

les et religieuses. Si l’Afrique est devenue pau-

vre c’est en raison de quoi ?… Les grands de ce

monde qui veulent décider pour l’Afrique. Quelle

injustice ! Quelle insulte !

En Afrique, ce sont les religieux et les religieu-

ses qui nous ont le plus aidés à nous défendre

du colonialisme. Ces missionnaires venus d’ici

ont donné leur vie afin de nous tirer de nos mi-

sères, ce sont eux qui nous ont apporté le plus

à nous, les Africains. Ce sont les religieux et les

religieuses qui nous aidés le plus à nous relever

Pauline Marois veut que sa politique de mort soit imposée à l’Afrique

Les Africaines ne veulent pas tuer leurs enfants par l’avortement

après avoir été dépouillés par nos colonisateurs

qui nous ont tout volé. Nous sommes très recon-

naissants aux évêques qui ont été les gardiens

des valeurs naturelles, de la protection de la vie

et de la transmission familiale en Afrique.

Vous crachez sur l’Église

Qui a bâti vos écoles et vos hôpitaux

Ça me fait de la peine qu’un pays comme

le Québec crache au visage de ses bienfaiteurs.

Si vous parlez encore français, si vous avez des

écoles, des hôpitaux… n’est-ce pas en grande

partie grâce au dévouement des communautés

religieuses ?

Plusieurs immigrants sont scandalisés par vo-

tre façon de traiter vos ancêtres, vos éducateurs,

vos bienfaiteurs… Pas de respect pour vos raci-

nes, pas de respect pour votre héritage ances-

tral. Ça devrait être votre fierté ! Pas de respect,

pas de reconnaissance pour vos bienfaiteurs.

Vous insultez à tour de rôle le Cardinal Ouellet.

C’est comme si vous crachiez au visage de Mon-

seigneur François de Montmorency Laval qui a

donné toute sa fortune pour bâtir une grande

partie de votre pays, vos écoles françaises, vos

hôpitaux, les services aux pauvres. Vous n’avez

aucun respect pour les autorités religieuses.

Je suis d’accord à 100% pour le cardinal Ouel-

let. Fidèle à sa conscience de pasteur, il dit non à

la mort. Il défend la vie et tente de lutter afin de

favoriser les mamans qui voudraient garder leur

bébé. Les pasteurs de son Église doivent parler

pour protéger les personnes et la vie. Le cardinal

ne veut pas faire plaisir aux gens en se disant

d’accord avec l’avortement, il est naturellement

pour la vie et il défend les personnes.

L’Afrique a préservé le sens du sacré et sa

croyance en Dieu. L’Afrique compte sur Dieu, sur

le Seigneur et non sur les être humains.

Mme Hayat-Hassan-Ali

L’avortement, une des pires expériences pour la femme

Déclaration des évêques du Québec, le 16 mars 1973

“Certains pensent, sur la foi des slogans à la mode, que la libération de la femme, sa promotion

personnelle, familiale et sociale, passe par la libération de l’avortement. Pourtant la preuve est faite

depuis longtemps que l’avortement, même légal, est une des pires expériences qui, croyante ou

non, la femme puisse vivre: une expérience qui, dans sa chair parfois, et très souvent dans son

âme, laisse des traces indélébiles.

Nous en appelons à toutes les mères, celles d’hier et celles de demain: la vraie liberté de la

femme vis-à-vis de la maternité réside-elle dans la possibilité d’avorter quasi à discrétion? Ne ré-

side-telle pas plutôt dans la possibilité qui lui serait offerte de mener chacune de ses grossesses

à terme, à l’abri des difficultés matérielles et morales qui pèsent parfois d’un poids si lourd sur sa

décision?

Dans cette perspective, nous ne pouvons nous contenter de rappeler le caractère sacré de la

vie prénatale et le respect qui lui est dû, ni de réclamer pour l’enfant à naître la protection de la

loi. Nous nous associons à tous les chrétiens et à tous les hommes de bonne volonté qui luttent,

individuellement ou en groupes, pour rendre toujours plus juste, plus fraternelle, plus humaine,

la société dans laquelle la mère et l’enfant sont appelés à s’intégrer; qui travaillent à améliorer par

des mesures et des projets appropriés, le sort de la mère au travail ou au foyer, celui des familles

nombreuses ou particulièrement démunies, celui des enfants infirmes ou mentalement retardés.

La libéralisation de l’avortement serait de la part de la société une fausse solution à des problè-

mes humains, familiaux et sociaux bien réels, dont il importe avant tout d’identifier et de suppri-

mer les causes. Il s’agit de fournir à la vie en germe des conditions d’accueil et d’épanouissement

telles que célibataire ou mariée, chaque mère en détresse, prise en charge par la communauté,

redevienne vraiment libre d’obéir à la loi de sa conscience et de son cœur.” —

Les évêques

Si le peuple canadien-français a survécu c’est grâce à l’Église qui lui a enseigné les lois

saintes du mariage. Les familles nombreuses et unies par le lien indissoluble du mariage ont

peuplé la province de Québec et se sont étendues dans les autres provinces du Canada et dans

la Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis. Elles fournissaient à l’Église de nombreuses vocations

sacerdotales et religieuses. La province de Québec était l’État au monde qui fournissait le

pourcentage le plus élevé de vocations sacerdotales et religieuses à l’étranger, dont l’Afrique a

été bénéficiaire. Revenons aux valeurs familiales basées sur le catholicisme.